Saga vol. 2

Le pitch : Hazel voit débarquer ses grand-parents paternels. Ils ne seront pas de trop pour les aider à échapper à tous ceux qui la traquent, elle et ses parents.

L’avis : Je crois que je vais la faire très courte, cette critique, car il n’y a pas grand chose à dire de plus que tout le bien que j’ai dit du premier tome. L’écriture de BKV, c’est juste du jus d’intelligence. C’est frais, original et ça excelle dans plusieurs registres à la fois, comédie, drame, action et SF, le tout avec une étonnante impression de facilité. Et comme on ne peut pas dire que Fiona Staples gâche le tableau, ça fait une sacrée réussite. En fait, si je passe de A à A+ avec ce second tome, c’est juste que je m’attendais à être moins emballé passé l’effet de surprise. Or, pas du tout, je me suis tout autant régalé, si ce n’est plus. Saga est, je crois bien, tout simplement la meilleure série du moment.

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Sweet Tooth vol. 6: Wild Game

Le pitch : En route vers l’Alaska, là où tout à commencé, Gus, Jepperd et leurs amis sont suivis de près par Abbot et sa milice.

L’avis : Jeff Lemire offre avec ce sixième et ultime tome de la série une conclusion très satisfaisante à Sweet Tooth. Pourtant, le scénario ne réserve rien de véritablement surprenant. On n’apprend pas grand chose de plus sur les origines de Gus et de l’épidémie que ce qui a été révélé lors du tome précédent. Ceux qu’on attendait de voir mourir meurt, ceux qu’on s’attendait à voir survivre survivent, mais tout ça est fort bien raconté. De plus, le dernier épisode apporte une belle note finale en passant en revue en version accélérée le futur des survivants.

Sur le plan formel, ce dernier tome est à la hauteur des précédents. Jeff Lemire nous refait le coup de l’épisode en prose illustrée à l’horizontale dont je suis modérément fan. Pour le reste, il fait preuve comme à son habitude de grandes qualités narratives, avec des mises en pages inventives et des beaux moments de qualité émotionnelle. A noter également quelques planches illustrées par Nat Powell, très sympathiques aussi.

Au global, cette série est loin d’être révolutionnaire, mais elle s’est avéré plaisante à suivre de bout en bout, avec une grande constance dans la qualité de l’exécution et une conclusion réussie (pour retrouver l’ensemble de mes critiques, c’est ici). A ce titre, Sweet Tooth mérite largement le détour.

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Sweet Tooth vol. 6: Wild Game

Le pitch : En route vers l’Alaska, là où tout à commencé, Gus, Jepperd et leurs amis sont suivis de près par Abbot et sa milice.

L’avis : Jeff Lemire offre avec ce sixième et ultime tome de la série une conclusion très satisfaisante à Sweet Tooth. Pourtant, le scénario ne réserve rien de véritablement surprenant. On n’apprend pas grand chose de plus sur les origines de Gus et de l’épidémie que ce qui a été révélé lors du tome précédent. Ceux qu’on attendait de voir mourir meurt, ceux qu’on s’attendait à voir survivre survivent, mais tout ça est fort bien raconté. De plus, le dernier épisode apporte une belle note finale en passant en revue en version accélérée le futur des survivants.

Sur le plan formel, ce dernier tome est à la hauteur des précédents. Jeff Lemire nous refait le coup de l’épisode en prose illustrée à l’horizontale dont je suis modérément fan. Pour le reste, il fait preuve comme à son habitude de grandes qualités narratives, avec des mises en pages inventives et des beaux moments de qualité émotionnelle. A noter également quelques planches illustrées par Nat Powell, très sympathiques aussi.

Au global, cette série est loin d’être révolutionnaire, mais elle s’est avéré plaisante à suivre de bout en bout, avec une grande constance dans la qualité de l’exécution et une conclusion réussie (pour retrouver l’ensemble de mes critiques, c’est ici). A ce titre, Sweet Tooth mérite largement le détour.

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Godzilla: The Half Century War

Le pitch : Cinquante ans d’apparitions de Godzilla vues au travers des yeux d’un lieutenant de l’armée japonaise embringué dans une section spéciale anti-mégalosaure.

L’avis : Autant le dire toute de suite, je ne suis pas particulièrement fan de Godzilla. Autant les films que les adaptations et déclinaisons qui vont avec ne m’ont jamais intéressé. Cette fois, j’ai fait une exception pour les beaux yeux, ou plutôt devrais-je dire les beaux crayonnés, de James Stokoe. J’avais bien adhéré à Orc Stain et j’avais envie de voir s’il allait réussir à transposer sa folie à Godzilla. Le pari est plutôt réussi en ce qui me concerne. Je ne me suis pas autant éclaté sur que Orc Stain, mais je me suis tout de même bien pris au jeu. Stokoe s’en donne à cœur joie dans les scènes de destruction. Son graphisme ultra-détaillé s’y prête bien. Au milieu de ce déluge d’action, il arrive aussi à donner un peu de corps à ses personnages, oscillant entre humour et tension dramatique, avec même quelques scènes emplies du désespoir de l’impuissance de ces hommes face à bien plus grand qu’eux. Le scénario est somme toute assez simple, mais j’ai apprécié l’idée de voir Godzilla, monstre réveillé par les bombes atomiques lâchées sur le Japon, transformé en arme de destruction massive téléguidé par la technologie. Au final, voilà là un bon moment de divertissement qui ne se prend pas au sérieux et qui fait du bien au yeux. C’est déjà pas mal.

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Swamp Thing vol. 2: Family Tree

Le pitch : Alec et Abigail, main dans la main, affrontent diverses incarnations du Rot.

L’avis : Après une mise en route que j’ai trouvé diablement efficace, le Swamp Thing de Scott Snyder marque franchement le pas. Pourtant, ce deuxième tome n’est pas sans qualité. Dans l’ensemble, c’est solidement écrit et très bien illustré. Il faut dire que l’ouvrage est servi par une belle brochette de dessinateurs qui, certes, n’ont pas grand chose à voir les uns avec les autres (à l’exception de Paquette et Rudy qui travaillent main dans la main), mais qui délivrent tous un travail à la hauteur de leur talent.

Le problème réside surtout pour moi dans l’intrigue que j’ai trouvé loin d’être passionnante. Ça commence par Swamp Thing qui vole au secours d’Abigail tombé entre les mains de Sethe. De la passion amoureuse, quelques jolies scènes d’horreur, puis une grosse baston qui s’étale sur un bon nombre de pages et c’est plié. Ensuite, revoilà Anton Arcane, le némésis de Swamp Thing et tonton d’Abigail. De la passion amoureuse, quelques jolies scènes d’horreur et une grosse baston… euh, tiens, ça me rappelle quelque chose… Ensuite, on retrouve encore Alec, Abigail et Arcane à des époques et dans des circonstances différentes, mais tout sonne toujours un peu pareil. Ce manque de relief et de réelle surprise, couplé au fait que je trouve Snyder peu convaincant quand il parle d’amour (comme dans American Vampire) ont fait que je me suis quand-même pas mal ennuyé.

Très clairement, je n’ai pas très envie de lire la suite. Oui, mais je vais la lire quand-même, d’une certaine façon, car j’ai déjà commandé le prochain tome d’Animal Man, première partie du crossover entre les deux séries. La question maintenant est de savoir quel scénario va l’emporter : vais-je lire le prochain Swamp Thing grâce à Animal Man ou vais-je lâcher l’affaire, auquel cas Swamp Thing a toute les chances d’entrainer Animal Man dans sa chute. Réponse d’ici quelques semaines.

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100 Bullets: The Deluxe Edition Book 4

Le pitch : Les Minutemen se reconstituent par factions. Les antagonismes entre eux dont Graves est le vecteur principal font des étincelles et quelques victimes.

L’avis : Ce volume regroupe les épisodes 59 à 80 et on sent qu’on est à un tournant de la série. Le concept du début qui mettait des individus face au choix de se venger en toute impunité a complètement laissé la place à l’intrigue de fond concernant le conflit entre Graves et les familles du Trust. Les éléments du puzzle s’imbriquent peu à peu et on sent qu’on s’achemine vers la résolution. La difficulté, c’est qu’à mesure que les Minutemen se reforment, le nombre de personnages augmente, leur histoire, leur rôle et leurs relations réciproques deviennent très difficile à suivre. C’est d’autant plus vrai que Brian Azzarello adore, comme à son habitude, les faire discuter au travers de dialogues sophistiqués et pas toujours univoques. En conséquence, j’avoue que les deux ou trois derniers épisodes m’ont un peu perdu. Côté dessin, Eduardo Risso est toujours fermement installé aux manettes. La seule chose qu’on puisse lui reprocher, c’est de ne pas réussir à rendre tous ses personnages clairement identifiables, ce qui rajoute une difficulté supplémentaire à la compréhension du scénario. Bref, ce quatrième volume ne m’a pas autant emballé que les précédents. Ça reste dans l’ensemble de très bon niveau, mais je m’inquiète un peu pour la suite. J’espère que l’histoire n’est pas en train de dérailler à force de trop grande convolution. Réponse bientôt dans quelques moi avec le tome final.

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