Thor: God of Thunder vol. 2: Godbomb

Le pitch : Les trois Thors affrontent Gorr, bien décidé à faire exploser la mère de toutes les bombes.

L’avis : Ce second tome de la reprise de Thor par Jason Aaron commence par la présentation des origines de Gorr. Rien de bien particulier à signaler. En gros, Gorr a eu une vie de merde, il s’est rendu compte que prier les dieux pour que ça aille mieux ne changeait rien à la donne et le hasard a fait qu’il a reçu le pouvoir de leur faire payer ses illusions perdues. Tout ça est illustré par le très classique mais néanmoins efficace Butch Guice. La suite reprend le cours de l’histoire du tome précédent en faisant converger les trois Thors vers Gorr, avec un gros fight à la clé. En surface, il y a pas mal de choses assez plaisantes. Aaron distille quelques idées intéressantes et quelques touches d’humour bien senties dans un récit qui fait la part belle aux démonstrations de pouvoirs. Esad Ribic livre quelques planches splendides qui valent largement le coup d’oeil. Il n’en reste pas moins que tout ça manque cruellement de substance et repose sur des ressorts scénaristiques totalement improbables. Impossible dans ces conditions de se faire véritablement happer par le récit. C’est plutôt agréable à lire, mais ça s’oublie aussitôt. Dans ces conditions, je ne lirai pas la suite.

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Gødland vol. 6: Gøødbye, Divine!

Le pitch : Le grand final cosmico-psychédélique de Gødland.

L’avis : Plus de quatre ans, c’est le temps qu’il aura fallu pour pouvoir lire l’ultime tome de Gødland. Autant le dire tout de suite, la déception est à la hauteur de l’attente. Ce qui a commencé comme une revisite intelligente, drôle et moderne des grands classiques du superhéros cosmique se termine en trip métaphysique, métatextuel et hallucinogène. Cool, me dirons les amateurs de champis qui font rire. Oui, sauf que le trip est franchement hermétique et très bavard. Je me suis ennuyé à mourir, au point où j’ai dû finir le livre en diagonale. Je me suis quand-même efforcé de lire en détail le final, en espérant que Casey ait gardé comme dernière cartouche quelques-un de ces traits d’intelligence ravageur. Je ne les ai pas trouvé ou, tout du moins, elle ne m’ont pas touché. Je commente pour finir deux citations du dernier épisode qui résument bien l’intention de l’auteur et mon vécu de lecteur. « There is no meaning, only experience! Are you experienced? » Malheureusement, non, mon cher Joe. « It’s like the trip that never ends » C’est bien l’impression que j’ai eu, en effet. Heureusement, ça a tout de même fini par se terminer.

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