Incognito vol. 1

Le 07.02.10 à 11:10:16 par Franck Email

L'histoire : Zack est un employé de bureau médiocre dans une ville sans intérêt et il s'ennuie royalement. Ce que ses collègues ne savent pas, c'est qu'il est aussi un ex-supercriminel dont les pouvoirs ont été neutralisés et qui a été intégré par le FBI dans un programme de protection des témoins. Par hasard, Zack va recouvrer ses anciennes facultés et, par là même, un peu de piment dans sa vie, ce qui ne va pas tarder à faire rappliquer d'autres éléments de son passé.

L'avis : En lisant le pitch de la série, difficile de ne pas penser que Brubaker et Philips nous refont Sleeper à l'envers. Cette fois, pas de super-héros infiltré dans la pègre, mais un ex-criminel rangé des voitures, sous l'étroite surveillance des autorités. Dès le premier chapitre, on retrouve la patte narrative du tandem, bien rodée et presque habituelle maintenant. Malgré tout, j'ai trouve qu'Incognito a un angle d'attaque qui fait que la série a son originalité et sait se démarquer de Sleeper ou Criminal. Et puis, de toute façon, la mécanique de l'histoire fonctionne bien. C'est au final une sorte de pulp moderne, avec quelques scènes assez trash et une belle galerie de personnages. Sean Philips est toujours aussi bon. Sans réellement surprendre par rapport à ce qu'il a l'habitude de faire, je trouve qu'il peaufine toujours son style, en particulier à l'encrage. A noter aussi ses couvertures, splendides. La seule réelle déception de ce premier tome d'Incognito est le dernier des six épisodes. Là où j'attendais un rush final passionnant, j'ai trouvé la conclusion plutôt plate, avec une porte ouverte vers une suite qui ne fait pas vraiment envie. Je sais pourtant que je la lirai, mais, en attendant, j'attends avec plus d'impatience la suite de Criminal.

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Catégories communes : Comics
Catégories de l'auteur : B+, Ed Brubaker, Sean Phillips, Marvel / Icon
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Wasteland vol. 5: Tales of the Uninvited

Le 03.02.10 à 12:03:47 par Franck Email

L'histoire : Plusieurs histoires courtes proposant des éclairages particuliers sur certains protagonistes. Au programme : comment l'Artisan Scott a du faire face à la mise en esclavage des Sunners, en particulier ceux qu'ils aimaient le plus ; pourquoi Michael est arrivée pour la première fois à Providence avec une Bible et une chaussure sans lacet ; comment Marcus a fondé Newbegin, selon la version officielle, mais pas seulement ; pourquoi le Sultan Ameer ne porte pas spécialement Michael dans son cœur.

L'avis : Ce cinquième tome de Wasteland regroupent quatre épisodes publiés initialement au fil de la série, les n°7, 14, 20 et 25. Si ils sont regroupées ici, pour certains bien tard, c'est probablement qu'ils n'ont rien d'indispensable (sauf peut-être le dernier qui pourraient avoir des répercussions plus tard). Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont rien d'intéressant. Le scénario, sans être totalement exempt de défauts, reste de bonne facture, et l'ambiance post-apocalyptique est toujours aussi bien rendue.

La grande nouveauté réside surtout dans l'illustration, puisque, pour la première fois, des dessinateurs invités officient sur Wasteland. Au premier abord, je trouvais que le style de Carla Speed McNeil se démarquait trop de celui de Christopher Mitten pour bien s'insérer dans la série, mais l'impression s'est vite dissipée. Son trait est vraiment plein d'élégance et porte très bien l'émotion du personnage principal. Le trop rare et très talentueux Joe Infurnari enchaine avec une expérimentation très particulière, que j'ai moyennement appréciée, mais qui a au moins le mérite de bien rendre compte de l'ambiance ensablée et poussiéreuse du désert dans lequel l'histoire prend place. Pour l'épisode portant sur le mythe de Marcus, Christopher Mitten se change du séquentiel et laisse la main à Chuck BB pour quelques pleines pages que j'ai trouvé assez peu inspirées. Enfin, dans le dernier double épisode, Mitten quitte son noir et blanc habituel. Il employe à la place une palette de couleurs pastelles aux tonalités chaudes. J'ai pour la peine été complètement bluffé. Dommage que le scénario se termine un peu brutalement, car l'épisode pourrait être l'un des meilleurs de la série jusqu'ici. En tout cas, le travail remarquable de Christopher Mitten justifie à lui seul l'achat de ce tome de Wasteland.

Pour voir : quelques pages en couleur du dernier épisode
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Zombie Cinema

Le 02.02.10 à 22:48:51 par Pierrot

Il n'y a pas que les norvégiens qui ont du style, les finnois aussi en ont ! Eero Tuovinen propose de revisiter les films de Romero : un groupe disparate de personnes (un noir, une père de famille, une jeune bourgeoise, etc.) placer dans un lieu insolite (une maison, un super marché, une base militaire, etc.) doit faire face à une invasion de créatures affamées. En plus d'une présentation agréable, le jeu est une petite réussite.

Mettez des personnages hétéroclites ensemble...
Storygame avec très peu de règles, Zombie Cinema se déroule en quelques tours. Après avoir improvisé un personnage (des cartes sont proposées pour servir d'amorce à l'imagination), les joueurs se mettent d'accord sur une situation initiale. Puis, à tour de rôle, ils proposent une scène dans laquelle sont impliqués les personnages. A chacun ensuite de raconter ce que son personnage fait jusqu'à ce qu'un conflit apparaisse.

Les joueurs sont alors invités à prendre position, tous les participants peuvent soutenir ou s'allier avec un des opposants. Cela se concrétise sous la forme de dés donnés ou avancés. Une fois la position de tous connue, celui qui obtient la plus haute valeur avec les dés raconte le dénouement de la scène.

...et des zombies autour
A cela s'ajoute, un plateau de jeu avec des cases alignées qui représente l'avancée de la menace zombie. Chaque joueur a aussi un pion sur ce plateau. En fonction des résultats des conflits, les pions avancent ou reculent. Si le pion zombie rattrape celui d'un joueur, son personnage meurt dévoré. Alors que si un pion de joueur progresse suffisamment loin, le personnage échappe (définitivement ?) à la menace. Le jeu s'arrête quand il ne reste plus un pion sur le plateau.

C'est simple, le cadre est idéal pour laisser libre l'imagination et le principe de conflit pousse les interactions entre les personnages. Tout y est pour passer quelques heures agréables sans de grandes prétentions.

Made in Finland
La présentation du jeu est particulièrement réussie. Présentée dans un boîtier de cassette vidéo, tout le matériel est mis à disposition : les pions, les dés de couleur, le plateau de jeu et des cartes en couleur avec des rôles. De plus, tout cela a un côté "fait à la main" qui n'est pas pour me déplaire.

Relisez votre Guide de Survie en Territoire Zombie et lancez vous dans le cinéma !

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Catégories communes : Jeux de rôle
Catégories de l'auteur : Jeux indie, Zombie Cinema
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Solar System

Le 31.01.10 à 12:07:26 par Pierrot

Solar System est une reprise du système de jeu de The Shadow Of Yesterday (TSOY) qui met de côté les aspects liés au contexte et le rend générique. Il conserve les originalités de TSOY en les exposant clairement et en faisant le ménage sur certains points.

Du classique avec une touche de moderne
La particularité de Solar System, et de TSOY, est de se focaliser sur les motivations des personnages tout en conservant des mécanismes classiques de résolution (test avec des compétences, réserves à gérer et capacités spéciales).

Sans entrer dans les détails, les principes de jeu sont relativement simples et peu nombreux, ce qui permet leur appréhension rapidement. La principale distinction avec les autres jeux réside dans la résolution de tous les conflits par un unique jet de dés avec la possibilité de l'étendre, c'est-à-dire de décrire tour par tour la résolution, si le résultat ne convient pas au joueur (mais attention aux conséquences). À cela s'ajoute un système d'expérience uniquement basé sur les actions des personnages en fonction de leurs arcs narratifs.

Un entre-deux
Contrairement à TSOY, Solar System n'impose pas de manière de jouer (focalisation sur les personnages avec effacement du maître de jeu et du scénario), mais laisse à chaque groupe la possibilité de définir ses propres attentes et les interactions entre joueurs. Alors que le premier se référait plus au "storygame", le second retrouve plus les bases du "roleplaying game" en renforçant l'aspect rôle et focalisation sur les personnages.

Un point particulièrement appréciable de Solar System est l'effort didactique qui a été entrepris. Alors que TSOY était parfois confus, Solar System à remanier la présentation dans sa forme et son contenu pour aborder clairement les différents concepts. De plus, beaucoup d'exemples pertinents parsèment le livret sans pour autant en alourdir la lecture.

Une forme épurée
Le document se présente sous la forme d'un livret papier noir et blanc, agrafé en son centre sans couverture, ce qui a l'avantage de réduire son prix ($5), mais ne le rend pas très attrayant. La mise en page est efficace et très lisible, sans grande originalité et avec quelques illustrations sympathiques. Un choix d'efficacité plus que d'esthétique.

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Catégories communes : Jeux de rôle
Catégories de l'auteur : Jeux indie, The Shadow of Yesterday, Solar System
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Punisher: Dark Reign

Le 26.01.10 à 11:50:59 par Franck Email

L'histoire : Le Punisher essaie d'assassiner Norman Osborn. Celui-ci en échappe grâce à Sentry qui joue les gardes du corps. Osborn charge alors The Hood d'éliminer le Punisher.

L'avis : Voilà ce qui pourrait devenir ma série préférée du moment chez Marvel. C'est quelque part assez paradoxal, car elle démarre dans le contexte de ce que je déteste chez eux, c'est à dire leur manie de faire du crossover type marée noire (ça s'étend à perte de vue et ça englue tout le monde). Heureusement, le rapport à Dark Reign est finalement assez mince dans cette histoire. Ouf !

Ce qui est plus important, c'est la manière dont Rick Remender prend en main la série. C'est dur et assez violent, comme on s'attend à ce que soit une titre mettant en scène Frank Castle, mais c'est tout sauf sérieux. C'est du Punisher second degré, plutôt drôle sans être hilarant, chargé d'action et plus rocambolesque que crédible. Franchement, ça ne vole pas haut, mais c'est efficace, bien rythmé et intelligemment écrit.

Le plus réjouissant reste tout de même le dessin. Jerome Opeña, très bon sur Strange Girl et Fear Agent (avec Remender déjà), m'a bluffé sur ce titre. Les postures et la dynamique des mouvement sont sans reproches. Le trait est précis, l'encrage très réussi. Je me suis véritablement régalé sur ce point. Dommage que l'artiste cède sa place dans le vol.2 à Tan Eng Huat, dont je n'ai pas trop aimé le travail récent sur Ghost Rider. J'achèterai quand-même, en attendant Tony Moore sur le vol. 3.

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Catégories communes : Comics
Catégories de l'auteur : Marvel, A-, Rick Remender, Jerome Opeña
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