The Sixth Gun vol. 8: Hell and High Water

Le pitch : Bataille épique en prélude à l’apocalypse.

L’avis : Alors que The Sixth Gun brillait jusqu’ici par sa régularité, ce huitième et avant-dernier tome ressemble fort à un trou d’air. La faute n’est surement pas du côté du dessin, car Brian Hurtt ne faiblit pas d’un iota. En revanche, j’ai trouvé le récit fort ennuyeux. Les premiers épisodes passent encore, avec notamment l’introduction de celui qui dirigent les Chevaliers de Salomon, même si on se demande bien quel est son rôle si près de la fin de la série. C’est surtout la longue, très longue, bataille entre Drake et sa bande, d’un  côté, et les sbires de Griselda, de l’autre, qui m’a posé problème. C’est franchement loin d’être passionnant, d’autant que Cullen Bunn use et abuse d’une voix off qui alourdit la narration et devient vite répétitive. Reste maintenant la conclusion tant attendue que, bien sûr, je vais lire, au regard de la qualité d’ensemble de la série. J’espère juste qu’elle conclura l’affaire sur une meilleure note que l’avant-dernière.

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The Sixth Gun vol. 7: Not the Bullet, But the Fall

Le pitch : Becky, Drake et leurs compagnons affrontent la Sorcière Grise et ses sbires… et il y a de la casse.

L’avis : Que d’action et que d’évènements majeurs s’enchainent dans ce septième volet de The Sixth Gun. La galerie de personnages, qui s’était bien étoffée au fil des tomes, se retrouve sérieusement élaguée. La place laissée vide est en grande partie comblée par la sorcière Griselda, son fidèle et redoutable second Jesup, et son armée d’homme-lézards. Difficile de s’ennuyer dans ces conditions, d’autant que l’exécution est toujours au rendez-vous. Cullen Bunn et Brian Hurtt sont décidément de bien bons narrateurs. A noter que le dernier épisode, dessiné par Tyler Crook, raconte les origines de Griselda et les circonstances de la naissance de son fils, celui qui deviendra le général Hume. Là encore, c’est une réussite. Que de compliments, me direz vous ? Oui, et je crois que c’est mérité. Cela dit, je commence à penser que la série mériterait d’arriver à sa conclusion. Ce sera le cas dans deux volumes, ce qui me rassure, car, sinon, j’aurais eu peur que l’intrigue ne traine en longueur. Avec la fin bientôt en vue, je croise juste les doigts pour que le niveau se maintienne jusqu’au bout.

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The Sixth Gun vol. 6: Ghost Dance

Le pitch : L’esprit de Becky navigue entre différentes réalités, passées ou potentielles.

L’avis : Ce nouvel opus de The Sixth Gun fait la part belle à Becky que l’ont suit d’époque en époque, puis de réalité en réalité alternative. Au fil de l’intrigue, le personnage évolue et on ne s’ennuie pas une seule seconde, d’autant que le contexte change du tout au tout à chaque épisode. Les autres personnages sont renvoyés au second plan et, pour la peine, la lecture est moins intéressante en ce qui les concerne. Côté dessin, Brian Hurtt est égal à lui-même. Son trait est relativement classique, sans effet de style, mais toujours aussi précis et efficace sur le plan narratif. De façon générale, cette série est remarquable de constance. Ce n’est pas à proprement parlé une de mes séries favorites, dans la mesure où elle ne me transporte pas plus que ça, mais les auteurs savent raconter une histoire et se complètent admirablement bien. C’est donc une œuvre d’une solidité à toute épreuve que je suis bien décidé à suivre jusqu’au bout.

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The Sixth Gun vol. 5: Winter Wolves

Le pitch : Pendant que Drake et Becky sont coincés dans un monde aussi glacial que surnaturel, Gord, Kirby et Asher Cobb affrontent l’Epée de Salomon.

L’avis : Dans la ligne droite du tome précédent, nous retrouvons les différents protagonistes de ce western fantastique dont l’intrigue avance doucement, mais surement. Le mystère lié aux six pistolets devient de plus en plus clair, notamment dans l’intrigue qui concerne Becky et Drake. En cela, c’est la partie de l’ouvrage la plus importante. Ce n’est pourtant pas celle que j’ai préférée, car je l’ai trouvé moins dynamique au niveau narratif que celle mettant en scène Gord et ses deux acolytes. Il faut dire que les scènes d’action y sont plus nombreuses. La différence tient aussi aux personnages eux-mêmes, Kirby et Asher délivrant quelques répliques savoureuses. Les deux groupes finissent par se rejoindre. L’histoire rebondit alors avec une des scènes les plus réussies du bouquin, quand Becky affronte à distance Missy Hume. Tout ça se termine par l’apparition de nouveaux personnages qui seront très certainement importants pour la suite. Ca tombe bien, j’attaque le tome 6 dans la foulée, avec enthousiasme mais toujours ce sentiment que j’aimerais bien voir la fin approcher.

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Hard Time: 50 to Life & Sixteen

Le pitch : Avec son pote, Ethan, 15 ans, veut donner une leçon aux gars de son bahut qui le respectent pas. Ce qui ne devait être qu’un coup d’éclat dérape, avec morts et blessés à la clé. Condamné à 50 ans de prison, l’adolescent se voit enfermé, mais il découvre en même temps que son esprit peut s’évader de son corps en sommeil.

L’avis : Hard Time, c’est l’histoire d’une série de grande qualité injustement boudée par les lecteurs. C’est aussi l’histoire d’une aberration de la politique éditoriale de DC. Le premier recueil, 50 to Life, est sorti en 2004, mais n’a as eu de suite. Jusqu’ici rien de vraiment anormal, puisqu’on imagine que l’opération n’aurait pas été rentable. Mais alors pourquoi donc sortir ce volume 2 huit ans plus tard, soit quatre ans après la mort du scénariste, sans même rééditer le tome 1 ? Mystère, mais ce n’est pas moi qui vais me plaindre, car j’avais très envie de lire la suite.

Et quel plaisir j’ai eu à relire 50 to Life puis à enchainer avec Sixteen ! Hard Time, c’est la rencontre heureuse entre un récit carcéral, avec sa dose de de claustrophobie, de violence, et de tension entre gangs communautaires, et un récit fantastique qui dévoile progressivement la nature des pouvoirs d’extra-corporéalité d’Ethan. Steve Gerber maitrise son sujet, avec une narration bien rythmée, des dialogues crédibles et une galerie de personnages bien campés. Quant à Brian Hurtt, il livre un travail de grande qualité, toujours très régulier, égal à ce qu’il a pu faire sur Queen & Country, The Damned ou The Sixth Gun.

Le dernier épisode de Sixteen m’a laissé penser que Steve Gerber accélérait le rythme du récit pour conclure son histoire, mais, à ma grande surprise, il a ouvert de nombreuses portes pour la suite. En même temps, la dernière page se conclut par un « What a shame » que j’ai interprété comme l’expression d’un regret de l’auteur de ne pouvoir continuer. Peut-être le sort de la série était-il incertain à l’époque. Quoi qu’il en soit, il se trouve que Hard Time a bel et bien eu une suite quelques mois plus tard, avant d’être définitivement annulée sept épisodes plus tard. Tout ce que j’espère maintenant, c’est que les gens de DC vont être cohérents et publier un troisième recueil. Toujours rien d’annoncé, ce qui n’est pas bon signe. Si rien ne vient, ce ne sera pas quel dommage, mais quel honte pour eux.

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The Sixth Gun vol. 4: A Town Called Penance

Le pitch : Becky part à la recherche de Drake, ce qui l’amène à Penance et son puits auquel il ne vaut mieux pas boire.

L’avis : Les trois premiers épisode de ce tome 3 continuent sur la bonne lancée du précédent. On y retrouve Becky qui se durcit sous l’influence de son arme, Drake qui morfle dans les mains des Chevaliers de Salomon et les habitants de la ville de Penance qui réservent leur lot de surprise. Tout ça est solide et très engageant. Vient ensuite un épisode muet plutôt réussi du point de vue narratif, mais qui souffre d’un manque de crédibilité dans les scènes d’action. J’avais déjà noté le problème dans le tome précédent et je trouve un peu dommage que ça se répète. L’épisode suivant conclut de façon satisfaisante le sauvetage de Drake par Becky et pose quelques jalons pour la suite de l’histoire. Dans tout ça, Brian Hurtt fait toujours preuve de la belle régularité qu’on lui connait. Enfin, le dernier épisode nous fait changer de décor, puisqu’il est consacré à Kirby Hale avec des illustrations de Tyler Crook, lui aussi montrant de belles qualités. Bref, voilà encore un très bon tome de The Sixth Gun. Je me suis cependant surpris en fermant le bouquin à avoir envie de voir arriver rapidement la conclusion. Or, d’après la dernière interview de Cullen Bunn que j’ai pu lire, on est parti pour une cinquantaine d’épisodes, soit encore au moins autant que ce qui est déjà paru en TPB. J’espère ne pas me lasser avant l’heure. En tout cas, je signe pour le tome 5, c’est sûr.

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The Sixth Gun vol. 3: Bound

Le pitch : Drake et Becky rapatrient en train le corps du général Hume en lieu sûr, mais le voyage ne sera pas de tout repos. Pendant ce temps, Gord retourne sur les lieux de son passé qu’on découvre fortement lié aux six armes maléfiques.

L’avis : Après un second volume à la hauteur d’un premier tome excellent, c’est avec grand plaisir que je me suis replongé dans l’univers de western fantastique proposé par Cullen Bunn et Brian Hurtt. Dans un premier temps, j’ai bien cru que j’allais être déçu. En effet, les deux premiers épisodes sont essentiellement axés sur la baston, avec un enchainement de scènes d’action que j’ai trouvées assez peu crédibles et rapidement lassantes. Heureusement, passés ces deux épisodes d’entame, j’ai à nouveau retrouvé mon enthousiasme pour la série. Drake et Becky passent au second plan et ce sont des personnages secondaires qui en bénéficient. Ça commence par un épisode consacré aux origines d’une momie ayant été introduite dans l’épisode précédent. Brian Hurtt laisse la place pour cette fort agréable digression à Tyler Crook, récemment découvert sur sur B.P.R.D et qui assure bien là aussi. Ensuite, le projecteur est essentiellement braqué sur Gord dont on découvre le passé. L’intrigue est à la fois prenante et remarquablement bien illustrée, avec quelques trouvailles originales sur le fond comme sur la forme. Drake et Becky ne sont pas totalement oubliés de sorte à ce que le tome se termine par la promesse de leur retour fracassant au premier plan. En ce qui me concerne, pas d’hésitation, j’en serai.

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The Sixth Gun vol. 2: Crossroads

L’histoire : Drake et sa bande s’installent à la Nouvelle Orléans, bien décidés à cacher les pistolets en leur possession. Drake s’aventure dans le bayou à la recherche d’une solution pour briser les liens qui le lient à quatre des armes.

L’avis : Après un premier tome diablement (c’est le cas de le dire) bien réussi, Cullen Bunn et Brian Hurtt remettent le couvert, avec toujours le même niveau de maîtrise. Le mélange de western et de fantastique est toujours aussi réussi, avec cette fois une atmosphère vaudou fort bien rendue dans le contexte de la Nouvelle Orléans de l’époque. Chaque épisode est bien construit, avec beaucoup de rythme. La narration a beau être plutôt classique, elle n’en est pas moins efficace et, encore une fois, on ne peut que constater la belle alchimie entre le scénariste et le dessinateur. Brian Hurtt fait un sans faute au dessin encore une fois. Bref, The Sixth Gun continue de fournir une lecture engageante et originale au milieu de la production comics actuelle. Vivement recommandée.

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