East of West vol. 4: Who Wants War?

Le pitch : C’est la guerre entre les nations. Pendant ce temps, Babylon apprend à survivre dans le monde réel.

L’avis : East of West poursuit sur sa très belle lancée avec un récit en deux temps. La première partie poursuit la mise en scène des conflits politiques entre les nations américaines, avec la guerre qui est cette fois très ouvertement déclarée. Ensuite, le récit se recentre sur Babylon, le fils de la mort, qui apprend à vivre dans le monde réel, ou tout du moins le croit-il. Le récit gagne alors en simplicité, ce qui offre un changement appréciable. Les deux parties offrent donc deux lectures différentes, mais tout aussi passionnantes, et servies par les dessins de toute beauté signés par Dragotta. Décidément, une des meilleures séries du moment. J’achète, comme dirait l’autre.

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East of West vol. 3: There Is No Us

Le pitch : Alors que les chefs des grands territoires se réunissent pour régler leurs comptes, Death d’un coté et les autres chevaliers de l’apocalypse de l’autre convergent vers l’enfant qui pourrait anéantir le monde.

L’avis : Dans la lignée des deux précédents tomes, East of West continue sa chevauchée futuriste. Le scénario, en se complexifiant, devient plus exigeant. Difficile parfois de bien suivre les motivations des uns et des autres. Il faut dire que la galerie de personnages est grande. L’écriture est toujours aussi relevée, l’intrigue accrocheuse et le scénario nerveux. Quant à Nick Dragotta, son dessin a toujours beaucoup de souffle et de qualités techniques, même s’il a quelques instants de faiblesse, très ponctuels heureusement et compensés par des planches splendides. Franchement, dans l’ensemble, je me régale et je me demande bien où tout ça va mener.

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Hawkeye vol. 4: Rio Bravo

Le pitch : Clint rêve de dessins animés et reçoit la visite de son frère, avant l’affrontement final avec la pègre russe et leur redoutable tueur à gage.

L’avis : Suite et fin du run de Matt Fraction sur Hawkeye et, autant le dire tout de suite, cet ultime volume n’a rien à voir avec la déception que fut le précédent. On retrouve Clint, le superhéros loser, et une belle brochette d’artistes, ce qui change tout. Le premier épisode est un peu particulier, car presque entièrement raconté au travers d’un dessin animé pour enfant. L’exercice est original, les illustrations de Chris Eliopoulos très sympathiques, mais ça n’est pas aussi réussi que ça aurait pu l’être. Je me souviens d’un Chris Eliopoulos hilarant dans les pages de Savage Dragon. Là, j’ai souri, guère plus. Ensuite, changement complet de ton, puisque Matt Fraction revient sur l’enfance de Clint et sur sa relation avec son père violent. Il établit les liens forgés avec son frère dans ce contexte, qu’il développera par la suite. Francesco Francavilla est, comme d’habitude, remarquable au dessin. Il est cependant éclipsé par l’incroyable David Aja, qui reprend les rênes pour les derniers épisodes. Ses qualités sont multiples. Matt Fraction s’appuie sur ses capacités de narrateur, notamment lors d’un épisode presque entièrement raconté dans un langage des signes peu orthodoxe. Le trait est toujours aussi élégant, y compris dans les scènes d’action qui forment l’essentiel des deux derniers épisodes. Le scénario est globalement très bon, même si tout n’est pas très crédible. Je commençais aussi à en avoir un peu marre de ces truands russes au vocabulaire trop répétitif. En revanche, les dernières pages forment une conclusion parfaite à la collaboration entre Fraction et Aja. C’est ce qui s’appelle tirer dans le mille. Bravo messieurs !

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