Fables vol. 21: Happily Ever After

Le pitch : Le conflit entre Rose red et Snow White monte en puissance. En bonus, quelques scènes d’au revoir, dont certains à des personnages qu’on ne pensait jamais revoir.

L’avis : Après deux tomes plutôt décevants, Fables retrouve des couleurs. Ouf, il était temps ! Alors que le tome précédent ne faisait que mettre en place les pièces de la conclusion, celui-ci a clairement pour objectif de faire monter la pression avant le tout dernier épisode. Certains regretteront peut-être que, pour y arriver, Bill Willingham fait agir ses personnages de façon surprenante. Le cas d’Ozma, en particulier, m’a laissé perplexe. En revanche, j’ai trouvé que le revirement de Rose Red, aussi contre nature puisse-t-il paraître, avait beaucoup de sens au regard de ses origines. Quelque part, une trame narrative s’impose à elle et elle ne peut que s’y conformer. Quoi qu’il en soit, Willingham réussit à faire monter le soufflé et on ne peut aborder le dernier épisode qu’avec envie. Au dessin, Mark Buckingham ne laisse sa place à personne, ce qui aide forcément à la réussite de l’histoire principale. A côté de ça, les guest stars se bousculent au portillon pour illustrer une série de vignettes racontant « la dernière histoire de… » Terry Moore et Jae Lee, notamment, livrent de belles pépites. Côté scénario, c’est assez inégal, mais il y a de bons moments, en particulier pour ceux qui aimèrent le grand n’importe quoi que fut Jack of Fables. Sur ce, j’entame la dernière ligne droite de cette grande série, en espérant qu’elle soit au moins à la hauteur de cet avant-dernier opus.

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Fables vol. 20: Camelot

Le pitch : Rose Red se donne une mission : réinstaurer Camelot et ses chevaliers de la table ronde. Ce faisant, elle se met à dos sa soeur, Blanche-Neige.

L’avis : Aïe, aïe, aïe ! Après ce que j’ai appelé un faux pas, Fables déçoit à nouveau. Ce tome n’est pas sans mérite, puisqu’il met en place des éléments d’intrigues qu’on devine déterminant pour la conclusion de la série, et il y a quelques bons moments. Cependant, j’ai trouvé que l’ensemble n’était guère passionnant, la faute à un récit un peu flottant, sans accroche véritablement forte. Côté dessin, ce n’est pas vraiment mieux. Ca commence par un épisode pris en main pour le très classique Barry Kitson. Ensuite, Mark Buckingham reprend la main, mais pas totalement. Il se fait assister, puis remplacer par Russ Braun, dont j’apprécie le dessin mais qui joue ici les bouche-trous. Quant aux deux derniers épisodes, que j’ai trouvé plutôt ennuyeux, c’est Steve Leialoha qui assure les illustrations, et autant dire qu’il est bien meilleur encreur que dessinateur. Bref, tout ça n’est pas à la hauteur de ce que la série a été. J’espère juste qu’il s’agit seulement d’une mise en place un peu laborieuse avant un bouquet final réussi. Réponse très bientôt.

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The Superior Foes of Spider-Man vol. 3: Game Over

Le pitch : Plan machiavélique, trahison et crétinerie chez Boomerang et cie.

L’avis : Après un deuxième tome assez décousu et très nettement inférieur au premier, The Superior Foes of Spider-Man se conclue de façon tout à fait satisfaisante. Cette fois, Nick Spencer et Steve Lieber sont aux commandes de bout en bout. Côté dessin, rien à redire, Lieber maitrise son sujet sans faiblir, ou presque. Côté scénario, je dois dire que j’ai trouvé la première partie drôle, mais sans plus, car j’avais la sensation que la série commençait à tourner en rond. Tous les personnages, à force d’être fidèles à eux-mêmes, commençaient à toujours rebondir sur les mêmes ressorts comiques. Heureusement, les deux derniers épisodes concluent très bien l’affaire. Les plans de Boomerang donnent lieu à des situations ubuesques. Ca part dans tous les sens, une sorte d’Ocean Eleven en plus bordélique et moins classe, jusqu’à la dernière pirouette qui forme un point final réussi. Au global, je pense que les auteurs ont bien fait de ne pas chercher à trop prolonger la série, car elle se serait vite essoufflée, mais, pour ce qu’elle aura durée, ce fut un joli vent de fraicheur dans le petit monde des superslips.

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