The Sixth Gun vol. 8: Hell and High Water

Le pitch : Bataille épique en prélude à l’apocalypse.

L’avis : Alors que The Sixth Gun brillait jusqu’ici par sa régularité, ce huitième et avant-dernier tome ressemble fort à un trou d’air. La faute n’est surement pas du côté du dessin, car Brian Hurtt ne faiblit pas d’un iota. En revanche, j’ai trouvé le récit fort ennuyeux. Les premiers épisodes passent encore, avec notamment l’introduction de celui qui dirigent les Chevaliers de Salomon, même si on se demande bien quel est son rôle si près de la fin de la série. C’est surtout la longue, très longue, bataille entre Drake et sa bande, d’un  côté, et les sbires de Griselda, de l’autre, qui m’a posé problème. C’est franchement loin d’être passionnant, d’autant que Cullen Bunn use et abuse d’une voix off qui alourdit la narration et devient vite répétitive. Reste maintenant la conclusion tant attendue que, bien sûr, je vais lire, au regard de la qualité d’ensemble de la série. J’espère juste qu’elle conclura l’affaire sur une meilleure note que l’avant-dernière.

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Bitch Planet vol. 1: Extraordinary Machine

Le pitch : Dans une société ultra-patriarchale, une prison pour femmes trop peu conciliante est prise dans une embrouille où sport, politique et médias se mêlent.

L’avis : Avec Pretty Deadly, on ne peut pas dire que ma première expérience de l’écriture de Kelly Sue DeConnick ait été très convaincante. Malgré tout, je me suis laissé tenté par Bitch Planet, et bien m’en a pris. C’est un récit qui aborde le féminisme avec beaucoup d’originalité. D’ailleurs, le récit dépasse le cas de la condition féminine. C’est à la fois un récit carcéral et une satire du monde actuel vu au travers du spectre d’une société ultra-patriarchale. J’ai vraiment beaucoup aimé l’approche. Beaucoup de personnages sont introduits ici. Assez bizarrement, on a un épisode centré sur un personnage secondaire, alors que les pièces maitresses ne sont pas encore véritablement développées. J’imagine que ça viendra par la suite. Côté dessin, j’ai retrouvé avec plaisir Valentine De Landro que je ne connaissais que de quelques pages d’X-Factor. Il fait ici un très bon boulot, avec des planches vivantes et des personnages bien définis. Je signe sans hésitation pour la suite.

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