Green Arrow vol. 4: The Kill Machine

Le pitch : Oliver Queen se retrouve ruiné et en fuite à cause d’un mystérieux nouvel ennemi. Au passage, il découvre un pan caché de la vie de son père et de ses propres origines.

L’avis : Motivé par un bon bouche à oreille et par l’arrivée de Jeff Lemire aux manettes de la série, je me suis laissé tenté par cette nouvelle mouture de Green Arrow. Parier sur un titre du DCU, ça devient une gageure par les temps qui courent et on ne peut pas dire que mes dernières tentatives furent couronnées de succès. Malheureusement, ce titre ne fera pas exception. Jeff Lemire livre ici une de ses prestations les moins originales. L’écriture n’est pas désagréable, quoique un peu lourde en explication parfois, mais c’est surtout la trame du scénario qui ne m’a guère emballé. C’est une histoire assez prototypique, avec son héros déchu à la recherche de ses origines, sa société secrète tirant les fils dans l’ombre et ses sidekicks aux personnalités unidimensionnelles. Ajoutez à ça un certain nombre d’évènements improbables, voire pas du tout crédibles, et il ne reste plus grand chose à sauver, si ce n’est quelques passages mieux sentis. Côté dessin, l’impression est plus positive. Andrea Sorrentino n’a pas grand chose à se reprocher. Tout au plus ai-je tiqué sur l’encrage de certaines cases, en particulier sur les visages. Pour le reste, il y a pas mal d’intensité et les mises en pages sont souvent très futées. Au final, ça fait une lecture pas désagréable mais vaguement ennuyeuse, et, très clairement, je n’ai pas envie d’aller plus loin.

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Fatale vol. 4: Pray for Rain

Critique post-estivale express : Josephine, devenue amnésique, croise la route de Nirvana Amsterdam à Seattle dans les années 90, et nous voilà avec un excellent tome de Fatale dans lequel désir et rock font un mélange explosif. L’histoire donne toute la mesure du pouvoir destructeur de Joséphine quand elle ne le contrôle pas. La façon dont le groupe s’embrase tout d’abord artistiquement puis dans un tourbillon destructeur est assez fascinant. Même si l’intrigue principale, reléguée au second plan, n’avance qu’assez peu, le récit est pleinement satisfaisant, car maitrisé de bout en bout par le duo Brubaker-Phillips, comme à leur habitude. On en redemande.

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The Superior Foes of Spider-Man vol. 1: Getting the Band Back Together

Critique post-estivale express : Comment transformer une poignée de super-vilains ringards, boomerang en tête, et en faire une bande de comiques immoraux et néanmoins attachants ? Demandez à Nick Spencer. Visiblement, il sait comment s’y prendre. Cette nouvelle série, dans laquelle Spider-Man n’apparaît pas cela dit en passant, est remplie de pépites rigolotes qui font souffler un vent frais chez Marvel. Le toujours très bon Steve Lieber, qu’on a plutôt l’habitude de voir sur de l’indé et des scénarios plus sérieux, semble étonnamment dans son élément. Avec Superior Foes, on est sur le même terrain que Hawkeye, en moins virtuose mais en plus drôle encore. Il n’y a franchement pas d’hésitation à avoir. Faites vous donc plaisir tant que ça dure, car la série va rapidement s’arrêter.

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Ghost World

Critique post-estivale express : Juste avant de partir en vacances, il se trouve que j’ai eu l’occasion de regarder l’adaptation cinématographique de ce qui est considéré comme le chef d’œuvre de Daniel Clowes. J’ai beaucoup aimé le film, mais j’ai été surpris de ne pas reconnaître l’histoire du comics que j’avais lu il y a une quinzaine d’année et dont j’avais pourtant un souvenir très positif. Daniel Clowes ayant été largement impliqué dans la production du film, c’est d’autant plus surprenant. Défaut de mémoire de ma part ou réelle divergence entre les deux œuvres ? Les deux, en fait. Je n’ai pas reconnu, car le cœur de l’intrigue n’est pas le même. Le film développe ce qui n’est qu’un épisode (et un personnage) relativement anecdotique dans la BD. En revanche, nombre d’autres scènes sont reprises quasiment mot pour mot, ce qui rend la filiation très forte. Au final, on retrouve les mêmes qualités dans les deux œuvres, soit une peinture douce-amère de la transition entre l’adolescence et la vie adulte chez deux filles aussi attachantes qu’insupportables. A vrai dire, la nuance est que Enid, la protagoniste principale, est plus attachante qu’irritante dans le film, alors que la balance penche plutôt de l’autre côté dans la BD. C’est peut-être ce qui fait que si j’ai apprécié cette relecture, je n’irais pas crier au chef d’œuvre comme d’autres l’ont fait. Ça reste cependant une lecture très recommandable.

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