Velvet vol. 2: The Secret Lives of Dead Men

Le pitch : Tout en évitant ceux qui la traquent, Velvet poursuit ceux qui l’ont piégée.

L’avis : Après un début réussi, Velvet confirme, et de fort belle manière. L’intrigue est dense, avec de multiples rebondissements et un rythme parfaitement maitrisé. Certes, c’est tellement bien huilé que ça perd en crédibilité, mais c’est vraiment difficile de ne pas se faire happer par les évènements qui s’enchainent. Les dialogues et les voix off sont excellentes, comme toujours avec Brubaker. Quant aux dessins d’Epting, sublimés par les couleurs de Bretweiser, ils sont de toute beauté. Là encore, on sent la maîtrise du vétéran. Tout ça fait un tome 2 qui s’avale d’un trait et ne laisse en bouche que l’impatience d’avoir la suite en main.

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The Fade Out vol. 3: Act Three

Le pitch : Charlie, bien décidé à aller jusqu’au bout de l’élucidation du meurtre de Val, va le payer cher.

L’avis : Troisième et dernier acte de ce qui s’avère être une des meilleures production du tandem Brubaker/Philips. Ce chapitre est dense, mêlant flash-back sur la relation entre Charlie et Val, action dramatique (dans tous les sens du terme) et final plein d’amertume, le tout extrêmement bien orchestré. L’énigme du meurtre est résolue, mais la satisfaction ne vient pas tant de la levée du suspense que de la manière avec laquelle c’est fait. Les personnages, Charlie en tête, sont vraiment au coeur de l’écriture et c’est difficile de ne pas avoir mal pour eux. Du très, très bon polar noir, donc, à déguster avec un grand verre de whisky sec.

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The Fade Out vol. 2: Act Two

Le pitch : Hollywood, toujours plus noir.

L’avis : Après une entame très réussie, Brubaker et Philips lèvent doucement les coins du mystère entourant le meurtre qui a fait le point de départ de la série. Très doucement, en fait, le mystère restant entier pour l’instant. Le gros du récit consiste surtout à développer nombre d’intrigues individuelles qui s’entremêlent, ce qui donne une galerie de personnages riche et bien construite. Tout ça sent la narration bien maîtrisée à plein nez, tout en préparant le troisième et dernier acte de cette sombre tragédie qui a toutes les chances de mal se terminer. Bref, de la très bonne came pour tout amateur de récits noirs. Vivement la conclusion !

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The Fade Out vol. 1: Act One

Le pitch : Meurtre et mystère dans le Hollywood de l’après guerre.

L’avis : Après Fatale et son mélange de polar noir et de fantastique, Brubaker et Philips reviennent avec une ligne plus réaliste qu’ils situent cette fois dans la période trouble du maccarthysme et dans le milieu pas franchement plus net de Hollywood, avec ses beautés fatales, ses faux-semblants et ses excès d’alcool. On pense évidemment à James Ellroy et plus particulièrement à L.A. Confidential. Nombre de personnages gravitent autour du mystère qui entoure la mort de l’actrice. Cela fait une intrigue assez dense, très noire et pour tout dire très prometteuse. Côté exécution, rien à redire pour l’instant. La mécanique Brubaker/Philips est remarquablement bien huilée, comme d’habitude, sans oublier la très belle mise en couleur d’Elizabeth Breitweiser. La série ne comportera que trois tomes et je suis optimiste sur le fait que l’ensemble fasse un récit de haute tenue. J’attaque d’ailleurs dans la foulée la seconde partie.

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Fatale vol. 5: Curse the Demon

Le pitch : Josephine entraine Nicolas avec elle sur le chemin qui pourrait la libérer de sa malédiction, quel qu’en soit le prix.

L’avis : Voilà la conclusion de Fatale, une série dont je n’ai dit que du bien jusqu’ici. Malheureusement, ce ne sera pas le cas cette fois. Pourtant, il y a plein de bons points à souligner. Sean Philips fait un travail éblouissant par moment et il y a quelques scènes très bien écrites, notamment celles où Nicolas s’abandonne totalement à sa passion dévorante pour Jo ou encore l’évocation du fils de cette dernière. Ce dernier point aurait d’ailleurs pu  être autrement plus développé dans le cadre de la série. Et puis vient la conclusion que j’ai trouvée confuse, peu gratifiante et, par conséquent, pas du tout à la hauteur de la série. Ca ne cache pas totalement le plaisir éprouvé à la lecture de cette série, mais c’est dommage de terminer sur une mauvaise note quand le concert fut si mélodieux.

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Velvet vol. 1: Before the Living End

Le pitch : Velvet Templeton, apparemment la simple secrétaire du chef des services secrets britanniques, s’avère être une espionne redoutable lorsqu’elle enquête sur la mort suspecte d’un des agents de l’organisation.

L’avis : Je n’étais a priori pas le client idéal pour cette nouvelle série d’Ed Brubaker. Primo, je ne suis pas particulièrement fan des récits d’espionnage à la James Bond et, là, on est très clairement dans ce registre. On ne peut même pas dire que Brubaker essaie de revisiter le genre de façon originale. La trame de l’histoire est on ne peut plus classique. Secundo, je ne suis pas non plus friand du style ultra-réaliste et très soigné de Steve Epting. C’est propre comme un sou neuf, alors que j’aime un peu plus de liberté dans le trait des dessinateurs que je lis. Oui, mais voilà : tout ça est tout de même sacrément bien exécuté. L’intrigue progresse à un bon rythme. Le suspens est savamment entretenu. Quant à Epting, il est aussi à l’aise dans les scènes d’introspection que dans les scènes d’action. Que ce soit au niveau du cadrage que de l’expression des personnages, rien à redire. C’est diablement bien maitrisé. Je me suis donc laissé conquérir de bonne grâce par ce James Bond en jupons et je vous recommande volontiers de faire de même.

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Fatale vol. 4: Pray for Rain

Critique post-estivale express : Josephine, devenue amnésique, croise la route de Nirvana Amsterdam à Seattle dans les années 90, et nous voilà avec un excellent tome de Fatale dans lequel désir et rock font un mélange explosif. L’histoire donne toute la mesure du pouvoir destructeur de Joséphine quand elle ne le contrôle pas. La façon dont le groupe s’embrase tout d’abord artistiquement puis dans un tourbillon destructeur est assez fascinant. Même si l’intrigue principale, reléguée au second plan, n’avance qu’assez peu, le récit est pleinement satisfaisant, car maitrisé de bout en bout par le duo Brubaker-Phillips, comme à leur habitude. On en redemande.

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Fatale vol. 3: West of Hell

Le pitch : A travers les époques, Josephine et celles qui l’ont précédée doivent conjuguer avec le pouvoir maudit dont elles disposent.

L’avis : Contrairement aux tomes précédents, le récit que nous propose Ed Brubaker et Sean Philips n’est pas centré uniquement sur Josephine. A la place, on a le droit à une collection d’épisodes indépendants se déroulant au moyen-âge en France, au XIXème dans l’ouest américain, pendant la seconde guerre mondiale, et j’en passe. Tout cela permet de prendre un peu de recul et de mettre en perspective la nature du pouvoir que Joséphine exerce sur les hommes. Toutefois, Brubaker ne lève pas véritablement le voile sur la nature exacte du mystère. Certains regretteront peut-être la brièveté de chacun des récits. Moi, je me suis régalé avec chacune de ces pépites, avec juste un petit bémol sur le dernier épisode que j’ai trouvé moins crédible. Côté dessin, pas le moindre bémol, c’est un sans faute de Sean Philips, au sommet de son art. Fatale confirme donc tout son potentiel à envouter le lecteur.

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Fatale vol. 2: The Devil’s Business

Le pitch : Dans les années 70, Josephine vit recluse avec sa bonne pour seule compagnie, mais l’irruption dans son jardin d’un acteur raté en possession d’une mystérieuse bobine et de sa copine blessée par la secte du coin va la forcer à affronter à nouveau ses démons.

L’avis : J’ai beaucoup aimé le premier tome de Fatale, même s’il m’a laissé un peu sur ma faim en première lecture. A la relecture, je me suis régalé, surtout que j’avais la suite sous la main. Pas de frustration cette fois. Avec ce tome 2, on fait un bond de 20 ans dans le temps pour se retrouver en pleine débauche hollywoodienne, avec des orgies qui fleurent bon le satanisme. Jo, elle, est loin de participer à tout ça. Elle est en mode ermite, ce qui est le meilleur moyen pour elle de contrôler sa malédiction. A la fin du bouquin, elle s’assume mieux et reprend une attitude beaucoup offensive. L’évolution du personnage au fil de l’histoire est vraiment intéressante. Miles, l’autre protagoniste principal de l’histoire, est un peu moins bien développé et je ne me suis guère ému de son sort. Cela dit, le récit est accrocheur et mené avec beaucoup de maîtrise par Ed Brubaker, avec Sean Philips égal à lui-même au dessin. Donc, au final, ce n’est peut-être pas le plus marquant des chapitres de la collaboration entre les deux hommes, mais ça reste de la très bonne came dont je suis curieux de connaître la suite.

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Fatale vol. 1: Death Chases Me

Le pitch : Un homme qui vient d’hériter d’un écrivain célèbre tombe instantanément amoureux d’une femme rencontrée le jour de l’enterrement. Rapidement, le passé de l’écrivain va faire écho à cette rencontre.

L’avis : Ed Brubaker et Sean Phillips ont décidément cette constance remarquable d’exploiter un genre dans lequel ils excellent, le polar, en l’attaquant sous tous les angles possibles. Le danger avec cette approche, c’est de risquer de se répéter et de décevoir. Cela arrivera peut-être un jour, mais ce n’est pas le cas avec Fatale. Cette fois, le noir du polar rencontre le noir de l’horreur lovecraftienne et le mélange prend assurément bien, d’autant que Brubaker introduit le fantastique de façon très progressive dans le récit. Du côté de la narration, c’est habilement construit, avec différentes lignes d’intrigue qui évoluent en parallèle. Au centre de tout, cette beauté fatale dont on ne sait finalement pas grand chose et l’influence qu’elle a sur les différents protagonistes masculins. Ça donne un récit assez exigeant mais qui ne perdra que les lecteurs les moins attentifs. Reste que ce premier tome laisse beaucoup de questions en suspend, ce qui peut générer une certaine frustration. C’est finalement le seul bémol à mon enthousiasme, car, côté dessin, rien à redire non plus. Sean Philips reste fidèle au style qui lui est propre, tout en peaufinant sa technique au fil des séries. Je me ferai un plaisir de relire tout ça avant d’attaquer la suite lorsqu’elle sortira.

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