Prophet vol. 3: Empire

Le pitch : Pendant que Old man Prophet continue de se rapprocher de ceux qui ont partagé son destin autrefois, l’armée de clones de l’Empire de le Terre se reconstruit et affronte ses ennemis.

L’avis : Décidément, Prophet ne ressemble à rien dans le paysage comics actuel. La comparaison avec Moebius et Jodorowsky a souvent été faite et elle est légitime, mais, en même temps, on retrouve très nettement la patte de Brandon Graham, faite d’idées bouillonnantes et d’écriture impressionniste qui embarque le lecteur sans pourtant lui donner les clés pour comprendre les détails des évènements. Ça donne un récit de SF plutôt insaisissable et fascinant. Autant j’ai été relativement déçu récemment par Multiple Warheads, autant je me suis encore une fois régalé avec Prophet, d’autant que le tandem Roy/Milonogiannis au dessin colle parfaitement à l’esprit du scénario. Encore !

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The Unwritten vol. 8: Orpheus in the Underworld

Le pitch : Tom part à la recherche de Lizzie au sein des histoires d’enfer sous toutes leurs formes. Pendant ce temps, en Australie, Savoy et Didge enquêtent sur de mystérieux meurtres au centre desquels se trouve un petit garçon qui aime les histoires de zombies.

L’avis : Depuis le début, The Unwritten est un récit d’une grande richesse intellectuelle et d’une grande densité narrative. Cependant, l’intelligence de l’écriture de Mike Carey a toujours rendu la complexité du récit très accessible. Pour la première fois, j’ai quand-même eu un petit peu de mal à le suivre dans les méandres de cet univers qui mélange allègrement mythes et réalité. Je ne sais pas si c’est dû justement au fait que la frontière entre les deux est de moins en moins nette ou si c’est parce que je commence à avoir du mal à me souvenir de tous les évènements antérieurs, mais j’ai eu cette fois le sentiment de ne plus bien savoir d’où on venait et où on allait. Il n’empêche que je ne me suis pas ennuyé une seconde et que la qualité de l’exécution reste élevée. C’est vrai pour l’écriture, et aussi pour le dessin de Peter Gross, fort bien assisté pour deux épisodes par Dean Ormston. Le tome se conclue par une pirouette (littéralement) qui annonce le crossover à venir avec Fables. Le mariage est logique, espérons qu’il soit beau.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 8: Lake of Fire

Le pitch : Liz et Fenix, chacune de leur côté, se confrontent à elles-mêmes et à un monde peuplé de monstres et de cinglés en tout genre.

Le pitch : Après deux tomes très tournés vers l’action et assez peu vers les personnages principaux, B.P.R.D. change de braquet en se focalisant sur les personnages féminins les plus intéressants de la série. Un autre changement réside dans la conclusion de l’ouvrage qui fleurerait presque bon l’optimisme, alors qu’on avait l’impression ces derniers temps que le B.P.R.D. était sur les rotules, en train de subir l’invasion plutôt que de la contenir. En perspective, une mission qui pourrait s’avérer aussi décisive que dangereuse. Ça promet ! Côté dessin, Tyler Crook est de retour aux commandes et il fait du très bon boulot, surtout dans la mise en scène des personnages. Cela dit, il a vraiment du mal à faire oublier Guy Davis qui savait rendre ses monstres autrement plus inquiétants. Quoi qu’il en soit, il s’agit sans aucun doute d’un très bon tome qui démontre que la série en a encore sous le pied. Tant mieux !

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 7: A Cold Day in Hell

Le pitch : En pleine recrudescence de monstres, Johann mène une mission de sauvetage en terrain hostile. Pendant ce temps, en Russie, Nichayko mène sa propre expédition en vue de maintenir sous son joug Varvara, l’enfant-démon.

L’avis : Cette fois, on peut dire que le renommage de la série est justifiée. C’est bel et bien l’enfer sur terre depuis le retour du Maître (dont je tairai l’identité) dans le tome précédent. Les monstres pullulent, la population subit des pertes colossales et les effectifs du B.P.R.D. fondent à vue d’œil vu les pertes qu’ils subissent à chaque mission. C’est notamment le cas dans la première partie de ce tome, où Johann se voit contraint de traverser à pied un long chemin le menant à un Chicago dévasté. Ça donne un récit riche en action dans une atmosphère apocalyptique très noire. J’ai trouvé l’exercice plutôt réussie, en particulier grâce au dessin sombre et réaliste de Laurence Campbell, complémenté par les couleurs du toujours excellent Dave Stewart. Par comparaison, le trait de Peter Snejbjerg paraît presque trop doux. Pourtant, il fait du très bon boulot, comme d’habitude. Le scénario de la deuxième partie dans laquelle il officie n’est pas franchement passionnant en soi, mais il a l’avantage de nous en apprendre un peu plus sur Varvara. Au final, je dirais qu’il s’agit ici plutôt d’un tome de transition qui ne fait pas beaucoup avancer les personnages et l’intrigue générale, mais qui se lit fort bien. J’enchaine de ce pas avec la suite.

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