B.P.R.D. Hell on Earth vol. 6: The Return of the Master

Le pitch : Pendant qu’une expédition du B.P.R.D. part à la recherche d’un nouveau culte créé par un mystérieux leader en Écosse, Zynco cherche à ressusciter Raspoutine.

L’avis : Moi qui était heureux de retrouver l’intrigue principale de B.P.R.D. après un tome plaisant mais accessoire, me voilà relativement déçu. The Return of the Master n’est pas sans mérite. Il y a quelques bons passages et le scénarios réserve quelques évènements déterminants pour la suite. Malheureusement, j’ai trouvé le développement des personnages très léger pour cette série dont c’est habituellement le point fort. C’est vrai pour les personnages principaux habituels qui ont tous leurs scènes mais sans que ce soit suffisamment consistant pour être intéressant. La troupe envoyée en Écosses est plus mise en valeur, mais, là encore, je suis resté sur ma faim, la faute à une résolution décevante du combat avec leur adversaire. Autre élément de relative déception, je trouve que Tyler Crook marque le pas et je me suis mis à franchement regretter Guy Davis. Bref, je ne vais très clairement pas arrêter une série de la qualité de B.P.R.D. pour un tome relativement décevant, mais j’espère que la série va très vite rebondir.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 5: The Pickens County Horror and Others

Le pitch : Deux missions des troupes de base du B.P.R.D et un retour vers le passé d’un de leur scientifique.

L’avis : Ce volume est un nouvel interlude composé d’histoires courtes sans rapport direct avec l’intrigue en cours dans la série régulière, comme ça arrive régulièrement sur B.P.R.D. A noter également que c’est Scott Allie, et non pas comme d’habitude John Arcudi, qui officie au scénario au côté de Mignola. En cela, il ne s’agit pas d’un tome indispensable, sauf pour les aficionados de l’univers Hellboy. La question est donc de savoir si ce tome mérite en soi d’être acheté. J’ai bien cru que la réponse allait être non suite à la lecture de la première histoire en deux épisodes. Il s’agit d’une histoire de vampire qui ne m’a pas fait grand impression, d’autant que je n’ai pas trouvé Jason Latour au dessin particulièrement inspiré sur ce coup.

Heureusement, les deux histoires suivantes sont plus enthousiasmantes. La première met en scène le vieux savant un peu timbré déjà croisé dans la série. On y retrouve également Hellboy et, sans surprise, ça donne lieu à une grosse baston. Pendant ce temps là, le vieux croise des fantôme et perd la boule. Rien de transcendant côté scénario donc, mais ça se lit bien et, surtout, c’est admirablement bien illustré par Max Fiumara. J’en étais resté à ses premiers travaux de professionnel sur Blackgas avec Warren Ellis. Je soulignais à l’époque son potentiel. Depuis, quelle progression ! Et quand on sait qu’il est maintenant le dessinateur régulier de la série consacrée à Abe Sapien autant dire que je vais manger de l’homme poisson.

Quant à la troisième et dernière histoire de l’ouvrage, elle nous emmène au paléolithique. Le scénario m’a bien tenu en haleine, mais, là encore, c’est surtout le dessin qui m’a le plus séduit. James Harren, croisé dans le dernier tome de B.P.R.D., mais aussi plus récemment encore sur le dernier Conan, livre ici sa meilleure prestation en date, avec toujours cette énergie dans le trait qui donne au scènes d’action beaucoup de puissance.

Bref, un tome peut-être pas indispensable, mais tout de même fort plaisant à lire. N’hésitez pas à y investir vos deniers.

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Age Of Bronze vol. 3B: Betrayal (Part Two)

Le pitch : Pendant que les troyens et les achéens s’écharpent en combats sanglants, l’amour entre Troilus et Cressida s’enflamme.

L’avis : Age of Bronze est un exercice de patience. Il aura fallu attendre pas loin de six ans depuis le dernier tome. Ça vaut le coup, mais tout de même, c’est long. Cette fois, j’ai été relativement surpris par la teneur du récit, car une très grande place est donnée à la relation entre Troilus et Cressida. Cela se fait au détriment des autres personnages qui passent au second plan, des manœuvres politiques et de la mythologie qui font toutes la richesse de cette guerre de Troie racontée par Eric Shanower. Il n’en reste pas moins que c’est brillamment exécuté. Et pour ceux qui pourraient être lassé des histoires de cœur de nos deux tourtereaux, ils pourront se rattraper avec les nombreuses scènes de bataille qui ne font pas dans la dentelle. Bref, je me suis encore une fois régalé de la maestria de Shanower, mais que le prochain tome me semble lointain !

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