The Manhattan Projects vol 5: The Cold War

Le pitch : La revisite de la guerre froide telle que déterminée par les rescapés de The Manhattan Projects et leurs ennemis. Pendant ce temps, ceux qui ont quitté la terre font des explorations mouvementées.

L’avis : Ce tome de The Manhattan Projects est un tome de transition après la conclusion du conflit avec Oppenheimer et avant le redémarrage de la série sous formes de mini-séries aux champs plus réduits. Ca ne devrait pas lui faire du mal, car si on peut faire un reproche à ce tome, c’est justement d’être trop dispersé. Il y a plusieurs histoires en parallèle et, pour l’instant, sans lien entre elles, ce qui dilue un peu l’engagement dans l’histoire. Cela dit, il y a de bons moments. Lyndon B. Johnson entre en jeu, ainsi que de nouveaux ennemis russes, et plusieurs moments historiques sont revisités de façon assez amusantes, comme l’assassinat de JFK et le passage de Cuba sous l’influence soviétique. Les autres fils de l’intrigue réservent aussi quelques bons passages, notamment le premier épisode avec Laïka dans l’espace. Tout ça est très bien illustré par Nick Pitarra qui navigue toujours aussi bien entre gore et comédie. Au final, ce n’est pas le meilleur tome de la série, mais je reste suffisamment intéressé et curieux de poursuivre le délire des auteurs.

Pour voir : click
Pour acheter : click

East of West vol. 4: Who Wants War?

Le pitch : C’est la guerre entre les nations. Pendant ce temps, Babylon apprend à survivre dans le monde réel.

L’avis : East of West poursuit sur sa très belle lancée avec un récit en deux temps. La première partie poursuit la mise en scène des conflits politiques entre les nations américaines, avec la guerre qui est cette fois très ouvertement déclarée. Ensuite, le récit se recentre sur Babylon, le fils de la mort, qui apprend à vivre dans le monde réel, ou tout du moins le croit-il. Le récit gagne alors en simplicité, ce qui offre un changement appréciable. Les deux parties offrent donc deux lectures différentes, mais tout aussi passionnantes, et servies par les dessins de toute beauté signés par Dragotta. Décidément, une des meilleures séries du moment. J’achète, comme dirait l’autre.

Pour voir : click
Pour acheter : en VO ou en VF

East of West vol. 3: There Is No Us

Le pitch : Alors que les chefs des grands territoires se réunissent pour régler leurs comptes, Death d’un coté et les autres chevaliers de l’apocalypse de l’autre convergent vers l’enfant qui pourrait anéantir le monde.

L’avis : Dans la lignée des deux précédents tomes, East of West continue sa chevauchée futuriste. Le scénario, en se complexifiant, devient plus exigeant. Difficile parfois de bien suivre les motivations des uns et des autres. Il faut dire que la galerie de personnages est grande. L’écriture est toujours aussi relevée, l’intrigue accrocheuse et le scénario nerveux. Quant à Nick Dragotta, son dessin a toujours beaucoup de souffle et de qualités techniques, même s’il a quelques instants de faiblesse, très ponctuels heureusement et compensés par des planches splendides. Franchement, dans l’ensemble, je me régale et je me demande bien où tout ça va mener.

Pour voir : click
Pour acheter : en VO ou en VF

The Manhattan Projects vol. 4

Le pitch : Trahi de l’intérieur, les membres du Manhattan Projects jouent leur survie.

L’avis : Encore un très bon tome de The Manhattan Projects, à la fois drôle et violent. C’est toujours aussi foutraque et bien raconté par Jonathan Hickman, avec Nick Pitarra au diapason. On notera juste quelques petites traces de fatigue de sa part sur un épisode, ce qui a probablement entrainé l’intervention de Ryan Browne sur le suivant. Aucune difficulté de transition, car leurs styles sont vraiment très similaires. Le tome se conclue sur la mort de l’un des personnages les plus intéressants de la série, remplacé par le retour d’un autre qui, j’espère, saura remplir le vide. Nous verrons bien. En tout cas, je reste à bord de cet étonnant OVNI.

Pour voir : click
Pour acheter : click

East of West vol. 2: We Are All One

Le pitch : La mort, les brutes et la religion.

L’avis : Le premier tome m’avait séduit, le second a fini de me conquérir. Hickman réussit avec East of West le parfait mélange entre western moderne, mythologie classique et science fiction. La galerie de personnages s’enrichie, et de bien belle manière, avec notamment une oracle fascinante. Beaucoup d’idées originales, beaucoup de rythme, des dialogues accrocheurs, sans oublier l’excellent travail de Nick Dragotta au dessin. Tout ça fait un récit qui a de l’intensité, mais je ne suis pas près de me faire désarçonner. Yahaaa ! Envoyez la suite !

Pour voir : click
Pour acheter : en VO ou en VF

The Manhattan Projects vol. 3

Le pitch : Alors que le projet Manhattan s’est octroyé les moyens de ses ambitions, il va subir deux trahisons successives.

L’avis : Alors que le second tome de The Manhattan Projects m’avait particulièrement plu, celui-ci marque clairement le pas. Pourtant, les personnages sont toujours aussi intéressants, les dessins sont toujours aussi plaisants et la série reste originale et bien exécutée. Ce qui manque juste cette fois plus que les autres, c’est un peu de souffle et de dynamisme dans la construction de l’intrigue. Là, j’ai suivi les rebondissements avec un intérêt somme toute assez limité. Même le deuxième chapitre de la guerre au sein de la psyché d’Oppenheimer, aussi barré soit-il, souffre de la comparaison avec celui du tome précédent. Alors, je n’hésiterai pas à commander le tome 4 quand il sortira, mais j’espère sincèrement que Hickman saura redonner un peu plus de punch à son histoire.

Pour voir : click
Pour acheter : click

East of West vol. 1: The Promise

Le pitch : Dans un monde futuriste où la guerre de sécession américaine a pris une drôle de tournure, la fin du monde est proche selon la prophétie du Message, mais la Mort, un des quatre cavaliers de l’apocalypse, a des objectifs plus personnels.

L’avis : Voilà une lecture intéressante. Hickman créé un univers original mêlant western, science fiction et mythes religieux. Le scénario n’est pas toujours aisé à suivre, car, comme parfois avec Hickman, la mise en place des éléments de l’intrigue se fait par touches discontinues et on se demande où tout cela mène. Ça peut être assez frustrant par moment. Arrivée à la fin de ce tome d’introduction, il reste encore pas mal de questions ouvertes, mais on commence à avoir une bonne vision d’ensemble. Côté dessin, j’ai vraiment beaucoup apprécié le travail de Nick Dragotta (à ne pas confondre avec Nick Pitarra, le dessinateur de The Manhattan Projects), que je ne connaissais pas. Son style est précis, énergique, avec un bel encrage. Ses personnages sont expressifs et, côté narration, ça se défend bien. Bref, rien à jeter. Voilà, maintenant que l’histoire est bien lancée, reste à voir comment Hickman va développer tout ça.

Pour voir : click
Pour acheter : en VO ou en VF

The Manhattan Projects vol. 2

Le pitch : Les membres du projet Manhattan font copain-copain avec leur homologues russes et affrontent de bien loufoques maîtres du monde.

L’avis : J’ai beaucoup apprécié la mise en branle de cette série et le tome 2 ne déçoit pas, même si, de façon assez surprenante, Jonathan Hickman ne rebondit pas sur les derniers évènements du tome précédent. On verra ce qu’Einstein nous réserve plus tard. Pour les reste, c’est du même acabit : un récit loufoque, intelligemment écrit, habité par des personnages hauts en couleur. C’est un peu du grand n’importe quoi, mais du genre jubilatoire, alors on ne va pas se plaindre. Côté dessin, l’impression de raideur que j’ai pu avoir en première lecture a complètement disparu, et ce ne sont pourtant pas les scènes d’action qui manquent. Nick Pitarra a fini de me convaincre. Le dernier épisode, qui introduit la guerre interne s’opérant au sein de la psyché d’Oppenheimer, est particulièrement réussit. Conclusion : j’en redemande.

Pour voir : click
Pour acheter : click

The Manhattan Projects vol. 1: Science. Bad.

Le pitch : Dans un univers alternatif, le projet Manhattan qui a mis au point l’arme atomique n’était qu’une façade pour des recherches encore plus secrètes mettant à contribution les plus grands noms de la science, des hommes qui ont aussi leurs secrets.

L’avis : Tout comme dans S.H.I.E.L.D, Jonathan Hickman réinvente l’histoire de quelques grands intellectuels. Cette fois, le cadre n’est pas le petit monde des superhéros Marvel, mais un univers de SF gentiment loufoque. On y croise un Einstein maléfique, un Oppenheimer cannibale, un Von Braun à moitié robotisé, un Roosevelt transformé en intelligence artificielle, et j’en passe. Face à eux, des extra-terrestres hauts en couleur et des robots japonais kamikazes. Tout cela prête à sourire, mais pas seulement, car certains personnages sont vraiment inquiétants. Le scénario n’est pas linéaire et jongle allègrement entre les personnages et les situations avec une grande habileté. Nick Pitarra propose des illustrations qui ne sont pas sans rappeler le trait de Frank Quitely. Les mises en pages sont efficaces, les personnages expressifs et, globalement, c’est très plaisant à lire. On peut cependant lui reprocher une certaine raideur dans les postures et les scènes en mouvement en pâtissent clairement. Au final, pas mal de choses sont mises en place et c’est un peu tôt pour dire si ça va tenir ses promesses, mais, en tout cas, le scénario est suffisamment intriguant et original pour que j’ai très envie de lire la suite.

Pour voir : click
Pour acheter : en VO ou en VF

S.H.I.E.L.D.: Architects of Forever

Le pitch : Depuis l’antiquité jusqu’au 20ème siècle, l’histoire du S.H.I.E.L.D., une organisation secrète où se croise les grands noms de l’histoire et des arts.

L’avis : Cela fait un moment que je suis curieux de voir ce que donne Jonathan Hickman, déjà vu ici sur The Nightly News et Pax Romana, chez Marvel. J’ai fini par me laisser tenter par son S.H.I.E.L.D. plutôt que par ses Fantastic Four, et je ne le regrette pas. Ce récit doit-il être considéré comme partie intégrante de l’univers Marvel ou est-ce hors continuité ? Aucune idée, mais ça n’a aucune importance. Ce qu’il faut retenir, c’est que Hickman nous livre là un récit dense et exigeant, jonglant entre les époques et mettant en place très adroitement les éléments d’un puzzle où Léonard de Vinci, Michel-Ange, Galillée, Nikolas Tesla ou encore Nostradamus rencontrent les parents de quelques figures connues chez Marvel. L’écriture est aussi brillante qu’efficace. Au dessin, Dustin Weaver n’est pas en reste. Au début, je me suis demandé s’il n’était pas plus à l’aise à dessiner des architectures et de jolis objets techniques qu’à mettre en scène des personnages. C’est vrai que ses postures et ses expressions faciales manquent parfois d’un peu de naturel et de chaleur. Rapidement, je me suis laissé convaincre non seulement par ses qualités techniques indéniables, mais aussi par le souffle et l’intelligence de ses mises en pages. Du très beau travail. Vivement la suite !

Pour voir : click
Pour acheter : click