Nexus: Into the Past and Other Stories

Le pitch : Nexus affronte fantômes, insectes et assassin en série.

L’avis : J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de Nexus, un des comics que j’ai suivi avec le plus de plaisir dans les années 90. Ce recueil réunit les dernières histoires courtes concoctées par le tandem Baron & Rude. Les deux premières se lisent bien, sans grande surprise mais avec toujours le bonheur de retrouver l’élégance du trait de Steve Rude. La troisième, la plus longue, monte le niveau de folie d’un cran, avec Holmes, Watson et Wells mis dans la boucle d’une course poursuite temporelle entre Nexus et John Clayborn. C’est du grand n’importe quoi, ce qui aurait pu donner du grand Nexus. Malheureusement, la fin est catastrophique. A la lecture, on se demande comment le scénario a pu dérailler de la sorte. L’explication est fournie dans la postface par Steve Rude. En gros, les deux auteurs se sont engueulés, Rude a tout réécrit, franchement mal, et il assume. Dommage de rester sur cette mauvaise impression, d’autant qu’il est fort probable que les deux compères ne collaboreront plus. Dommage de mal finir une si belle oeuvre, messieurs.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 13: End of Days

Le pitch : Des monstres toujours plus gros et le Black Flame à affronter (encore !) sur son terrain.

L’avis : Voilà un tome assez dense, où la plupart des personnages actuels de la série ont un rôle. Les scènes de bataille sont épiques et la fin du récit recèle quelques rebondissements de taille, dont le final qu’on voit arriver depuis un moment et qui est prometteur. Côté dessin, Laurence Campbell ne démérite pas et livre même quelques très belles planches. Cela dit, je trouve que la série a perdu en identité graphique avec la valse actuelle des dessinateurs. Reste deux tomes à venir avant la fin de la série. Je les commanderai et les lirai en même temps, en espérant que le final soit à la hauteur de la longévité de B.P.R.D.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 12: Metamorphosis

Le pitch : Johann commet une boulette, s’interroge et change de peau.

L’avis : Un tome centré sur Johann. La première partie raconte une mission catastrophe où Johann remet en cause le détachement tout ectoplasmique dont il fait preuve. L’introspection est intéressante. En revanche, les dessins de Peter Snejbjerg, pourtant aussi bon qu’à son habitude, ne collent pas vraiment. Dans la seconde partie, Johann investit l’armure de Sledgehammer. Cette fois, les dessins de Julian Totino Tedesco sont parfaitement adaptés et vraiment très bons. Le scénario n’a pas grand chose à se reprocher, si ce n’est la frustration qu’il peut générer chez le lecteur qui, comme moi, n’a pas lu la mini-série Sledgehammer 44.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 11: Flesh and Stone

Le pitch : A proximité d’un village abandonné, une escouade du B.P.R.D. recherche un monstre qui pourrait être à l’origine de nombreuses disparitions.

L’avis : Je dois bien dire que je ne sais plus bien où on en est avec B.P.R.D. Ca fait un moment que la série n’a plus de direction bien définie. C’est l’enfer sur terre et le B.P.R.D., main dans la main avec l’armée, s’évertue à tuer quelques monstres parmi la multitude qui pullulent sur la planète. C’est un peu comme d’assister au spectacle du gars qui écope sans fin avec son seau dans un bateau qui coule. En plus, les personnages habituels sont mis au second plan. Tout ça pourrait nourrir pas mal de déception, mais, en fait, non. On a tout de même Howard dont on découvre progressivement la vie antérieure. On a Iosif et Varvara qui continuent d’entretenir une drôle de relation. Tout ça est fort bien dialogué, comme d’habitude avec Arcudi. Et puis, on a toujours une bonne dose d’action. Et c’est là qu’entre en jeu James Harren, avec son style énergique et énergisant. Plus ça va, plus j’apprécie son travail et plus je trouve qu’il a toute sa place dans cette mouture apocalyptique de B.P.R.D. Bref, j’ai encore bien apprécié ce nouvel opus. J’enchaine d’ailleurs directement avec le suivant.

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Hellboy and the B.P.R.D. vol. 1: 1952

Le pitch : La première mission de Hellboy au Brésil.

L’avis : Ce 1952 s’inscrit dans la lignée des B.P.R.D.: 1946, 1947 et 1948, sauf que, cette fois, Hellboy a grandit et prend part activement à la mission. Autant le dire tout de suite, la mission et la façon dont elle est racontée n’ont rien d’original. C’est du Hellboy pur jus avec quelques éléments de scénario que j’ai trouvés un peu maladroits. Ca reste agréable à lire, d’autant qu’Alex Maleev fait un boulot très soigné et efficace, mais je classe cette oeuvre parmi les productions pas franchement indispensables du Mignolaverse. D’ailleurs, je n’ai pas commandé le 1953 qui est sorti cet été et je vais m’en tenir à cette décision.

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Harrow County vol. 2: Twice Told

Le pitch : Emmy se découvre une soeur jumelle qui embrasse plus facilement qu’elle ses origines maléfiques.

L’avis : Malgré quelques réserves sur l’écriture, j’ai beaucoup apprécié le premier tome de cette série. La suite ne démérite pas franchement dans la mesure où c’est toujours plutôt bien écrit et surtout remarquablement bien illustré par Tyler Crook. Son trait élégant est d’une grande justesse pour exprimer les émotions et les ambiances. La mise en peinture est également du plus bel effet. Seulement voilà, tout ça est au service d’une histoire relativement banale et sans grand relief. En plus, l’élément le plus mystérieux de l’intrigue – d’où vient donc cette soeur jumelle et comment l’a-t-elle retrouvé ? – n’est même pas abordé. En d’autres mots, c’est très bien exécuté, mais ça n’a pas un très grand intérêt. Comme le troisième tome semble être constitué pour moitié par des épisodes de remplissage, je crois que je vais lâcher l’affaire et je vais croiser bien fort les doigts pour que Tyler Crook ne s’attarde pas trop sur ce projet, car j’ai vraiment envie de lire à nouveau son travail.

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Grendel vs. The Shadow

Le pitch : Hunter Rose se retrouve projeté dans les années 30 où il affronte The Shadow.

L’avis : Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, Grendel fut une de mes séries fétiches et Matt Wagner un des auteurs que je suivais le plus régulièrement. Encore maintenant, tout nouveau Grendel par Matt Wagner est un évènement, d’autant que c’est rare. La dernière fois, c’était il y a six ans déjà. C’est donc avec grand plaisir que je me suis plongé dans ce Grendel vs. The Shadow. La rencontre entre les deux personnages a du sens. D’un côté, un justicier qui oeuvre dans l’ombre et qui joue sur la peur ; de l’autre, un criminel aussi brillant que séduisant. Sans surprise, Matt Wagner exploite à fond la différence de polarité entre les deux et, sans surprise là non plus, c’est brillamment exécuté au niveau narratif, avec de très belles planches dans le pur style de Matt Wagner. Tout ça c’est très bien, mais le scénario ne m’a pas vraiment accroché et, à force de ne pas être surpris, je suis un peu resté sur ma faim. Au final, ça reste une lecture plus que recommandable, mais c’est une déception relative pour moi qui ai tant aimé Grendel. J’aimerais tellement voir Matt Wagner sorte de sa zone de confort (Hunter Rose), en reprenant d’autres occurrences de Grendel (Grendel Prime vient bien évidemment à l’esprit), voire en en créant de nouvelles comme à l’époque bénie des Grendel Tales. Pourvu qu’il m’entende…

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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 7

Le pitch : Après avoir épuisé toutes les possibilités de son clan, Retsudo Yagyu rend publique son combat contre Ogami Itto en offrant une prime pour sa mort.

L’avis : Le début de ce septième tome s’inscrit dans la continuité des précédents en offrant une succession de scènes de vie. Puis, le clan Yagyu change de stratégie en offrant une récompense colossale pour la mort de Itto et Daigoro. Les chasseurs de prime débarquent donc en masse dans le récit, avec une successions de combats que j’ai trouvé un peu plus répétitives que d’habitude. Ca reste d’un excellent niveau, mais ce n’est pas mon tome préféré. En tout cas, l’affrontement entre Retsudo et Itto semble toucher à sa fin. Vu qu’il reste encore cinq volumes avant la conclusion, je me demande comment ça va évoluer.

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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 6

Le pitch : Yagyū Retsudō lance ses deux derniers enfants, illégitimes tous les deux, sur les traces de Ogami Itto.

L’avis : Encore un excellent tome qui alterne des épisodes du conflit Itto-Retsudō avec des récits ponctuels. Ce sont clairement ces derniers qui sont les plus savoureux comme l’histoire du coursier impérial que rien n’arrête de courir, pas même la mort de son fils ou le désespoir de sa femme. Ce sont également des occasions de mettre Daigoro en avant, lorsqu’il partage sans le savoir les derniers jours d’un samouraï avant le sépuku ou encore lorsqu’il se prend d’amitié pour une fillette dont le famille chrétienne va subir les foudres d’une inquisition à la japonaise. Quelques morceaux d’anthologie donc, toujours aussi superbement racontés.

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Harrow County vol. 1: Countless Haints

Le pitch : Des difficultés d’être la réincarnation d’une sorcière quand on a 18 ans dans le sud de l’Amérique au début du siècle dernier.

L’avis : Cullen Bunn semble avoir apprécié ses collaborations ponctuelles avec Tyler Crook sur The Sixth Gun puisque les voilà tous les deux en train de nous raconter une histoire de jeune fille qui se découvre brutalement être la réincarnation d’une sorcière brulée dix-huit ans plus tôt. Dans l’ensemble, le récit fonctionne bien. L’ambivalence de l’héroïne, dont l’innocence de la jeunesse est rattrapée par la noirceur de ses origines, est un des moteurs de l’histoire. Les personnages secondaires sont également soignés. L’autre point fort est sans conteste le dessin de Tyler Crook, qui fait la démonstration de ses qualités habituelles de narration et d’expressivité, et qui nous offre en plus un beau travail en aquarelle sur les couleurs. Le seul bémol qui m’empêche d’être totalement enthousiaste est le script de Cullen Bunn que j’ai trouvé par moments un peu lourd, un peu trop explicite. J’ai trouvé aussi les cliffhangers de fin d’épisodes un peu mous du genou. Cela dit, l’impression globale est très bonne et je ne pense pas pouvoir résister à l’appel de cette jeune sorcière lorsque l’heure de commander le tome 2 viendra.

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