Bitch Planet vol. 1: Extraordinary Machine

Le pitch : Dans une société ultra-patriarchale, une prison pour femmes trop peu conciliante est prise dans une embrouille où sport, politique et médias se mêlent.

L’avis : Avec Pretty Deadly, on ne peut pas dire que ma première expérience de l’écriture de Kelly Sue DeConnick ait été très convaincante. Malgré tout, je me suis laissé tenté par Bitch Planet, et bien m’en a pris. C’est un récit qui aborde le féminisme avec beaucoup d’originalité. D’ailleurs, le récit dépasse le cas de la condition féminine. C’est à la fois un récit carcéral et une satire du monde actuel vu au travers du spectre d’une société ultra-patriarchale. J’ai vraiment beaucoup aimé l’approche. Beaucoup de personnages sont introduits ici. Assez bizarrement, on a un épisode centré sur un personnage secondaire, alors que les pièces maitresses ne sont pas encore véritablement développées. J’imagine que ça viendra par la suite. Côté dessin, j’ai retrouvé avec plaisir Valentine De Landro que je ne connaissais que de quelques pages d’X-Factor. Il fait ici un très bon boulot, avec des planches vivantes et des personnages bien définis. Je signe sans hésitation pour la suite.

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Pretty Deadly vol. 1: The Shrike

Le pitch : Western spaghettigo-mystique.

L’avis : Pretty Deadly a beaucoup en commun avec East of West : le décor et les codes du western, la mort humanisée et amoureuse et un scénario peu explicite qui laisse le lecteur dans le doute. La grosse différence, c’est que Hickman avait réussi à conclure le premier tome sur une note satisfaisante et un début de compréhension de l’intrigue globale. DeConnick, elle, ne nous fait pas ce plaisir. Elle laisse le lecteur avec bien trop de questions sur la nature des personnages, leurs motivations et sur l’objet même de la série. Cela donne une histoire bien écrite mais obscure et peu gratifiante. C’est fort dommage, d’autant que la partie graphique est remarquable. Emma Rios a un superbe coup de crayon qu’elle met au service d’une narration fluide avec des mises en pages recherchées. Rien que pour elle, l’expérience Pretty Deadly mérite d’être vécue. De là à signer pour la suite, peut-être pas.

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