The Sixth Gun vol. 6: Ghost Dance

Le pitch : L’esprit de Becky navigue entre différentes réalités, passées ou potentielles.

L’avis : Ce nouvel opus de The Sixth Gun fait la part belle à Becky que l’ont suit d’époque en époque, puis de réalité en réalité alternative. Au fil de l’intrigue, le personnage évolue et on ne s’ennuie pas une seule seconde, d’autant que le contexte change du tout au tout à chaque épisode. Les autres personnages sont renvoyés au second plan et, pour la peine, la lecture est moins intéressante en ce qui les concerne. Côté dessin, Brian Hurtt est égal à lui-même. Son trait est relativement classique, sans effet de style, mais toujours aussi précis et efficace sur le plan narratif. De façon générale, cette série est remarquable de constance. Ce n’est pas à proprement parlé une de mes séries favorites, dans la mesure où elle ne me transporte pas plus que ça, mais les auteurs savent raconter une histoire et se complètent admirablement bien. C’est donc une œuvre d’une solidité à toute épreuve que je suis bien décidé à suivre jusqu’au bout.

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The Sixth Gun vol. 5: Winter Wolves

Le pitch : Pendant que Drake et Becky sont coincés dans un monde aussi glacial que surnaturel, Gord, Kirby et Asher Cobb affrontent l’Epée de Salomon.

L’avis : Dans la ligne droite du tome précédent, nous retrouvons les différents protagonistes de ce western fantastique dont l’intrigue avance doucement, mais surement. Le mystère lié aux six pistolets devient de plus en plus clair, notamment dans l’intrigue qui concerne Becky et Drake. En cela, c’est la partie de l’ouvrage la plus importante. Ce n’est pourtant pas celle que j’ai préférée, car je l’ai trouvé moins dynamique au niveau narratif que celle mettant en scène Gord et ses deux acolytes. Il faut dire que les scènes d’action y sont plus nombreuses. La différence tient aussi aux personnages eux-mêmes, Kirby et Asher délivrant quelques répliques savoureuses. Les deux groupes finissent par se rejoindre. L’histoire rebondit alors avec une des scènes les plus réussies du bouquin, quand Becky affronte à distance Missy Hume. Tout ça se termine par l’apparition de nouveaux personnages qui seront très certainement importants pour la suite. Ca tombe bien, j’attaque le tome 6 dans la foulée, avec enthousiasme mais toujours ce sentiment que j’aimerais bien voir la fin approcher.

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The Stuff of Legend vol. 4: The Toy Collector

Le pitch : Séparés les uns des autres, les jouets du garçon subissent les plans du boogeyman.

L’avis : Encore un excellent tome de ce que je qualifierais de Toy Story noir. Et pour être noir, c’est noir. On ne peut pas dire que les héros de l’histoire aient le moindre répit. Entre trahisons multiples et incapacité à déjouer les plans de leur adversaire, leurs perspectives sont bien sombres. Il n’y a guère que les nouveaux personnages, en particulier celui qui donne son titre à l’ouvrage, pour maintenir une lueur d’espoir. Tout ça fait une histoire toujours aussi passionnante, avec des rebondissement savamment dosés et des personnages touchants. Côté dessin, j’ai eu le sentiment que Charles Paul Wilson marquait un petit peu le pas par rapport à ses prestations des débuts de la série, mais il part de tellement haut que ça reste diablement bon. Le seul bémol à signaler est un problème de production. Après un tome 2 mal relié, je me suis tapé cette fois une erreur de repro avec la première page d’un des épisode répétée et remplaçant la première page de l’épisode suivant (mais avec les bonnes bulles). Le genre de truc agaçant, mais qui n’a au final rien presque rien enlevé à mon plaisir.

Pour voir : Pas de preview de ce tome en particulier, mais vous pouvez lire le début de la série.
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Daredevil by Mark Waid vol. 4

Le pitch : De retour de Lavterie, Daredevil se fait nettoyer le cerveau par Ant-Man. Pendant ce temps, Foggy doute sérieusement de la santé mentale de Matt.

L’avis : Le premier épisode de ce nouvel opus de Daredevil par Mark Waid règle les séquelles du tome précédent. L’histoire sans grande originalité est plaisante, sans plus. Vient ensuite un petit flashback pas franchement plus marquant et illustré par Mike Allred avec qui j’ai vraiment du mal ces derniers temps. Il faudrait vraiment qu’il arrête de demander à sa femme de s’occuper des couleurs de ses planches, car ça ne lui rend pas service. Arrive ensuite la plat de résistance du recueil. L’intrigue est accrocheuse et ménage un certain suspense. Il y a quelques très bonnes idées, mais aussi quelques éléments moins crédibles. Si on ajoute une poignée de scènes brillamment écrites, c’est plutôt une réussite. Côté dessin, c’est Chris Samnee qui officie. Sans surprise, c’est du très bon boulot : trait agréable, jolie narration et personnages soignés. Malgré tout, il semble souffrir sur certaines planches du rythme de la publication mensuelle. Ce ne sont que quelques baisses de régime ponctuelles, mais ça modère un peu mon enthousiasme. Au final, Daredevil reste une bonne lecture que je vais très probablement poursuivre encore un peu.

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The Unwritten: Tommy Taylor and the Ship That Sank Twice

Le pitch : Les origines entrelacées de Tom et Tommy Taylor.

L’avis : Mike Carey et Peter Gross ont choisi de présenter le récit de la naissance de Tom et Tommy hors du cadre de la série régulière. J’étais assez septique sur l’intérêt de cette manœuvre, mais, après lecture, je la comprends. En effet, les auteurs voulaient visiblement prendre leur temps de raconter dans un récit dense et détaillé les motivations de Wilson Taylor et comment il a réussit cette entreprise folle de faire de son fils un point de perméabilité entre le réel et l’imaginaire de la littérature. Ca aurait demandé d’interrompre l’intrigue principale trop longtemps. Donc, pourquoi pas déplacer le récit en annexe, d’autant qu’il se suffit relativement bien à lui-même. Pour les lecteurs assidus de la série régulière, cette lecture est bien entendue très gratifiante, car elle vient confirmer et préciser tout ce qui s’était construit jusqu’ici. Les nouveaux lecteurs n’auront pas toutes les clés pour pleinement apprécié l’histoire, mais il me semble ça reste tout de même une lecture accessible. En tout cas, personnellement, je me suis véritablement régalé. Mon seul bémol concernera le dessin. Si Peter Gross s’occupe bien de l’ensemble des mises en page de l’ouvrage, il délègue les crayonnés et l’encrage à pas moins de six artistes différents, auxquels il faut ajouter quatre coloristes. L’homogénéité de l’ensemble en souffre beaucoup et j’ai trouvé ça dommage.

Pour voir : Pas trouvé de preview, à mon grand étonnement.
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