Wytches vol. 1

Le pitch : La famille Rooks vient de déménager pour fuir une série d’évènements qui les a secoués. Mais les bois qui jouxtent leur maison cachent des forces maléfiques.

L’avis : Ces derniers temps, je me laisse pas mal tenter par des comics d’horreur. Pourtant, c’est un genre qui peut vite me lasser. Comme, en plus, le thème de Wytches ressemble grandement à celui de Harrow County, j’avais un peu peur d’avoir fait l’achat de trop avec ce TPB. Que nenni ! Wytches est une vrai réussite dans le genre et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le scénario est très bien construit. Il distille savamment les éléments de l’intrigue pour tenir le lecteur en haleine de bout en bout. La première moitié de l’histoire est un modèle de mise en place du climat d’épouvante, tandis que la seconde moitié dévoile les ressorts de l’intrigue, avec son lot de rebondissements. Au-delà de ses qualités de récit d’horreur, le scénario fait la part belle aux personnages. On se rend compte d’ailleurs dans les postfaces à chaque numéro, qui sont regroupés à la fin du tome, que la personnalité du père autant que celle de la fille est largement inspirée de l’histoire personnelle de Scott Snyder. C’est peut-être pour ça que leurs dialogues sonnent aussi juste. Et puis enfin, il y le travail de Jock, un de ses meilleurs jusqu’ici, qui participe grandement au succès de l’ensemble. L’association avec Matt Hollingsworth aux couleurs fonctionne diablement bien pour créer des ambiances pesantes et, là encore, l’expression des personnages est soignée. La conclusion de l’histoire m’a un peu surprise sur le coup, mais elle a du sens. En tout cas, elle appelle une suite. J’en serai sans aucun doute.

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Batman: The Black Mirror

Le pitch : Alors que Batman cherche à capturer celui qui revend aux enchères les accessoires meurtriers des plus grands criminels de Gotham, James Gordon découvre que son fils, dont il doute de la santé mentale, est de retour.

L’avis : Scott Snyder est devenu très rapidement un des scénaristes les plus courus sur la scène comics. Personnellement, j’ai trouvé American Vampire plutôt intéressant, mais sans être toutefois emballé. Avec Swamp Thing, j’ai déjà été plus convaincu. Mais alors là, avec The Black Mirror, on passe clairement à une autre dimension. Sur la couverture, on trouve la citation d’une critique qui dit « une des plus grandes épopées de Batman que j’ai jamais lues » et, franchement, c’est mérité.

Le succès de l’affaire tient d’abord au scénario de Snyder. L’histoire est sombre à souhait, engageante, avec un suspense maitrisé. Les personnages, Dick Grayson et James Gordon en tête, sont développés avec beaucoup de justesse et d’intelligence. Quant aux dialogues, ils sonnent remarquablement justes. Rien à redire, donc. Quant au dessin, c’est un pur régal aussi. Jock, artiste de couverture exceptionnel, montre encore une fois qu’il a un vrai style, dynamique et expressif, lorsqu’il s’attaque au pages intérieures. Cela dit, c’est Francesco Francavilla qui m’a le plus impressionné sur les parties du récit qui concerne James Gordon et son fils. Certaines mises en page sont superbes et il fait de James Jr un des personnages les plus flippants qui soient. J’en frissonne encore.

Vraiment, ça faisait une éternité qu’un comics de Batman, et plus globalement de super-héros, ne m’avait pas autant impressionné. On est pas loin du chef d’œuvre.

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