Letter 44 vol. 3: Dark Matter

Le pitch : Alors que la troisième guerre mondiale éclate sur terre, l’équipage du Clarke apprend à cohabiter avec les extra-terrestres.

L’avis : Si Letter 44 excelle, c’est bien par son scénario. Ce troisième tome est encore une fois riche en évènements, avec de nombreux rebondissements, en particulier dans les derniers épisodes, et le lecteur est tenu en haleine. Charles Soule ne choisit pas la facilité et gère de main de maître sa galerie de personnages et les fils de l’histoire qui s’entremêlent pour faire une tapisserie du plus belle effet. Si seulement le dessin était au même niveau, ce serait une des séries phares du moment pour moi. Malheureusement, j’ai vraiment du mal avec le style d’Albuquerque. Je lui reconnais de vraies qualités de dynamisme, mais j’ai du mal à supporter les postures et les expressions de ces personnages. A cause de ça, je m’étais presque résolu à arrêter la série, mais le rush de la fin du tome m’a raccroché au train. A ce stade, j’ai donc juste envie que l’histoire se conclue vite mais aussi bien qu’elle a commencée.

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Letter 44 vol. 2: Redshift

Le pitch : Le président Blade s’écarte des plans de son prédécesseur, tout en continuant à cacher l’existence des extraterrestres au public. De leur côté, les membres de l’expédition se rapprochent du danger.

L’avis : Ce deuxième tome de Letter 44 ne déçoit pas dans la mesure où il a les qualités du premier : une intrigue bien menée, avec son lot de surprises et des personnages bien construits. Les deux récits qui évoluent en parallèle sur la terre et dans l’espace se conjuguent bien malgré leur quasi-indépendance à ce stade. En revanche, j’ai été plus gêné que la dernière fois côté dessin. Albuquerque a des qualités de dynamisme qui servent bien la narration, mais ça manquent souvent de finesse avec des corps et des visages distordus à la limite de la caricature. Au final, je ne peux m’empêcher de penser que ce récit captivant serait bien mieux servi par un dessin plus retenu et techniquement plus maitrisé.

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Letter 44 vol. 1: Escape Velocity

Le pitch : Franchement élu à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama Stephen Blades découvre qu’une grande partie de la politique guerrière de son prédécesseur était déterminée par la découverte d’une présence extra-terrestre à portée de fusée. Justement, la mission secrète envoyée pour enquêter s’approche de sa destination.

L’avis : Letter 44 nous offre deux récits en parallèle. Le premier se déroule sur terre et met en scène les intrigues politiques d’un président qui doit gérer une situation à laquelle il ne s’attendait pas. Il ne peut donc pas opérer la rupture qu’il comptait incarner, ou tout du moins pas de la même façon. Par ailleurs, il n’est pas entouré que d’amis. La seconde met en scène la dimension fantastique de l’histoire, avec un bon suspens sur la nature des extra-terrestres et une bande d’explorateurs aux personnalités bien campées. Le mélange des genres opère bien et l’intrigue est accrocheuse. Difficile de ne pas se prendre au jeu. Côté dessin, je ne suis pas particulièrement fan du style d’Alberto Alburquerque, assez porté sur la caricature. Cela dit, sa narration est bonne, il fait preuve d’une grande constance et il a le mérite de donner une vraie identité visuelle à la série. Donc, au final, je me suis aussi laissé convaincre par le dessin. La suite est donc commandée.

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