Hawkeye vol. 3: L.A. Woman

Le pitch : Kate s’installe à L.A., se déclare détective privé pour ne pas être fauchée, se fait des amis et affronte Madame Masque.

L’avis : Pour composer le troisième recueil de la Hawkeye, Marvel a pris l’option de regrouper plusieurs épisodes mettant en scène Kate Bishop. Pas de Clint Barton en vue cette fois, si ce n’est dans les toutes premières pages. Le résultat s’avère assez malheureux, car si le contraste entre les deux personnages est intéressant, Kate prise isolément est assez agaçante pour qui ne s’amuse pas de son esprit post-adolescent. Beaucoup d’agitation, de grimaces, de répliques qui claquent et qui alignent les références. Au final, je n’ai qu’assez rarement souri à ce qui s’apparente pourtant à une pure comédie. Comme un malheur n’arrive jamais seul, Kate est servie par des dessins relativement médiocres. Javier Pulido, même s’il n’est pas David Aja, s’en sort bien sur le premier épisode. En revanche, Annie Wu, qui prend en charge le reste, a un style approximatif et parfois confus. Tout ça fait un recueil très décevant au regard des deux tomes précédents. Le suivant devrait heureusement redresser la barre avec le retour de Barton et de Aja.

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Rover Red Charlie

Le pitch : Road movie canin post-apocalyptique.

L’avis : Garth Ennis est un très grand scénariste. Ceux qui en doutent et ne retiennent de lui que sa propension à l’outrance ne comprennent pas grand chose à la bande-dessinée. Je n’ai pas trop l’habitude de ce genre de jugement péremptoire, mais après la lecture de Rover Red Charlie, ça m’apparait encore une fois comme une évidence. Garth Ennis est un scénariste complet qui sait raconter une histoire, mais sa plus grande force, c’est de savoir donner du corps à ses personnages. Sur ce coup là, il est au top de sa forme. Le trio de chiens qui traverse le pays à la recherche d’humains n’ayant pas sombré dans une folie meurtrière s’avère aussi attachants que passionnants. Même le bulldog sanguinaire qu’ils affrontent prend une épaisseur étonnante en quelques cases. Il faut dire que Garth Ennis arrive à transposer des sentiments d’homme à une vie de chien avec beaucoup d’habileté sans que ça paraisse artificiel. Ce qui est vrai pour les individus est aussi vrai pour les attributs de races. A chacune son tempérament, son intelligence, son langage. Les dialogues sont d’ailleurs souvent délicieux. Michael DiPascale, au dessin, n’est pas tout-à-fait à la hauteur du scénario. La mise en couleur en particulier m’a plutôt déplu. Cela dit, il est loin de démériter, car il arrive à retranscrire beaucoup de sentiments sur ses gueules de toutou. Il y a aussi beaucoup de travail sur le langage corporel de ses petites bêtes. Pour conclure, voilà un comics de très haute tenue, passionnant, inventif, drôle, touchant, violent aussi parfois, mais la violence n’est gratuite que chez les hommes. Bref, c’est du caviar, parfait pour servir à Noël.

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Fatale vol. 5: Curse the Demon

Le pitch : Josephine entraine Nicolas avec elle sur le chemin qui pourrait la libérer de sa malédiction, quel qu’en soit le prix.

L’avis : Voilà la conclusion de Fatale, une série dont je n’ai dit que du bien jusqu’ici. Malheureusement, ce ne sera pas le cas cette fois. Pourtant, il y a plein de bons points à souligner. Sean Philips fait un travail éblouissant par moment et il y a quelques scènes très bien écrites, notamment celles où Nicolas s’abandonne totalement à sa passion dévorante pour Jo ou encore l’évocation du fils de cette dernière. Ce dernier point aurait d’ailleurs pu  être autrement plus développé dans le cadre de la série. Et puis vient la conclusion que j’ai trouvée confuse, peu gratifiante et, par conséquent, pas du tout à la hauteur de la série. Ca ne cache pas totalement le plaisir éprouvé à la lecture de cette série, mais c’est dommage de terminer sur une mauvaise note quand le concert fut si mélodieux.

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