Hellboy and the B.P.R.D. vol. 1: 1952

Le pitch : La première mission de Hellboy au Brésil.

L’avis : Ce 1952 s’inscrit dans la lignée des B.P.R.D.: 1946, 1947 et 1948, sauf que, cette fois, Hellboy a grandit et prend part activement à la mission. Autant le dire tout de suite, la mission et la façon dont elle est racontée n’ont rien d’original. C’est du Hellboy pur jus avec quelques éléments de scénario que j’ai trouvés un peu maladroits. Ca reste agréable à lire, d’autant qu’Alex Maleev fait un boulot très soigné et efficace, mais je classe cette oeuvre parmi les productions pas franchement indispensables du Mignolaverse. D’ailleurs, je n’ai pas commandé le 1953 qui est sorti cet été et je vais m’en tenir à cette décision.

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Harrow County vol. 2: Twice Told

Le pitch : Emmy se découvre une soeur jumelle qui embrasse plus facilement qu’elle ses origines maléfiques.

L’avis : Malgré quelques réserves sur l’écriture, j’ai beaucoup apprécié le premier tome de cette série. La suite ne démérite pas franchement dans la mesure où c’est toujours plutôt bien écrit et surtout remarquablement bien illustré par Tyler Crook. Son trait élégant est d’une grande justesse pour exprimer les émotions et les ambiances. La mise en peinture est également du plus bel effet. Seulement voilà, tout ça est au service d’une histoire relativement banale et sans grand relief. En plus, l’élément le plus mystérieux de l’intrigue – d’où vient donc cette soeur jumelle et comment l’a-t-elle retrouvé ? – n’est même pas abordé. En d’autres mots, c’est très bien exécuté, mais ça n’a pas un très grand intérêt. Comme le troisième tome semble être constitué pour moitié par des épisodes de remplissage, je crois que je vais lâcher l’affaire et je vais croiser bien fort les doigts pour que Tyler Crook ne s’attarde pas trop sur ce projet, car j’ai vraiment envie de lire à nouveau son travail.

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Empty Zone Vol. 1: Conversations With The Dead

Le pitch : Une mercenaire cyborg maniaco-dépressive est rattrapée par le lourd passé qu’elle traine depuis l’époque où elle faisait parti d’une troupe de soldats d’élite.

L’avis : Jason Shawn Alexander est un surdoué du dessin. Ca, on le savait déjà. Avec Empty Zone, j’étais curieux de voir ce qu’il allait donner au scénario et, ma foi, il s’en tire plutôt bien. Empty Zone, c’est du cyberpunk noir de chez glauque. Alexander soigne son monde post-apocalyptique et on se laisse facilement happer par l’ambiance. L’intrigue n’est pas mal non plus dans le sens où l’auteur avance habilement ses pièces pour dévoiler progressivement les dessous du mystère. Au-delà, ce n’est pas non plus d’une très grande originalité. L’héroïne torturée et sexy qui botte le cul de tout le monde, on a déjà vu ça ailleurs. Et puis Alexander le scénariste a quand-même un peu tendance à écrire pour faire plaisir à Alexander le dessinateur et ça se fait parfois un peu au détriment de l’histoire. Le bon côté dans tout ça, c’est que c’est assez délicieux à regarder. Certaines planches sont sublimes. Au final, j’ai beaucoup apprécié ce tome d’introduction. Reste à savoir si ça va tenir sur la longueur.

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Alex + Ada vol. 3

Le pitch : Quand le bras armé de la justice rattrape le couple interdit…

L’avis : Ce troisième tome est la conclusion de la série de science fiction romantique proposée par Sarah Vaughn et Jonathan Luna. Les deux tourtereaux au centre de l’histoire n’ont pas vraiment le temps de vivre leur passion avant d’être rattrapés par la justice. Le premier tiers continue d’explorer la thématique de l’amour interdit dans une société qui a peur, puis c’est la séance de la fuite avec son lot d’action, avant de terminer par un épilogue qui déroule 25 ans en vitesse accélérée. J’ai trouvé la conclusion satisfaisante dans l’ensemble, quoiqu’un peu rapide et manquant d’impact émotionnel. C’est une histoire plus intéressante, de par les questions qu’elle pose, que touchante, ce qui est un petit peu dommage pour une histoire d’amour. Bref, je recommanderais plus vivement cette série aux amateurs de science fiction qui fait réfléchir qu’aux coeurs d’artichaut.

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Russian Olive to Red King

Le pitch : Alors qu’Olive part effectuer une mission scientifique en milieu hostile, Red, son compagnon, écrivain à tendance névrotique, affronte l’angoisse de la séparation.

L’avis : Autant commencer tout de suite par l’essentiel : cette BD mérite d’être achetée ne serait-ce que pour les illustrations. Stuart Immonen est un des meilleurs dessinateurs de son époque. C’est vrai quand il dessine du superhéros et c’est encore plus vrai lorsqu’il met son talent au service d’oeuvres plus sensibles, comme ce Russian Olive to Red King ou, avant ça, Moving Pictures. Certaines planches sont de toute beauté et servent admirablement bien le caractère mélancolique de l’histoire. Côté scénario, justement, mon enthousiasme n’est pas à la même hauteur. Si la partie qui concerne Red parvient bien à son but, montrer l’angoisse de la perte de l’autre qui évolue au fil du temps sur un terrain psychologique déjà fragile, la partie qui concerne Olive est nettement plus fade. Tout cela se lit très vite, jusqu’à ce que, surprise, l’ouvrage se transforme en une prose largement déconnectée de l’histoire qui précède. En termes d’illustrations pour ce texte plutôt indigeste, on a le droit à de petites vignettes représentant des carreaux cassés. Un peu dommage, tout de même, quand on a Stuart Immonen sous la main. Bref, vous l’aurez compris, mon impression est plutôt mitigée. Je ne regrette pas mon achat, car je pense que l’oeuvre vaut le détour, mais je suis quand-même largement resté sur ma faim.

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