Sweet Tooth vol. 5: Unnatural Habitats

Le pitch : En 1911, une expédition à la recherche de missionnaires perdus découvre ce qui pourrait être à l’origine de l’épidémie qui détruit l’humanité. De nos jours, Gus, Jepperd et leur bande finissent par découvrir la vérité au sujet du barrage dans lequel ils ont trouvé refuge.

L’avis : Pour la première fois depuis le début de la série, Sweet Tooth s’autorise une digression dans un passé où aucun des protagonistes habituels ne figure. En effet, les trois premiers épisodes de l’ouvrage font le récit d’une expédition chez les Inuit au début du siècle où, apparemment, l’épidémie a pris source. Une explication (provisoire ?) est fournie, avec un premier enfant hybride qui ressemble fort à Gus, mais sans qu’on sache quelle est la relation exacte entre les deux. Tout ça est passionnant et laisse une part de mystère pour plus tard. Comme en plus, Lemire laisse le crayon à Matt Kindt, le dessin participe au sentiment de fraicheur qu’apporte cette digression.

Ensuite, Lemire reprend la main et le court de l’histoire par la même occasion. L’intrigue avance et conclue l’histoire du barrage qui avait été entamé dans le tome précédent. Au passage, un nouveau personnage est introduit, un autre disparaît. Dans l’ensemble, tout ça se lit bien avec de l’action et le développement de la personnalité de certains personnages. Mention spéciale à Bobby, le plus attachant des hybrides. Bref, Lemire nous propose encore une très bonne lecture, même si je commence à être impatient que toute cela se conclut. Ça tombe bien, le prochain tome sera le dernier.

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The Unwritten vol. 7: The Wound

Le pitch : Un an après l’affrontement avec la Cabale, Tom fait une tournée internationale, Richie est devenu un auteur à succès et une série de disparition attire l’attention de la police australienne.

L’avis : Le tome précédent a sévèrement bousculé le status quo. Je me demandais comment la série allait rebondir. Et bien, de fort belle manière. En préambule, on retrouve The Tinker, toujours à la recherche de sa bien-aimée dans le monde des escaliers. Il y rencontre Pauly, le lapin toujours aussi irascible et agressif. Ca donne un épisode à la fois drôle et touchant, avec un Peter Gross fort bien assisté par Rufus Dayglo au dessin. Ensuite, retour dans le monde normal (quoique, de moins en moins normal, depuis qu’on y trouve des licornes parlantes). Carey et Gross font une ellipse d’un an, remettent Tom, Richard et Rauch en selle dans de nouvelles postures et introduisent de nouveaux personnages qui seront clairement importants pour la suite. Le dernier épisode, peut-être le moins réussi des six, revient en arrière et remplit une part de l’ellipse. Mis à part le premier épisode, on retrouve Peter Gross seul au dessin. Ca faisait longtemps, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il revient en forme, surtout sur les premiers épisodes. L’élégance et la finesse de son trait m’avait manqué. C’est vraiment un artiste sous-évalué selon moi. Bref, The Unwritten ne fléchit toujours pas et on ne va pas s’en plaindre.

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The Unwritten vol. 6: Tommy Taylor and the War of Words

Le pitch : Tom affronte face à face la Cabale et Pullman, dont on connait de mieux en mieux le rôle depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.

L’avis : Ce nouveau tome de The Unwritten s’organise de la façon suivante : cinq épisodes qui forment l’intrigue principale, intercalés par autant d’histoires qui explore le passé de la cabale, avec Pullman bien souvent au centre des évènements. Cette structure pourrait sembler hachée, mais, au final, ça fonctionne très bien en TPB.

L’intrigue principale est remplie d’action. Tom, franchement énervé par les évènements du dernier tome (on le serait à moins), passe à l’offensive. Ça se traduit par une série d’affrontements qui va laisser beaucoup de monde sur le carreau. Le moins qu’on puisse dire est que les auteurs bouscule le status quo, à tel point qu’on pourrait se demander comment ils vont rebondir après. Heureusement, ils ouvrent quelques portes qui donnent un peu de perspective. Cette partie de l’ouvrage se lit donc très bien, avec juste deux bémols. Le premier est l’affrontement final avec Pullman qui m’a laissé un peu sur ma faim. Le second concerne le dessin, puisque Peter Gross, qui ne réalise que le gros des crayonnés, laisse les finissions à M.K. Perker et c’est loin d’être un bon mariage. Le tandem produit les moins belles planches que cette série ait jamais connu.

Les épisode intercalaires oscillent quant à eux entre le très bon et l’excellent. Ces digressions historiques pour la plupart, ou mettant en scène des personnages secondaires, enrichissent considérablement l’univers de The Unwritten. Certains épisodes sont de véritables perles, notamment les origines de Anna Rauch, d’une rare intensité. C’est d’autant plus vrai que sur le plan graphique, il n’y a rien à redire. Quant Peter Gross officie, c’est cette fois avec les « finisseurs » de grand talent (Dean Ormston et Vince Locke). Quant il s’efface complètement, il est remplacé par des pointures comme Geary, Talbot, Erskine et Kaluta. Seul le dernier épisode est pris en charge par un inconnu (pour moi), Gabriel Hernandez Walta, qui ne démérite pas le moins du monde.

Bref, les courtes histoires qui émaillent le récit feraient presque oublier les bémols que j’ai exprimé sur l’intrigue principale et, au vu de leur qualité, je trouve le moins qui ponctue mon A presque superflu. The Unwritten reste une des meilleures séries du moment. Mangez en ! D’ailleurs, moi, j’enchaine avec le volume 7 que j’ai reçu il y a peu.

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