Harrow County vol. 1: Countless Haints

Le pitch : Des difficultés d’être la réincarnation d’une sorcière quand on a 18 ans dans le sud de l’Amérique au début du siècle dernier.

L’avis : Cullen Bunn semble avoir apprécié ses collaborations ponctuelles avec Tyler Crook sur The Sixth Gun puisque les voilà tous les deux en train de nous raconter une histoire de jeune fille qui se découvre brutalement être la réincarnation d’une sorcière brulée dix-huit ans plus tôt. Dans l’ensemble, le récit fonctionne bien. L’ambivalence de l’héroïne, dont l’innocence de la jeunesse est rattrapée par la noirceur de ses origines, est un des moteurs de l’histoire. Les personnages secondaires sont également soignés. L’autre point fort est sans conteste le dessin de Tyler Crook, qui fait la démonstration de ses qualités habituelles de narration et d’expressivité, et qui nous offre en plus un beau travail en aquarelle sur les couleurs. Le seul bémol qui m’empêche d’être totalement enthousiaste est le script de Cullen Bunn que j’ai trouvé par moments un peu lourd, un peu trop explicite. J’ai trouvé aussi les cliffhangers de fin d’épisodes un peu mous du genou. Cela dit, l’impression globale est très bonne et je ne pense pas pouvoir résister à l’appel de cette jeune sorcière lorsque l’heure de commander le tome 2 viendra.

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Jupiter’s Legacy vol. 1

Le pitch : Conflit politico-familial chez les super-héros.

L’avis : Cela faisait une éternité que je n’avais pas lu du Mark Millar, presque 7 ans avec Marvel 1985. Il faut dire que c’est un scénariste qui écrit des scénario d’une profondeur où l’on ne risque pas de se noyer. C’est encore le cas ici. L’histoire ne propose rien de nouveau dans le fond, les aspects qui auraient pu être les plus élaborés sont traités superficiellement et la psychologie des personnages est limitée. Tout ça a fait un début de lecture plutôt laborieux. En revanche, dès que l’action a démarré, c’est tout de suite devenu plus plaisant. Millar est plus à son aise, avec un script efficace et parfois drôle. Et puis, forcément, lorsqu’on est aidé par Frank Quitely, tout passe mieux. Lorsqu’on s’ennuie, on se dit que c’est au moins très joli à regarder, et quand le rythme augmente, ça se met à dépoter sérieusement. C’est tout de même un sacré virtuose du crayon ! C’est bien grâce à lui que ce premier tome de Jupiter’s Legacy m’a été plutôt agréable. Suffisamment pour lire la suite ? Peut-être pas, sauf si j’ai envie de me prendre ma dose de Quitely dans les mirettes. Nous verrons.

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Deadly Class vol. 3: The Snake Pit

Le pitch : Action survitaminée et dépression adolescente.

L’avis : Encore un très bon tome de Deadly Class. On reprend l’histoire là où on l’avait laissée, en pleine action, et ça va à 200 à l’heure pendant deux épisodes. Lorsque la poussière retombe, Marcus est mal en point psychologiquement. Remender met alors en scène les affres de l’adolescence, sur le plan social et émotionnel, le tout exacerbé par un abus de drogue en tout genre. En gros, Marcus perd pied jusqu’au dernier épisode où l’action reprend le dessus, et de fort belle manière. Encore une fois, on a le droit à un pur cliffhanger. Tout ça est fort bien mené par Remender, et Wes Craig n’est pas en reste. Si quelques planches auraient mérité un peu plus de finition, c’est globalement du très haut niveau. Vivement la suite !

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Deadly Class vol. 2: Kids of the Black Hole

Le pitch : Romance et violence chez des ados assassins.

L’avis : Le premier tome de Deadly Class fut l’une des belles surprises de 2015. Ce deuxième tome poursuit sur la lancée de fort belle manière. Remender développe ses personnages, en particulier avec deux épisodes qui reviennent sur le passé de deux des personnages principaux. Le triangle amoureux esquissé dans le tome précédent monte en régime. Rien de particulièrement original sur ce point, mais ça fonctionne correctement. Un peu de comédie tendance scatologique qui m’a bien fait rire, et puis on termine avec une scène d’action menée tambour battant. C’est d’ailleurs une des caractéristiques du récit en général. Tout est mené à un rythme endiablé, à la limite du déraillement parfois, mais Remender s’en sort bien. Il faut dire qu’il peut compter sur l’énergie du trait de Wes Craig. Son style est vraiment très dynamique, même si je l’ai trouvé moins précis que dans le premier tome. Ca reste tout de même un travail remarquable. Tout ça termine sur un gros cliffhanger. Heureusement, j’ai le tome 3 déjà sous la main.

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