The Sixth Gun vol. 4: A Town Called Penance

Le pitch : Becky part à la recherche de Drake, ce qui l’amène à Penance et son puits auquel il ne vaut mieux pas boire.

L’avis : Les trois premiers épisode de ce tome 3 continuent sur la bonne lancée du précédent. On y retrouve Becky qui se durcit sous l’influence de son arme, Drake qui morfle dans les mains des Chevaliers de Salomon et les habitants de la ville de Penance qui réservent leur lot de surprise. Tout ça est solide et très engageant. Vient ensuite un épisode muet plutôt réussi du point de vue narratif, mais qui souffre d’un manque de crédibilité dans les scènes d’action. J’avais déjà noté le problème dans le tome précédent et je trouve un peu dommage que ça se répète. L’épisode suivant conclut de façon satisfaisante le sauvetage de Drake par Becky et pose quelques jalons pour la suite de l’histoire. Dans tout ça, Brian Hurtt fait toujours preuve de la belle régularité qu’on lui connait. Enfin, le dernier épisode nous fait changer de décor, puisqu’il est consacré à Kirby Hale avec des illustrations de Tyler Crook, lui aussi montrant de belles qualités. Bref, voilà encore un très bon tome de The Sixth Gun. Je me suis cependant surpris en fermant le bouquin à avoir envie de voir arriver rapidement la conclusion. Or, d’après la dernière interview de Cullen Bunn que j’ai pu lire, on est parti pour une cinquantaine d’épisodes, soit encore au moins autant que ce qui est déjà paru en TPB. J’espère ne pas me lasser avant l’heure. En tout cas, je signe pour le tome 5, c’est sûr.

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The Walking Dead vol. 17: Something to Fear

Le pitch : Rick décide d’affronter les Saviors, un groupe faisant régner la terreur parmi les communautés alentours, mais il va le payer au prix fort.

L’avis : Ça faisait deux tomes que Kirkman faisait souffler un vent d’optimisme sur The Walking Dead. Bien entendu, personne n’était dupe et on se doutait bien que c’était pour mieux se prendre une grosse claque dans la foulée. Et bien, vous en aurez deux pour le prix d’une, puisque pas moins de deux des protagonistes principaux passent de vie à trépas. La première mort est aussi subite qu’inattendue. A ce titre, ma première impression a été celle d’un gâchis. Pourquoi donc éliminer avec autant de nonchalance un personnage aussi intéressant ? Mais je me suis rapidement rappelé que c’est justement ce qui fait l’intérêt de cette série : tout peut arriver à n’importe quel moment et personne n’est à l’abri. La deuxième mort est beaucoup plus mise en scène et son impact est plus fort, déjà parce qu’il s’agit d’un personnage présent depuis les débuts de la série, et puis aussi par la violence, graphique autant que psychologique, des circonstances de sa mort. Au passage, on découvre Negan, le chef des Saviors. Avec lui, on est pas dans la nuance de gris. C’est un salop de la pire espèce, cruel, froid et calculateur. Bref, vous l’aurez compris, Kirkman fait ce qu’il sait faire de mieux : du scénar choc, asséné à coup de batte de baseball (en l’occurrence, celle de Negan est garnie de fil barbelé, parce que sinon, ça serait trop doux). A côté de ça, il y a relativement peu de matière à réflexion. Kirkman prend tout le même le temps de développer certains de ses personnages, notamment la relation entre Rick et Andrea, Sur le plan technique, comme d’habitude, la narration de Kirkman n’est pas toujours très fluide et les dessins d’Adlard sont toujours aussi solides. Tout ça fait un récit vraiment pas fin, mais qu’on avale en deux coups de cuillère à pot. Simple, brutal, mais efficace, en somme. Allez, la suite, svp !

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Scalped vol. 10: Trail’s End

Le pitch : Un dernier tour de piste pour les protagonistes de la réserve de Prairie Rose.

L’avis : Le tome précédent de Scalped, un des meilleurs de la série, s’est terminé sur un cliffhanger de folie. Voilà donc une bonne raison de se jeter sur ce dizième et ultime volume, mais je dois bien dire que j’avais tout de même une pointe d’appréhension à l’idée que la conclusion de l’histoire ne soit pas à la hauteur de cette fabuleuse série. Et bien, après lecture, aucune déception, loin de là.

De façon surprenante après ce fameux cliffhanger, Jason Aaron coupe les gaz en début de volume. Il introduit même un ellipse de huit mois durant lesquelles la pression retombe complètement. Dash, en particulier, semble apaisé et près à tourner la page. Bien entendu, le calme n’est que temporaire. Jason Aaron relance la machine à coup de pied dans le cul jusqu’à une scène d’affrontement généralisé dans un casino en mode feu d’artifice. Toute cette mécanique de violence est diablement efficace et fait la part belle au personnages, comme toujours. Le seul petit bémol que j’émettrai concerne le relation entre Dash et Red Crow que j’ai trouvé un chouïa forcé par instant. Il y a en particulier une première scène d’affrontement dans un cimetière qui, à mon avis, n’était pas indispensable. Mais ce qui est surtout remarquable dans cette conclusion, et dans le dernier épisode en particulier, c’est la façon dont les personnages ont évolué. Ce qui est assez tragique, c’est que tout ce changement revient à une sorte de chaise musicale. Carol prend la place de Granny poor Bear, Maggie Rock Medicine celle de Carol, Red Crow celle de Catcher, Dino celle de Red Crow. Quant à Dash, il a fait un tour complet pour se rassoir différent, mais à la même place. Dans tout ça, le sentiment est fort que personne, ni chacun des personnages, ni la réserve indienne dans son ensemble, n’a gagné quoi que ce soit dans l’histoire.

Jusqu’au bout, Scalped n’aura pas déçu. C’est pour moi l’une des meilleures séries de BD jamais produites qui s’achève, tous genres confondus. Tout ce que j’espère maintenant, c’est que Jason Aaron arrête de traire la vache à lait Marvel, ou tout du moins arrête de ne faire que ça, car son écriture va me manquer. Quant à R.M. Guéra, excellent sur ce tome cela dit en passant, je le retrouverai avec plaisir sur l’adaptation de Django Unchained, mais j’espère surtout qu’il trouvera un nouveau projet à la hauteur de ce qu’a été Scalped.

Pour voir : rien trouvé pour ce tome, mais vous pouvez toujours jeter un oeil à un ancien numéro
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Absolute Dark Knight

Le pitch : Bien longtemps après avoir abandonné le costume de Batman, Bruce Wayne, écœuré par ce qu’est devenu Gotham, décide de reprendre du service et ça ne convient pas à tout le monde.

L’avis : Je n’ai pas trop l’habitude d’acheter des rééditions au format grand luxe tel que ces Absolute proposés par DC. La seule exception jusqu’ici, je l’ai faite pour Planetary. Alors, pourquoi donc cet Absolute Dark Knight ? Parce que mon édition Zenda en VF de The Dark Knigth Returns ne me satisfaisait plus ? Pour mon amour de cet abruti de Frank Miller ? Ou parce que je n’en pouvais plus de ne jamais avoir lu The Dark Knigth Strikes Again ? Non, rien de tout cela. C’est juste que j’ai eu l’occasion de me l’offrir pour 10€ suite à une monumentale erreur de prix d’Amazon. Merci Amazon ! L’acheter, c’est bien, mais le lire, c’est mieux. J’aurais mis trois ans et demi à le faire. Il faut dire que le bouquin fait son poids et n’est pas facile à manipuler. Difficile de le trimballer dans le tram en allant au boulot. J’ai donc profité d’une semaine de vacances pour enfin lui faire un sort. Résultat ? L’impression est plus que contrastée.

D’un côté, j’ai pris un plaisir certain à lire The Dark Knigth Returns en VO pour la première fois. L’œuvre a plutôt bien vieilli, même au dessin. C’est méchant, nerveux, délicieusement cynique et la narration de Miller a du souffle, sans conteste. Clairement, parmi les classiques des années 80, ce n’est pas le plus subtil, mais il tient quand-même bien sa place.

Avec The Dark Knigth Strikes Again, la chute de niveau est vertigineuse. Il n’y a franchement pas grand chose à garder. Mis à part quelques idées rigolotes (Flash coincé dans sa roue à hamster, par exemple), le scénario n’a pas grand intérêt. La narration est bordélique à souhait, entrecoupée à l’écœurement par les commentaires débiles de téléspectateurs ou de bimbos ridicules. A la fin, je me contentais de diagonaliser ces passages. Quant au dessin, c’est du Frank Miller plus que décontracté. Certaines pleines pages ne valent même pas une dédicace faite en 3 minutes sur un coin de table et ce n’est pas la colorisation criarde qui va combler le vide. Bref, Frank Miller a fait un énorme pied de nez à DC tout en encaissant leur chèque, sauf que, au passage, il s’est aussi royalement foutu de la gueule de ses lecteurs.

Au final, je ne suis pas mécontent de mon investissement. Dix euros pour la VO d’un classique dans une emballage de très belle facture, c’est parfait. Pour pouvoir vraiment en profiter, il faut juste oublier la seconde partie de l’ouvrage.

Pour voir : la planche la plus célèbre de DKR
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Sweet Tooth vol. 5: Unnatural Habitats

Le pitch : En 1911, une expédition à la recherche de missionnaires perdus découvre ce qui pourrait être à l’origine de l’épidémie qui détruit l’humanité. De nos jours, Gus, Jepperd et leur bande finissent par découvrir la vérité au sujet du barrage dans lequel ils ont trouvé refuge.

L’avis : Pour la première fois depuis le début de la série, Sweet Tooth s’autorise une digression dans un passé où aucun des protagonistes habituels ne figure. En effet, les trois premiers épisodes de l’ouvrage font le récit d’une expédition chez les Inuit au début du siècle où, apparemment, l’épidémie a pris source. Une explication (provisoire ?) est fournie, avec un premier enfant hybride qui ressemble fort à Gus, mais sans qu’on sache quelle est la relation exacte entre les deux. Tout ça est passionnant et laisse une part de mystère pour plus tard. Comme en plus, Lemire laisse le crayon à Matt Kindt, le dessin participe au sentiment de fraicheur qu’apporte cette digression.

Ensuite, Lemire reprend la main et le court de l’histoire par la même occasion. L’intrigue avance et conclue l’histoire du barrage qui avait été entamé dans le tome précédent. Au passage, un nouveau personnage est introduit, un autre disparaît. Dans l’ensemble, tout ça se lit bien avec de l’action et le développement de la personnalité de certains personnages. Mention spéciale à Bobby, le plus attachant des hybrides. Bref, Lemire nous propose encore une très bonne lecture, même si je commence à être impatient que toute cela se conclut. Ça tombe bien, le prochain tome sera le dernier.

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The Unwritten vol. 7: The Wound

Le pitch : Un an après l’affrontement avec la Cabale, Tom fait une tournée internationale, Richie est devenu un auteur à succès et une série de disparition attire l’attention de la police australienne.

L’avis : Le tome précédent a sévèrement bousculé le status quo. Je me demandais comment la série allait rebondir. Et bien, de fort belle manière. En préambule, on retrouve The Tinker, toujours à la recherche de sa bien-aimée dans le monde des escaliers. Il y rencontre Pauly, le lapin toujours aussi irascible et agressif. Ca donne un épisode à la fois drôle et touchant, avec un Peter Gross fort bien assisté par Rufus Dayglo au dessin. Ensuite, retour dans le monde normal (quoique, de moins en moins normal, depuis qu’on y trouve des licornes parlantes). Carey et Gross font une ellipse d’un an, remettent Tom, Richard et Rauch en selle dans de nouvelles postures et introduisent de nouveaux personnages qui seront clairement importants pour la suite. Le dernier épisode, peut-être le moins réussi des six, revient en arrière et remplit une part de l’ellipse. Mis à part le premier épisode, on retrouve Peter Gross seul au dessin. Ca faisait longtemps, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il revient en forme, surtout sur les premiers épisodes. L’élégance et la finesse de son trait m’avait manqué. C’est vraiment un artiste sous-évalué selon moi. Bref, The Unwritten ne fléchit toujours pas et on ne va pas s’en plaindre.

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The Unwritten vol. 6: Tommy Taylor and the War of Words

Le pitch : Tom affronte face à face la Cabale et Pullman, dont on connait de mieux en mieux le rôle depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.

L’avis : Ce nouveau tome de The Unwritten s’organise de la façon suivante : cinq épisodes qui forment l’intrigue principale, intercalés par autant d’histoires qui explore le passé de la cabale, avec Pullman bien souvent au centre des évènements. Cette structure pourrait sembler hachée, mais, au final, ça fonctionne très bien en TPB.

L’intrigue principale est remplie d’action. Tom, franchement énervé par les évènements du dernier tome (on le serait à moins), passe à l’offensive. Ça se traduit par une série d’affrontements qui va laisser beaucoup de monde sur le carreau. Le moins qu’on puisse dire est que les auteurs bouscule le status quo, à tel point qu’on pourrait se demander comment ils vont rebondir après. Heureusement, ils ouvrent quelques portes qui donnent un peu de perspective. Cette partie de l’ouvrage se lit donc très bien, avec juste deux bémols. Le premier est l’affrontement final avec Pullman qui m’a laissé un peu sur ma faim. Le second concerne le dessin, puisque Peter Gross, qui ne réalise que le gros des crayonnés, laisse les finissions à M.K. Perker et c’est loin d’être un bon mariage. Le tandem produit les moins belles planches que cette série ait jamais connu.

Les épisode intercalaires oscillent quant à eux entre le très bon et l’excellent. Ces digressions historiques pour la plupart, ou mettant en scène des personnages secondaires, enrichissent considérablement l’univers de The Unwritten. Certains épisodes sont de véritables perles, notamment les origines de Anna Rauch, d’une rare intensité. C’est d’autant plus vrai que sur le plan graphique, il n’y a rien à redire. Quant Peter Gross officie, c’est cette fois avec les « finisseurs » de grand talent (Dean Ormston et Vince Locke). Quant il s’efface complètement, il est remplacé par des pointures comme Geary, Talbot, Erskine et Kaluta. Seul le dernier épisode est pris en charge par un inconnu (pour moi), Gabriel Hernandez Walta, qui ne démérite pas le moins du monde.

Bref, les courtes histoires qui émaillent le récit feraient presque oublier les bémols que j’ai exprimé sur l’intrigue principale et, au vu de leur qualité, je trouve le moins qui ponctue mon A presque superflu. The Unwritten reste une des meilleures séries du moment. Mangez en ! D’ailleurs, moi, j’enchaine avec le volume 7 que j’ai reçu il y a peu.

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Danger Club vol. 1: Death

Le pitch : Les superhéros et la plupart de leurs ennemis sont morts en affrontant une mystérieuse menace cosmique. Reste maintenant les sidekicks qui doivent s’unir pour sauver la planète.

L’avis : Franchement, lorsque cette série a été annoncée, je me disais qu’il n’y avait aucune chance pour que je la lise. Les très bonnes critiques aidant, je me suis finalement laissé tenté par cette version trash de Teen Titans et je ne le regrette pas. C’est effectivement beaucoup plus original que ça en a l’air. Le scénario est complexe et bénéficie d’une narration aussi exigeante qu’efficace. Quant au dessin, il montre de grande qualités techniques. Bref, voilà deux auteurs dont je n’avais jamais entendu parlé, mais qui n’ont visiblement rien de débutants. La seule chose à regretter, c’est que le tome est trop court et se termine sur un goût de trop peu. Et comme la suite n’est pas près de sortir, la série étant en stand-by depuis des mois suite un problème personnel du coloriste (très bon aussi, cela dit au passage), il va falloir être patient.

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American Vampire vol. 3

Le pitch : Deux aventures en pleines seconde guerre mondiale. Dans la première, Pearl et Henry s’envolent pour une île du pacifique où se développe une nouvelle race de vampires. Dans la seconde, Felicia et Cash partent à la recherche d’un remède au vampirisme dans un château infesté de monstres nazis.

L’avis : Ce troisième opus d’American Vampire s’inscrit dans la lignes droite des deux tomes précédents. On change à nouveau de décennie pour mettre les protagonistes en face des méchants de l’époque, soit les japonais et les allemands, qui chacun dans leur style se sont accoquiné avec les vampires. Dans l’ensemble, la lecture est plaisante. C’est bien écrit, bourré d’action et Snyder décline la mythologie des vampires de façon fort intéressante. On découvre de nouvelles races de vampires, nouvelles ou archaïques, et les relations qu’elles entretiennent. En revanche, mon enthousiasme bute toujours sur les deux mêmes éléments qui sont autant de défauts pour moi. D’une, l’espèce de romantisme à l’eau de rose qui lie les personnages me laisse totalement froid. De deux, nombres de scènes d’action ne sont pas crédibles pour un sou, ce qui fait des rebondissement qui tombent à plat. Tout ça est quand même un peu gênant.

Côté dessin, on a le droit à un hors-d’œuvre offert par Danijel Zezelj, ce qui est toujours un plaisir. Ensuite, on retrouve Rafael Albuquerque qui n’est pas mon dessinateur préféré, loin s’en faut, mais qui délivre dans l’ensemble une belle prestation, avec juste quelques planches moins réussies que d’autres. Enfin, on a le droit à un feu d’artifice tiré par Sean Murphy. C’est en grande partie grâce à lui que le dernier volet de l’ouvrage est le plus réussi. Vraiment du très joli travail !

Au final, je ne sais pas trop sur quel pied danser avec cette série. D’un côté, j’ai des réticences sur des éléments qui sont au cœur de la série : les personnages de Pearl et Henry, leur relation amoureuse tartignole et les dessins d’Albuquerque qui ont du mal à m’emballer. Si on ajoute à ça quelques roulements d’yeux dans les scènes d’action, il y a largement de quoi ne pas chercher à aller plus loin. Cela dit, je suis quand-même très tenté de continuer à lire cette série pour voir où elle mène. Nous verrons lorsque sortira le vol. 4 si l’envie est toujours là.

Pour voir : le travail de Zezelj, Albuquerque et Murphy
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Nexus Omnibus vol. 1

Le pitch : Doté de pouvoirs cosmique qui le rendent tout puissant, Nexus souffre de cauchemars incapacitants à propos de meurtriers de masse. La seule façon de soulager ses souffrances est d’en éliminer la cause, ce qui fait de lui un intouchable bourreau.

L’avis : Il y a quelques mois, je vous ai chroniqué le dernier opus en date de la saga Nexus. Cette fois, il s’agit de la réédition des tout premiers épisodes, publiés au début des années 80. N’ayant jamais eu l’occasion de les lire, j’étais à la fois impatient et anxieux de combler cette lacune. L’appréhension venait du fait que, possiblement, les débuts de cette série mythique n’était peut-être pas à la hauteur de mes souvenirs.

De fait, j’ai bien cru au début de ma lecture que l’intérêt était limité. Tout d’abord, côté scénario, j’ai été surpris de constater que la plupart des personnages et de l’environnement que j’ai connus sont introduits dès les premiers épisodes. Je m’attendais plutôt à voir les choses se construire peu à peu. Or, si tout est déjà là dès le début (à l’exception notable de celui à qui Nexus doit ses pouvoirs, ce qui reste pour l’instant un mystère), quelles surprises pouvait-on attendre ? Côté dessin, Steve Rude montre de grandes qualités dès le premier épisode, mais il présente encore quelques faiblesses de jeunesse. Comme le rythme de la narration n’est pas non plus sans défaut, je commençais à me dire que cette lecture, sans être déplaisante, n’était peut-être pas indispensable.

Au fil des épisodes, l’enthousiasme est monté. Le scénario introduit de nombreux personnages que je ne connaissais pas dans des histoires ayant à la fois le souffle qu’on attend d’une saga cosmique et les bizarreries burlesques qui font la marque de fabrique de Nexus. Certains moments sont vraiment savoureux. Et puis, surtout, Steve Rude ne tarde pas à atteindre son rythme de croisière et c’est aussi beau, élégant et riche de détails qu’on pouvait l’espérer. Au bout d’un moment, il cède la main pour l’encrage à Eric Shanower et le trait gagne encore en précision. On a aussi le droit à quelques mini-chapitres pris en charge par des dessinateur invités (Bill Willingham, par exemple), qui n’ont pas le niveau de Rude, mais qui ne démérite pas. L’impression mitigée du début a donc rapidement fait place à beaucoup de plaisir et c’est sans hésitation que je vais enchainer sur le second omnibus, qui sort incessamment sous peu.

Pour voir : les premières pages de l’ouvrage, mais allez voir aussi un aperçu du vol. 2, plus représentatif de la qualité du dessin
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