Paladin (vf)

Le 07.03.10 à 22:50:37 par Pierrot

Le Grümph depuis son terrier a produit une très belle traduction de Paladin, un jeu qui m'avait emballé à la première lecture et qui le demeure à la seconde !

Un petit rappel sur ce qu'est ce jeu d'après son traducteur :

Paladin est un jeu de Clinton R Nixon qui vous propose d'incarner des chevaliers saints tentant de suivre leur code d'honneur sans jamais le trahir, même devant les pires difficultés. Bien entendu, ce n'est pas simple et un faux-pas est si vite arrivé. A l'origine, Paladin fut inventé pour faire du Star-Wars, mais il fut ensuite développé pour toutes sortes de situations "d'absolutisme moral".

De plus, Le Grümph nous offre une mise en page impeccable accompagnée d'une série d'illustrations bien senties.

Pour les amateurs de Star-Wars et de belles mécaniques aux lignes pures et allégées, jetez vous sur Paladin.

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Catégories communes : Jeux de rôle
Catégories de l'auteur : Jeux indie, Paladin
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The Winter Men

Le 01.03.10 à 10:11:42 par Franck Email

L'histoire : Durant le guerre froide, l'URSS a mené un programme de super-soldats avec à sa tête The Hammer of Revolution, une icône aux pouvoirs extra-ordinaires. En parallèle, des agents des forces spéciales russes, équipés d'armures à haute force de feu, formaient les Red-11. Bien des années plus tard, dans une Russie gangrénée au plus haut niveau par la mafia, The Hammer a disparu et les quelques survivants des Red-11 se sont reconvertis, chacun dans un registre différent. L'enlèvement d'un fillette récemment transplantée va renouer leurs destins.

L'avis : Certaines critiques sont plus difficiles à réaliser que d'autres. Celle de The Winter Men en fait partie, car j'avoue ne pas trop savoir par quel bout la prendre. Thématiquement déjà, il s'agit d'une histoire à plusieurs couches. Tantôt polar, tantôt thriller politique, le scénario fait la part belle au drame psychologique et au contexte social d'une Russie en décomposition. Les éléments superhéroïques ne sont là en fait qu'en toile de fond.

La structure du scénario est tout aussi complexe et inhabituelle, à l'image du rythme de publication que la série a connu lors de sa parution sous forme de fascicules. Les trois premiers épisodes, sorties mensuellement en 2005, forment un tout et racontent sous forme de compte-rendu fait à la CIA l'enquête du personnage principal sur la gamine disparue. Le quatrième épisode, probablement mon favori, est paru quelques mois plus tard. Il s'agit d'un interlude qui raconte 24 heures dans la vie de deux des personnages. C'est moralement ambigu, mais plutôt drôle. Encore un hiatus de quelques mois dans la publication et on a le droit cette fois à un épisode de guerre des gangs sous fond de corruption politique. Puis, il aura fallu attendre 3 ans pour avoir la conclusion de l'histoire. Cette fois, le mystère qui entoure The Hammer est éclairci, répondant au passage aux questions posées tout le long de la série.

Au global, mon sentiment est très mitigé. La narration est par moment totalement brillante, inventive, avec des scènes de dialogues délicieuses. La complexité et les ellipses du scénario font de l'ouvrage une lecture exigeante, qui prend du temps si on veut éviter de se perdre. Il y a bien quelques passages sur lesquels ma compréhension a buté, mais, dans l'ensemble, tout va bien jusqu'à l'épisode final, 40 pages où j'ai passé la moitié de mon temps à me demander la signification de ce que j'étais en train de lire. Trop de contenu, des transitions abruptes et des dialogues parfois obscurs. Bref, j'avais l'impression d'assister au déraillement fracassant d'un train lancé trop vite. C'est dommage, car ça a franchement gâché mon plaisir. Je me suis consolé avec le dessin de John Paul Leon, qui, lui, n'a pas faibli d'un iota tout le long de l'ouvrage. Je crois pouvoir dire que c'est l'un de ses meilleurs travaux, et ce n'est pas peu dire au vu des qualités du bonhomme. Rien que pour ça, l'achat se justifie.

Quelle note puis-je donc donner à The Winter Men ? Allons-y pour un B, mais c'est clairement la synthèse d'impressions extrêmement contrastées.

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Catégories de l'auteur : La note, B, DC / Wildstorm, John Paul Leon, Brett Lewis
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Fudge : 10th Anniversary edition

Le 24.02.10 à 13:41:48 par Pierrot

Fudge est un système de jeu générique sous licence Open Game et adaptable à de multiples univers. Pour son dixième anniversaire, Fudge s'offre un livre de plus de 320 pages qui regroupe un grand nombre d'articles permettant de faire du sur mesure rapidement pour des genres très variés : medfan, cyberpunk, supers-héros, kung fu...

Faites votre choix !
Globalement Fudge reste un ensemble de règles pour jeu de rôle sans grande originalité. Son point fort en est sa simplicité. Les extensions qui sont proposées respectent bien cet esprit et permettent une prise en main très rapide des mécanismes. Disons que si vous avez une envie subite de faire jouer un scénario qui s'inscrit dans un genre particulier et que vous n'avez pas de règles à disposition, il y a de forte chance pour que vous trouviez votre bonheur en moins de cinq minutes avec Fudge.

La substantifique moelle
Il n'en reste pas moins deux articles que je trouve intéressants par eux-même. L'un, de Reimer Behrends, traite de l'utilisation du système sans dés (voir l'article en ligne) et n'est pas spécialement original, mais résume de manière synthétique cette approche qui peut bien sûr s'appliquer à n'importe quel jeu.

Le second article est de Carl Cravens et aborde la manière d'exploiter les règles pour déterminer les conséquences d'une action, non pas d'un point de vue "réaliste", mais en considérant l'intérêt frictionnel. Rien de bien original non plus, mais c'est bien rédigé, très concret et plus simple que ce que R. Law raconte dans Heroquest par exemple...

Le mot de la fin
En résumé, c'est du beau travail que d'avoir regroupé tous ces articles dans un unique ouvrage. Le résultat est plutôt de qualité et satisfera une personne cherchant des règles simples à appliquer à son jeu. Par contre, il ne faut pas s'attendre à une révélation !

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Catégories de l'auteur : Jeux de rôle, Fudge
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The Boys vol. 5: Herogasm

Le 22.02.10 à 09:47:38 par Franck Email

L’histoire : Comme tous les ans, l’ensemble des super-héros prétextent un méga-évènement, cette fois une invasion extra-terrestre à repousser, pour se retrouver dans un hôtel planqué dans les caraïbes. Au programme, orgie de sexe et de drogue ! Vic the veep, le vice-président des Etats-Unis, est de la partie. Les Boys voient là une occasion d’aller glaner un peu d’info sur leurs ennemis.

L’avis : Herogasm a été publié initialement sous forme de mini-série distincte de la série régulière. On se demande bien pourquoi ? L’histoire démarre en faisant référence à la fin du tome précédent, ce qui jusqu’ici n’est pas trop grave, mais surtout elle contient des éléments fondamentaux pour la suite de la série. Soyez donc prévenu, si vous comptiez faire l’impasse sur ce vol. 5.

Garth Ennis continue de creuser ce qui fait la spécificité de The Boys, c’est-à-dire le passage au vitriol des mythes du super-héros. La dernière fois, on a eu le droit à des X-Men (pardon, des G-Men) dysfonctionnels et pédophiles. Ce coup-ci, ce sont les cross-overs pompes à fric, si chers à DC et Marvel, qui passent à la moulinette. J’avoue que l’intro m’a bien fait rire. Ensuite, ce pan du scénario se résume à des scènes de sexe et de défonce à répétition, avec le curseur trash poussé au taquet. Je vous passe les détails, mais c’est du lourd. Personnellement, j’ai vite saturé et, mis à part quelques gags bien sentis, je suis vite passé sur ces pages.

Pour ce qui est du reste, le projecteur n'est finalement que peu dirigé vers les Boys. Ce sont plutôt les Sevens et l'énigmatique représentant de Vought American qui volent la vedette. C'est d'ailleurs par eux que l'intrigue de fond de la série avance le plus. Vought American dévoile son jeu. On en apprend plus sur ce qui s'est passé le 11 septembre au sommet de l'état. Homelander est à deux doigts d'amorcer une rébellion contre Vought American. Et surtout, Black Noir, personnage jusqu'ici totalement transparent malgré son nom, entre en jeu. Tout ça fournit les élements d'intrigue les plus intéressants et le plus prometteurs pour la suite.

Au dessin, John McCrea, assisté de Keith Burns, propose sa version des personnages, différente de celle de Darick Robertson, mais tout aussi valable. Globalement, j'ai bien apprécié les scènes les plus sérieuses, plus affutées que les scènes d'orgies dans un style cartoon porno. Le dernier épisode m'a semblé réalisé un peu plus à la va-vite, ce qui, couplé à une narration assez confuse, rend la fin de l'ouvrage quelque peu décevante.

Pour conclure, je dirais que Herogasm est un peu en retrait par rapport aux deux derniers tomes de The Boys. Malgré tout, les meilleurs passages contribuent à maintenir mon intérêt pour la série. En cela surtout, l'exercice est réussi.

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Catégories de l'auteur : B, Dynamite Entertainment, Garth Ennis, John McCrea
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Chew vol. 1: Taster's Choice

Le 17.02.10 à 15:47:16 par Franck Email

L'histoire : Tony Chu est flic. Il est aussi cibopathe, c'est-à-dire qu'il est capable de connaitre toute l'histoire passée d'un aliment en l'ingérant. Ça va des pesticides employés pour un légume à la méthode d'abattage pour un animal. Pas étonnant dans ces conditions qu'il ne mange que des betteraves, le seul aliment qui ne lui envoie aucun flash psychique. Son don si particulier intéresse bientôt la section criminelle du FDA, l'organisation fédérale en charge de faire appliquer les lois relatives à l'alimentation. L'organisme est devenu très important depuis l'interdiction de consommer toute volaille, suite à l'hécatombe provoquée par la grippe aviaire.

L'avis : Vous l'aurez compris en lisant le résumé, cette histoire est un gros délire. Forcément, l'objectif premier est de faire rire, mais on y trouve aussi des éléments de polar et le tout est décliné dans une tonalité assez trash. Il faut dire que Tony goûte toutes sortes de trucs pas folichons, genre un cadavre de clebs en décomposition. Le mélange des genres est franchement réussi, même si j'aurais tendance à dire que le scénario n'excelle dans aucun des registres.

Certains vous diront qu'ils se sont bidonnés tout du long, mais pas moi. Ça m'a surtout fait sourire. Les éléments d'enquête sont un peu trop décousus pour être passionnants, pour l'instant tout du moins. Quant au éléments trash, ils sont très atténués par le caractère assez caricatural du dessin de Rob Guillory. Cette remarque n'est pas proprement à prendre comme un reproche. Même si c'est vrai que le style de Guillory est tout sauf subtil, il a le mérite de bien coller au ton imposé par l'histoire.

Les meilleurs morceaux, vous me pardonnerez le jeu de mot, résident au final dans l'originalité des concepts psycho-alimentaires. Le premier épisode qui présente Tony est à ce titre une excellente entame à l'histoire. L'épisode centré sur la critique culinaire qui fait vomir la ville entière de par sa capacité à parfaitement évoquer le goût des aliments les plus abjectes est tout aussi bon. Le reste du bouquin est moins enthousiasmant, mais tient bien la route. Je me demande juste si le concept va tenir sur la durée. En attendant, je signe pour la suite.

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Catégories de l'auteur : B+, Image Comics, John Layman, Rob Guillory
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