Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 7

Le pitch : Après avoir épuisé toutes les possibilités de son clan, Retsudo Yagyu rend publique son combat contre Ogami Itto en offrant une prime pour sa mort.

L’avis : Le début de ce septième tome s’inscrit dans la continuité des précédents en offrant une succession de scènes de vie. Puis, le clan Yagyu change de stratégie en offrant une récompense colossale pour la mort de Itto et Daigoro. Les chasseurs de prime débarquent donc en masse dans le récit, avec une successions de combats que j’ai trouvé un peu plus répétitives que d’habitude. Ca reste d’un excellent niveau, mais ce n’est pas mon tome préféré. En tout cas, l’affrontement entre Retsudo et Itto semble toucher à sa fin. Vu qu’il reste encore cinq volumes avant la conclusion, je me demande comment ça va évoluer.

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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 6

Le pitch : Yagyū Retsudō lance ses deux derniers enfants, illégitimes tous les deux, sur les traces de Ogami Itto.

L’avis : Encore un excellent tome qui alterne des épisodes du conflit Itto-Retsudō avec des récits ponctuels. Ce sont clairement ces derniers qui sont les plus savoureux comme l’histoire du coursier impérial que rien n’arrête de courir, pas même la mort de son fils ou le désespoir de sa femme. Ce sont également des occasions de mettre Daigoro en avant, lorsqu’il partage sans le savoir les derniers jours d’un samouraï avant le sépuku ou encore lorsqu’il se prend d’amitié pour une fillette dont le famille chrétienne va subir les foudres d’une inquisition à la japonaise. Quelques morceaux d’anthologie donc, toujours aussi superbement racontés.

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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 5

Le pitch : Avant de poursuivre sa route sur la voie de l’assassin, Itto doit retrouver son fils dont il a été séparé.

L’avis : Comme première lecture de vacances, j’ai choisi à la fois un bon pavet (700 pages) et une valeur sûre (les quatre premiers tomes faisant partie de tous mes best of annuels depuis trois ans). A vrai dire, ça faisait un moment que j’achetais les omnibus sans les lire (on en est au numéro 9) de peur de me lasser, car le rythme de parution est plutôt élevé. Bien m’en a pris. C’est avec d’autant plus de plaisir que je me suis délecté des récits de Koike et Kojima. Seuls les premiers épisodes qui mènent aux retrouvailles du père et du fils font avancer l’intrigue principale. Le reste est constitué uniquement de récits courts et indépendants qui se terminent la plupart du temps par une exécution au sabre. C’est donc toujours la même recette, mais la maestria de la narration fait complètement oublier le caractère répétitif du scénario. Du grand art ! Il est fort probable que je n’attendrai pas aussi longtemps avant de m’avaler le vol. 6.

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Lone Wolf & Cub Omnibus vol. 4

Le pitch : Toujours accompagné de son fils et poursuivi par ceux qui l’ont disgracié, Ogami Itto met la main sur un courrier qui va faire monter la pression d’un cran.

Pitch : Que dire de plus que ce que j’ai déjà dit du chef d’oeuvre de Koike et Kojima ? Même si l’intrigue progresse un peu avec quelques éléments du passé qui sont révélés et une conclusion qui sépare temporairement le père et le fils, Lone Wolf & Cub ne réserve guère de surprise. Beaucoup de combats, beaucoup de rigueur morale, beaucoup de personnages croisés au fil du chemin. La répétition des scènes de violence et la quasi-invulnérabilité d’Ogami pourrait lasser, mais pourtant, non. Cela est est due à la virtuosité du dessin de Kojima, bien entendu, mais aussi parce que l’histoire continue de distiller des épisodes fascinants sur les moeurs du Japon de l’époque, ainsi que des scènes qui renforcent l’attachement aux personnages, et en particulier au petit Daigoro. Bref, je continue à me régaler et ce n’est pas fini.

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Lone Wolf & Cub Omnibus vol. 3

Le pitch : Ogami Itto et son fils, toujours sur la voie de l’assassin, enchainent les contrats.

L’avis : Que dire de plus que ce que j’ai déjà dit du titre que j’ai placé en tête de mon Best of 2013 si ce n’est qu’il figurera sans aucun doute sur celui de 2014. Les treize épisodes qui constituent ce troisième omnibus sont autant de réussite en termes de narrations. Pourtant, même si la structure de l’histoire peut varier, c’est souvent un peu la même chose, avec en conclusion avec Ogami Itto qui exécute sans coup férir sa cible. Oui, mais chaque histoire réserve sa part de surprise ou des éléments de contextes fascinants pour qui découvre le japon médiéval. Et puis, le dessin a toujours autant de souffle et de maîtrise que c’en est un régal pour les yeux. Dans ces conditions, j’ai bien failli attribuer à la série un troisième A+ consécutif. Si je ne l’ai pas fait, c’est pour deux bémols totalement mineurs. Primo, le héros enchaine les contrats, mais rien de plus, ou presque, alors que j’aurais aimé voir sa quête de vengeance avancer un peu plus. Secundo, il y a quelques scènes qui visent à expliquer certains éléments de contexte que j’ai trouvé un peu didactiques. Même si a posteriori, je trouvais que l’explication se justifiait, je les ai trouvé un peu bavardes sur le coup. Mais bon, je le répète, ces bémols sont complètement occultés par la maestria de l’ensemble. Un chef d’œuvre que je ne saurais que trop vous recommander.

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Lone Wolf & Cub Omnibus vol. 2

Le pitch : Ogami Itto et son fils continuent leur route vers la vengeance, entre contrats d’assassin et affrontement de ceux qui les poursuivent.

L’avis : Après un premier volume éblouissant, voilà un deuxième du même acabit. Il démarre très fort avec la mise en scène de la trahison qui a mené Ogami Itto à prendre la voie de l’assassin. Tout ce qui avait été suggéré dans le tome précédent est ici explicité, et ça claque bien. Le dernier épisode de l’ouvrage revient également sur l’intrigue principale, mais, entre deux, il s’agit d’histoires indépendantes mettant en scène essentiellement les différents contrats qu’exécute Itto. Sur 700 pages, ça pourrait être répétitif, mais ça ne l’est pas, car chaque épisode est au pire seulement très bien exécuté avec un scénario solide mais sans réelle surprise. Au mieux, ce sont de véritables petits chef d’œuvre. Il y a en effet quelques perles de justesse et de puissance narrative qui m’ont coupé le souffle au point de reposer le bouquin tellement j’avais envie de rester sur l’impression finale. Vraiment, je me régale avec ce classique du manga et je ne peux que chaudement vous le recommander.

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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 1

Le pitch : Un ancien samouraï de haut rang devenu tueur à gage trace la route avec son fils en bas âge.

L’avis : Après Nexus, Dark Horse m’a encore eu avec ses Omnibus. Il faut dire que ça fait des années que ça me démange de lire ce grand classique du manga tenu pour avoir influencé nombre de pointures du comics, à commencer par Frank Miller. Alors, pour 15€ les 700 pages, impossible de résister.

Du côté de l’histoire, il ne faut pas s’attendre à une profondeur abyssale. Il s’agit pour l’essentiel d’un classique récit de samouraï avec tous les codes qui vont bien, le bushido et tout le tintouin (pardon pour les puristes). Le samouraï devenu ronin est employé pour éliminer une cible, il la tue et, de temps en temps, il tue aussi ses employeurs qui le considèrent comme un témoin gênant. Parfois, il n’y a pas de contrat, mais bon, qu’à cela ne tienne, tout ça se finira par un bon vieux duel ou par de la bonne boucherie à coups de sabre. Ne vous attendez pas non plus à un récit très crédible. Si le contexte de la société féodale japonaise est dépeint avec un réalisme assez étonnant pour les néophytes comme moi, le héros a des capacités totalement surhumaine et échafaude des tactiques à dormir debout pour atteindre ses cibles. Mais qu’à cela ne tienne, l’intérêt du récit ne tient pas à ça. Kazuo Koike réussi à créer une ambiance fascinante et à donner une réelle épaisseur au tandem père-fils. Surtout, il offre à Goseki Kojima l’occasion de mettre en scène de purs moments de narration, souvent dans la sang et la douleur, mais pas seulement.

Et c’est bien là que Lone Wolf and Cub excelle comme rarement. Le dessin de Kojima est une démonstration de ce qu’est par essence la bande-dessinée, un art graphique séquentiel. Certaines scènes sont époustouflantes de qualités cinématiques, de fluidité et d’énergie, de finesse et d’efficacité brute. En plus, le trait de Kojima est totalement intemporel. Ça a 40 ans et ça a l’air tellement contemporain ! Vraiment, je me suis pris un énorme claque devant autant de maîtrise en termes de narration.

Vous l’aurez compris, le terme de chef d’œuvre n’est pas utilisé en vain pour qualifier Lone Wolf and Cub. Que vous soyez amateur de manga ou pas, si vous aimez la bande-dessinée pour ce qu’elle a de spécifique par rapport aux autres formes d’art, voilà bien une lecture indispensable.

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