Prophet vol. 1: Remission

Le pitch : Dans un avenir très lointain, John Prophet se réveille avec une mission en tête : réactiver ses semblables.

L’avis : Grosse claque que cette réinterprétation totale du personnage créé il y a 20 ans par Rob Liefeld. Plus qu’une réinterprétation, il faudrait parler d’une anti-thèse, car autant Liefeld a toujours été incapable de monter la moindre lueur d’intelligence dans son travail, autant Brandon Graham bouillonne d’idées, chacune plus surprenante et originale que l’autre. Les aliens, les armes et outils, les paysages, les constructions, tout est prétexte à titiller les neurones et la rétine. En ça, l’ouvrage est tout à fait remarquable.

Côté scénario, les trois premiers épisodes sont relativement linéaires : John Prophet trace son chemin dans un monde dévasté et croise au passage toute sorte de créatures étonnantes. On ne sait pas vraiment quelle est sa mission, mais qu’importe, c’est plein de bonnes idées et Simon Roy assure au dessin. Ensuite, on a le droit à trois histoires franchement plus barrées, mettant en scène d’autres John Prophet. Pour la peine, le récit devient plus ou moins incompréhensible, mais pas moins fascinant, ni moins bien illustré. Ma préférence va tout de même à l’épisode 5, d’une rare poésie, et pour lequel Brandon Graham prend également le crayon. C’est un pur bonheur. A lui seul, ce TPB vaut son prix.

Alors, au final, le sentiment de ne pas comprendre grand chose est très fort, ce qui va sans nul doute dérouter pas mal de lecteurs. Mais, si vous aimez la SF intelligente et savez vous laisser mener sans trop chercher à comprendre où on vous mène, prenez la main de Brandon Graham et faites bon voyage.

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Prophet vol. 1: Remission

Le pitch : Dans un avenir très lointain, John Prophet se réveille avec une mission en tête : réactiver ses semblables.

L’avis : Grosse claque que cette réinterprétation totale du personnage créé il y a 20 ans par Rob Liefeld. Plus qu’une réinterprétation, il faudrait parler d’une anti-thèse, car autant Liefeld a toujours été incapable de monter la moindre lueur d’intelligence dans son travail, autant Brandon Graham bouillonne d’idées, chacune plus surprenante et originale que l’autre. Les aliens, les armes et outils, les paysages, les constructions, tout est prétexte à titiller les neurones et la rétine. En ça, l’ouvrage est tout à fait remarquable.

Côté scénario, les trois premiers épisodes sont relativement linéaires : John Prophet trace son chemin dans un monde dévasté et croise au passage toute sorte de créatures étonnantes. On ne sait pas vraiment quelle est sa mission, mais qu’importe, c’est plein de bonnes idées et Simon Roy assure au dessin. Ensuite, on a le droit à trois histoires franchement plus barrées, mettant en scène d’autres John Prophet. Pour la peine, le récit devient plus ou moins incompréhensible, mais pas moins fascinant, ni moins bien illustré. Ma préférence va tout de même à l’épisode 5, d’une rare poésie, et pour lequel Brandon Graham prend également le crayon. C’est un pur bonheur. A lui seul, ce TPB vaut son prix.

Alors, au final, le sentiment de ne pas comprendre grand chose est très fort, ce qui va sans nul doute dérouter pas mal de lecteurs. Mais, si vous aimez la SF intelligente et savez vous laisser mener sans trop chercher à comprendre où on vous mène, prenez la main de Brandon Graham et faites bon voyage.

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The Bulletproof Coffin: Disinterred

Le pitch : Un collection d’histoires super-héroïques (si on veut), psychédéliques (William Burroughs, sort de cette BD), barrées (ça, c’est sûr) et franchement inpitchable.

L’avis : La première mini-série de Bulletproof Coffin, que j’ai adoré, n’appelait pas forcément une suite, mais, visiblement, Hine et Kane ont eu envie de remettre le couvert, et c’est tant mieux. Soyez prévenu tout de même, le deuxième opus est encore plus barré que le premier, et plus déstructuré. Après la lecture des deux premiers épisodes, j’ai cru qu’on allait avoir droit à une collection d’histoires plus ou moins indépendantes mettant en scènes chacun des « superhéros » (notez les guillemets) du premier volume, mais non, ça aurait été trop simple. Ça part vraiment en sucette avec le quatrième épisode qui propose un kaléidoscope en 84 vignettes sans aucun ordre. C’est du surréalisme pur et dur. Vient ensuite un épisode tout en pleines pages et prose qui raconte l’histoire des soldats zombies au Vietnam. Quand au dernier épisode, il n’a rien à voir avec le reste, si ce n’est que la conclusion reboucle avec les premières pages du premier épisode, histoire de court-circuiter les derniers neurones encore valide du lecteur. Personnellement, ça m’a laissé un peu pantois, mais j’ai beaucoup aimé le trip, avec juste un bémol pour l’épisode des 84 cases. A noter les faux éditoriaux de Destroyovski qui entament et concluent chaque épisode et qui rajoutent une couche au délire. Très clairement, Bulletproof Coffin, et ce tome en particulier, ce n’est pas pour tout le monde, mais si la perspective de vous laisser porter par la bizarrerie de deux esprits originaux et fous vous intéresse, faites confiance à David Hine et Shaky Kane.

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