The Superior Foes of Spider-Man vol. 2: The Crime of the Century

Le pitch : Origines et mésaventures d’une bande de loosers aux superpouvoirs.

L’avis : Après un premier tome hilarant, The Superior Foes of Spider-Man marque le pas. Il faut dire que, mis à part le second épisode qui s’avère être le meilleur de tous, aucun n’est entièrement pris en charge par Nick Spencer et Steve Lieber. C’est d’abord Steve Lieber qui, ayant certainement besoin de souffler, partage la responsabilité du dessin avec Rich Ellis. Forcément, le niveau baisse d’un cran. Ensuite, c’est Spencer qui rejoint Lieber en vacances. Il file la main à James Asmus, puis à une collection de scénaristes, qui chacun travaille avec un ou plusieurs dessinateurs. Ajoutez à ça le fait que le dernier épisode ne porte même pas sur les personnages habituels de la série et vous obtenez sans surprise un ensemble assez décousu. Cela dit, ça reste plutôt drôle et agréable. On est quand-même plus dans le domaine du sourire que de l’éclat de rire. Bref, ce tome 2 n’est pas désagréable mais pas franchement indispensable. J’enchaine sur le troisième et dernier volume qui devrait normalement remettre la série sur les rails pour, j’espère, une conclusion à la hauteur du début.

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The Last Run: A Queen & Country Novel

Le pitch : Alors qu’elle a pris la décision d’arrêter les missions sur le terrain, Tara Chase est envoyée pour une dernière opération à Téhéran.

L’avis : Vous me direz que c’est étonnant pour un blog sur les comics, mais, après la chronique d’un manga, voilà que je vous parle d’un roman. Il faut dire qu’il est issu d’une série de comics dont j’ai déjà dit le plus grand bien et que Greg Rucka a décidé de décliner en romans. Après A Gentleman’s Game et Private Wars, The Last Run s’annonce le dernier de la série. Dès le début et jusqu’au bout se pose la question de savoir si Tara Chace survivra à ce chapitre. Je ne vous ruinerai pas la surprise. En tout cas, le récit est une vraie réussite. Je crois que je préfère encore Rucka comme écrivain que comme scénariste de comics. L’intrigue s’avère passionnante, sans temps mort, avec un suspense haletant, à tel point que je me suis avalé la deuxième moitié du bouquin d’une traite jusqu’au milieu de la nuit. Quant à la suite, difficile de dire s’il y en aura une. A mon avis, la dernière ligne forme un point final satisfaisant à Queen & Country, mais la porte reste ouverte à une suite, dans une configuration forcément très différente. Je précise tout de même que The Last Run peut tout à fait s’apprécier sans n’avoir jamais lu les opus précédents, mais si vous avez suivi les comics, vous auriez bien tord de vous en priver.

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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 5

Le pitch : Avant de poursuivre sa route sur la voie de l’assassin, Itto doit retrouver son fils dont il a été séparé.

L’avis : Comme première lecture de vacances, j’ai choisi à la fois un bon pavet (700 pages) et une valeur sûre (les quatre premiers tomes faisant partie de tous mes best of annuels depuis trois ans). A vrai dire, ça faisait un moment que j’achetais les omnibus sans les lire (on en est au numéro 9) de peur de me lasser, car le rythme de parution est plutôt élevé. Bien m’en a pris. C’est avec d’autant plus de plaisir que je me suis délecté des récits de Koike et Kojima. Seuls les premiers épisodes qui mènent aux retrouvailles du père et du fils font avancer l’intrigue principale. Le reste est constitué uniquement de récits courts et indépendants qui se terminent la plupart du temps par une exécution au sabre. C’est donc toujours la même recette, mais la maestria de la narration fait complètement oublier le caractère répétitif du scénario. Du grand art ! Il est fort probable que je n’attendrai pas aussi longtemps avant de m’avaler le vol. 6.

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