B.P.R.D Hell on Earth vol. 10: The Devil’s Wings

Le pitch : Trois histoires distinctes de fantômes, de monstres japonais et de champignons.

L’avis : Ce nouvel opus de B.P.R.D. est très clairement un tome de transition. Il est composé de trois histoires distinctes. La première est une histoire de fantôme relativement classique qui vaut surtout par l’ambiance fournie par les illustrations de Laurence Campbell. C’est aussi l’occasion de retrouver Hellboy enfant. La seconde histoire m’a moins plu. C’est un peu un crossover entre B.P.R.D., The Manhattan Projects et Godzilla. Le script de John Arcuri et les dessins de Joe Querio sont nerveux. Ca se lit bien, mais c’est vite oublié. Le meilleur est pour la fin, avec une histoire courte beaucoup plus orientée vers le développement des personnages, Liz et Johann bien-sûr, mais aussi des gens ordinaires qui vivent tant bien que mal au milieu de l’enfer sur terre. La fin de l’épisode est excellente, comme pour nous rappeler que B.P.R.D. continue à délivrer de très belles histoires de temps en temps.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 9: The Reign of the Black Flame

Le pitch : Le B.P.R.D. et leurs alliés russes entrent à pied dans New York coupé du monde depuis un an et y affronte le nouveau Black Flame.

L’avis : Après un tome plutôt orienté vers le développement des personnages, B.P.R.D. Hell on Earth remet l’accent sur l’action au travers de cette mission à laquelle tout le monde participent. Le résultat est franchement efficace. New York, ravagé par les monstres et le désespoir de sa population, fournit le cadre d’un guerre urbaine où les troupes avancent avec discipline. Seuls deux électrons libres s’écartent du groupe : Iosif, qui prend des risques et le paye cher, et surtout Liz, dont la mue est impressionnante. Pour la peine, la maîtrise de ses pouvoirs pyrotechniques en font une espèce de torche humaine  gothique et surpuissante. Ce côté presque superhéroïque du récit m’a un peu surpris, mais pourquoi pas. Il faut dire que tout passe bien quand James Harren met en scène l’action avec l’énergie qu’on lui connait. Ca n’est pas toujours subtil, mais ça envoie sévèrement. Le seul bémol à mon enthousiasme concerne la fin du récit, que j’ai trouvé expédiée un peu trop rapidement après le boom final si mignolesque, mais rien de grave. Ce n’est pas ça qui m’empêchera de lire la suite.

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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 5

Le pitch : Avant de poursuivre sa route sur la voie de l’assassin, Itto doit retrouver son fils dont il a été séparé.

L’avis : Comme première lecture de vacances, j’ai choisi à la fois un bon pavet (700 pages) et une valeur sûre (les quatre premiers tomes faisant partie de tous mes best of annuels depuis trois ans). A vrai dire, ça faisait un moment que j’achetais les omnibus sans les lire (on en est au numéro 9) de peur de me lasser, car le rythme de parution est plutôt élevé. Bien m’en a pris. C’est avec d’autant plus de plaisir que je me suis délecté des récits de Koike et Kojima. Seuls les premiers épisodes qui mènent aux retrouvailles du père et du fils font avancer l’intrigue principale. Le reste est constitué uniquement de récits courts et indépendants qui se terminent la plupart du temps par une exécution au sabre. C’est donc toujours la même recette, mais la maestria de la narration fait complètement oublier le caractère répétitif du scénario. Du grand art ! Il est fort probable que je n’attendrai pas aussi longtemps avant de m’avaler le vol. 6.

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Abe Sapien vol. 4: The Shape of Things to Come

Le pitch : Abe continue son chemin, croisant sur la route de nouveaux survivants de l’apocalypse et, bien entendu, quelques-un des monstres qui la font.

L’avis : Abe Sapien, c’est un peu un road movie comme la série télévisée Hulk l’était, mais à la sauce Hellboy. Les deux arcs qui composent ce tome sont donc des histoires relativement indépendantes qui mettent en scène des galeries de personnages renouvelées. L’ambiance dans les deux cas est sombre, plutôt réussie, surtout grâce au travail très intéressant des frères Fiumara. Le fil rouge est fourni par un récit secondaire mettant en scène un mystérieux nécromancien. On devine très clairement que c’est lorsque ce récit rencontrera celui de Abe que l’histoire décollera vraiment. En attendant, l’impression générale est celle d’un scénario qui ne sait pas trop où il va. Comme, en plus, j’ai trouvé le script assez confus par moment, j’avoue ne pas être très enthousiasmé par cette série. C’est dommage, car le dessin mérite à lui seul le détour, mais je crois que je vais lasser Abe poursuivre son périple sans moi, en espérant que ça ne nuira pas trop à ma compréhension de l’univers Hellboy/B.P.R.D.

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Nexus Omnibus vol. 5

Le pitch : Horatio Hellpop ayant rendu son tablier, le Merk trouve de nouveaux prétendants au titre de Nexus.

L’avis : Dans la lignée des tomes précédents, ce nouvel omnibus recueille des contributions de qualités relativement variables, mais néanmoins intéressantes. Côté scénrario, Mike Baron reste aux commandes de l’histoire principale où Horiato s’efface. Sans disparaître, il devient nettement secondaire, ainsi que Sundra et les autres personnages qui gravitent autour de lui. Le projecteur est plutôt sur les soeurs Loomis, puis sur leur successeur à la fonction de Nexus. L’impression d’ensemble est que le scénario flotte un peu, qu’il manque un peu de perspective. Cela dit, Baron explore les thèmes de la religion, de la vie publique, du commerce et du libéralisme, souvent de façon intéressante et encore d’actualité.

Côté dessin, Steve Rude alterne avec Paul Smith et d’autres remplaçants ponctuels avant de laisser la main à Greg Guler puis Tony Akins. Le style de Greg Guler est très daté et son trait pas toujours à la hauteur. Tony Akins est meilleur, mais il faut bien dire que l’absence prolongée de Steve Rude rend la fin de l’ouvrage bien moins enthousiasmante.

Arrivé au tiers du bouquin, les épisodes raccourcissent pour laisser à nouveau la place aux backup de Judas Hammer. Cette fois, Mike Baron délègue le scénario à Roger Salik et Ian Carney. Au dessin, on trouve quelques inconnus mais aussi pas mal de talents en devenir comme Steve Epting et Phil Hester. La qualité de tout ça est très variable, là encore.

Bref, on sent que ce 5ème opus marque le début de la période qui aura mené au hiatus de la série avant qu’elle ne rennaise chez Dark Horse, là où je l’ai découverte au début des années 90. Il ne reste qu’un omnibus pour faire la jonction, mais je pense que je vais faire l’impasse, car Nexus sans Steve Rude, ce n’est pas vraiment Nexus. En tout cas, un grand merci à Dark Horse d’avoir republié ces vieilleries qui font parties des classiques du comics indépendants et que je regrettais de ne pas avoir lu.

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Hellboy in Hell vol. 1: The Descent

Le pitch : Retour en enfer pour Hellboy, là où il est né et où il est attendu.

L’avis : Mike Mignola reprend le contrôle total du personnage qui a fait son succès. Sans surprise, Mignola fait du Mignola. On retrouve ses atmosphères lugubres et ésotériques, ainsi que sa narration par petites touches, pas toujours très claire mais si caractéristique, avec bien-sûr moult baston. L’histoire elle-même n’est pas d’une grande densité, mais on apprend tout de même quelques éléments nouveaux sur les origines de Hellboy, qui semble traverser tout ça avec une étonnante nonchalance. Côté dessin, j’étais resté sur une mauvais impression des quelques pages concluant le tome précédent et sensées nous mettre en appétit pour le retour de Mignola aux manettes. L’impression fut vite dissipée et je considère même que c’est ce qu’il a fait de meilleur. Il est au sommet de son art, dans son style si particulier. Rien que pour le dessin, ça vaut le coup de suivre Hellboy jusqu’en enfer.

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Lone Wolf & Cub Omnibus vol. 4

Le pitch : Toujours accompagné de son fils et poursuivi par ceux qui l’ont disgracié, Ogami Itto met la main sur un courrier qui va faire monter la pression d’un cran.

Pitch : Que dire de plus que ce que j’ai déjà dit du chef d’oeuvre de Koike et Kojima ? Même si l’intrigue progresse un peu avec quelques éléments du passé qui sont révélés et une conclusion qui sépare temporairement le père et le fils, Lone Wolf & Cub ne réserve guère de surprise. Beaucoup de combats, beaucoup de rigueur morale, beaucoup de personnages croisés au fil du chemin. La répétition des scènes de violence et la quasi-invulnérabilité d’Ogami pourrait lasser, mais pourtant, non. Cela est est due à la virtuosité du dessin de Kojima, bien entendu, mais aussi parce que l’histoire continue de distiller des épisodes fascinants sur les moeurs du Japon de l’époque, ainsi que des scènes qui renforcent l’attachement aux personnages, et en particulier au petit Daigoro. Bref, je continue à me régaler et ce n’est pas fini.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 8: Lake of Fire

Le pitch : Liz et Fenix, chacune de leur côté, se confrontent à elles-mêmes et à un monde peuplé de monstres et de cinglés en tout genre.

Le pitch : Après deux tomes très tournés vers l’action et assez peu vers les personnages principaux, B.P.R.D. change de braquet en se focalisant sur les personnages féminins les plus intéressants de la série. Un autre changement réside dans la conclusion de l’ouvrage qui fleurerait presque bon l’optimisme, alors qu’on avait l’impression ces derniers temps que le B.P.R.D. était sur les rotules, en train de subir l’invasion plutôt que de la contenir. En perspective, une mission qui pourrait s’avérer aussi décisive que dangereuse. Ça promet ! Côté dessin, Tyler Crook est de retour aux commandes et il fait du très bon boulot, surtout dans la mise en scène des personnages. Cela dit, il a vraiment du mal à faire oublier Guy Davis qui savait rendre ses monstres autrement plus inquiétants. Quoi qu’il en soit, il s’agit sans aucun doute d’un très bon tome qui démontre que la série en a encore sous le pied. Tant mieux !

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 7: A Cold Day in Hell

Le pitch : En pleine recrudescence de monstres, Johann mène une mission de sauvetage en terrain hostile. Pendant ce temps, en Russie, Nichayko mène sa propre expédition en vue de maintenir sous son joug Varvara, l’enfant-démon.

L’avis : Cette fois, on peut dire que le renommage de la série est justifiée. C’est bel et bien l’enfer sur terre depuis le retour du Maître (dont je tairai l’identité) dans le tome précédent. Les monstres pullulent, la population subit des pertes colossales et les effectifs du B.P.R.D. fondent à vue d’œil vu les pertes qu’ils subissent à chaque mission. C’est notamment le cas dans la première partie de ce tome, où Johann se voit contraint de traverser à pied un long chemin le menant à un Chicago dévasté. Ça donne un récit riche en action dans une atmosphère apocalyptique très noire. J’ai trouvé l’exercice plutôt réussie, en particulier grâce au dessin sombre et réaliste de Laurence Campbell, complémenté par les couleurs du toujours excellent Dave Stewart. Par comparaison, le trait de Peter Snejbjerg paraît presque trop doux. Pourtant, il fait du très bon boulot, comme d’habitude. Le scénario de la deuxième partie dans laquelle il officie n’est pas franchement passionnant en soi, mais il a l’avantage de nous en apprendre un peu plus sur Varvara. Au final, je dirais qu’il s’agit ici plutôt d’un tome de transition qui ne fait pas beaucoup avancer les personnages et l’intrigue générale, mais qui se lit fort bien. J’enchaine de ce pas avec la suite.

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Abe Sapien vol. 3: Dark and Terrible & the New Race of Man

Le pitch : En fuite du B.P.R.D., Abe se cherche avec un corps nouveau et dans un monde envahi par les monstres.

L’avis : Bien qu’estampillé vol. 3, il s’agit ici du premier recueil de la nouvelle série régulière consacrée à Abe Sapien suite à la transformation physique qu’il a subit dans les pages de B.P.R.D. On suit donc un Abe franchement déboussolé, en rupture avec le Bureau, qui cherche à comprendre ce qu’il est et où il va. Ce qui pourrait être une quête intérieure est vite envahie par autrui, d’autant que se développe une forme de religion liée à l’apparition en masse des monstres dans le monde. Vu son look, Abe devient vite l’objet de fascination de la part des nouveaux croyants qu’il croise. La première partie de l’ouvrage l’amène dans un village isolé mené par un prête fanatique. L’entame de l’histoire met les choses en place, puis ça dégénère en grosse baston. Le scénario cosigné par Mignola et Scott Allie se tient bien, mais ne m’a pas franchement passionné. Ça a surtout été l’occasion de découvrir le dessin de Sebastian Fiumara, lequel cède la place à son frère Max pour la seconde partie. Décidément, après les frères Ba et Moon, l’Amérique du sud regorge de frangins qui collaborent au dessin. J’ai trouvé Max encore meilleur que Sebastian et comme le scénario, cosigné cette fois par John Arcudi, est aussi un cran au dessus, je crois que je vais me laisser convaincre de suivre la suite.

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