Age Of Bronze vol. 3B: Betrayal (Part Two)

Le pitch : Pendant que les troyens et les achéens s’écharpent en combats sanglants, l’amour entre Troilus et Cressida s’enflamme.

L’avis : Age of Bronze est un exercice de patience. Il aura fallu attendre pas loin de six ans depuis le dernier tome. Ça vaut le coup, mais tout de même, c’est long. Cette fois, j’ai été relativement surpris par la teneur du récit, car une très grande place est donnée à la relation entre Troilus et Cressida. Cela se fait au détriment des autres personnages qui passent au second plan, des manœuvres politiques et de la mythologie qui font toutes la richesse de cette guerre de Troie racontée par Eric Shanower. Il n’en reste pas moins que c’est brillamment exécuté. Et pour ceux qui pourraient être lassé des histoires de cœur de nos deux tourtereaux, ils pourront se rattraper avec les nombreuses scènes de bataille qui ne font pas dans la dentelle. Bref, je me suis encore une fois régalé de la maestria de Shanower, mais que le prochain tome me semble lointain !

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Nexus Omnibus vol. 2

Le pitch : Pour se débarrasser de ses cauchemars, Nexus se fait implanter un dispositif dont les effets secondaires sur sa personnalité sont délétères.

L’avis : Avec le premier Nexus Omnibus, on a pu assister à la mise sur orbite de cet étonnant objet de SF qu’est Nexus, du décollage un peu hésitant jusqu’au rythme de croisière établi. Le volume 2 continue tranquillement sur la lancée. Quand je dis tranquillement, cela ne veut pas dire qu’il ne se passe rien. Au contraire, Nexus passe par un épisode maniaco-dépressif, découvre l’origine de ses pouvoirs, les perd temporairement, affronte une armée d’invasion et règle ses comptes. Tout ça fait une intrigue pas passionnante de bout en bout, car certains épisodes sont plus rythmés que d’autres, mais globalement intéressante et qui bénéficie d’une riche galerie de personnage. Et puis, surtout, Steve Rude nous régale les yeux. C’est un pur bonheur à lire.

Les derniers épisodes du tome 1 étaient systématiquement complétés par une histoire courte sur un des personnages secondaires (en particulier Sundra) Ce dont je ne me doutais pas, c’est que non seulement ces 8 pages de backup allaient devenir systématiques, mais surtout qu’elles allaient être consacrées presque exclusivement à Clonezone, l’alligator comique. Pour la peine, j’ai trouvé ça un peu répétitif. Certains de ces interludes m’ont gentiment chatouillé les zygomatiques, d’autres m’ont plutôt ennuyé. C’est Mark A. Nelson qui assure l’essentiel de la partie graphique. Il ne démérite pas, loin de là, mais il a le malheur d’être systématiquement pris en sandwich par Steve Rude et la comparaison est… rude. A noter pour être complet qu’Eric Shanower assure deux mini-épisodes en début d’ouvrage qui ne concernent pas Clonezone. Quant à Keith Giffen, il illustre un épisode tout entier mettant en scène Nexus, Judas et le Badger, épisode très sympathique, mais dont je me suis demandé ce qu’il faisait là.

Bref, tout ça fait une très bonne lecture et j’ai toujours envie de poursuivre la lecture des aventures de Nexus. J’espère juste que Clonezone se fera un peu plus discret à l’avenir.

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Fables vol. 16: Super Team

Le pitch : Réfugiés à Haven avec tous les autres Fables, Pinocchio pense avoir trouvé le moyen de vaincre Mister Dark : former une équipe de super-héros sans peur.

L’avis : Comme peut le laisser penser la couverture et le titre, Bill Willingham a décidé pour ce seizième tome d’inviter le petit monde des héros en collant dans son univers contemporain de contes de fée. Sur la forme, c’est plutôt réussi. Willingham et Buckingham reprennent les codes narratifs et graphiques du super-héros et les intègrent au récit avec beaucoup d’aisance. Le ton est plutôt léger, malgré la menace qui plane sur les personnages. Cela dit, le jeu avec les archétypes du super-héros ne constituent qu’une partie de l’intrigue et d’autres clés sont tout aussi importantes, comme celles tournant autour du père de Bigby ou de Nurse Spratt. Et puis surtout, la résolution du face à face avec Mister Dark s’effectue de façon totalement inattendue. Un peu comme dans le tome précédent, Willingham prend le lecteur à contre-pied, ce que certains n’aimeront pas, j’en suis sûr. Personnellement, j’ai trouvé cela tout-à-fait satisfaisant, d’autant que, faut-il encore le préciser, Mark Buckingham fait un superbe travail.

A noter que ce tome inclus deux épisodes annexes. Le premier est centré sur Bufkin qui cherche l’aventure hors du bureau où il est coincé depuis maintenant longtemps et arrive dans une sorte de monde d’Oz. Pas étonnant dans ces conditions qu’on trouve Eric Shanower (en pleine forme) au dessin. Le dernier épisode nous ramène auprès de la Belle aux Bois Dormants et est illustré par Terry Moore, lui aussi très à l’aise dans le monde de Fables. Tout comme l’épisode avec Bufkin, cet épisode met en place des évènements qui seront sans aucun doute développés plus tard.

Au final, rien à reprocher à ce nouvel opus de Fables. Bien entendu, après dix ans de lecture, difficile d’être encore surpris par la série et de vraiment s’enthousiasmer, mais ça reste de la très bonne came à se mettre sous les yeux.

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