The Walking Dead vol. 16: A Larger World

Le pitch : Un nouvel arrivant affirme qu’il existe d’autres communautés de survivants, prêtes à collaborer pour survivre. Rick s’interroge sur les réelles intentions de cet homme et de ceux qu’il représente.

L’avis : Ce seizième volet de la série ressemble sous bien des aspects au tome précédent. La thématique de l’expansion et de la reconquête du monde est toujours là et prend même une autre dimension avec pour Rick la perspective de collaborer avec d’autres communautés. Le rythme reste relativement lent et la présence des zombies est anecdotique, ce qui ne manquera pas de frustrer ceux qui préfèrent quand The Walking Dead tabasse. J’imagine qu’ils se consoleront avec la conclusion qui promet une violente confrontation. Pour ceux qui préfèrent le développement des personnages, ils auront de quoi faire avec en particulier Andrea, Carl et bien-sûr Rick. Sur la forme, on est également dans la lignée du tome précédent avec peu de monologues (ouf !) et des pleines pages inutiles (Rrrr !). Kirkman, comme à son habitude, ne soigne pas toujours ses transitions, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé ce tome mieux écrit que les précédents. Côté dessin, rien à redire à la prestation de Charlie Adlard, toujours aussi régulier et apte à respecter l’identité des personnages. Au final, on a donc un tome plutôt réussi, qui fait avancer la série en introduisant de nouvelles perspectives, en attendant la suite.

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The Walking Dead vol. 15: We Find Ourselves

Le pitch : Après avoir repoussé une horde de zombies, la communauté fait le ménage, enterre ses morts et essaie d’organiser le futur. De nouvelles relations se créent et des dissensions apparaissent.

L’avis : Après l’orgie de baston de la fin du tome précédent, Kirkman fait très nettement retomber la pression avec un volume pratiquement exempt de scènes d’action et majoritairement tourné vers la psychologie des personnages. Plusieurs lignes d’intrigue sont suivies en parallèle et s’entrecroisent. Certaines offrent des éléments de réflexion intéressantes (comment recommencer à penser à long terme dans un monde apocalyptique, comment faire pour que son enfant continue à penser comme un enfant), d’autres n’apportent pas grand chose (l’espèce de mini-rébellion à deux balles, par exemple). Du côté des développements psychologiques, là encore, l’impression est mitigée. Les évolutions de certaines relations entre personnages font sens, mais je n’ai pas trouvé tout très crédible, car Kirkman a parfois tendance à forcer le trait. Pour une fois, il n’a pas trop abusé de ses monologues à rallonge, mais il semble avoir un nouveau tic qui consiste à demander à Charlie Adlard de faire des gros plan en pleine page pour insister sur une réplique choc. C’est d’un lourdingue sur le plan narratif ! Au final, c’est pour moi le tome le moins réussi de la série jusqu’ici. Peut-être le coup de mou est-il transitoire, mais j’ai quand-même le sentiment que Kirkman et Adlard se sont un peu en roue libre sur ce coup. Peut-être aussi est-ce moi qui commence à me lasser du concept et à devenir plus intolérant aux maladresses des scripts de Kirkman. Je n’en suis pas encore à arrêter la série, mais mon enthousiasme s’émousse sensiblement. Nous verrons avec la suite comment ça évolue.

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