B.P.R.D. Hell on Earth vol. 13: End of Days

Le pitch : Des monstres toujours plus gros et le Black Flame à affronter (encore !) sur son terrain.

L’avis : Voilà un tome assez dense, où la plupart des personnages actuels de la série ont un rôle. Les scènes de bataille sont épiques et la fin du récit recèle quelques rebondissements de taille, dont le final qu’on voit arriver depuis un moment et qui est prometteur. Côté dessin, Laurence Campbell ne démérite pas et livre même quelques très belles planches. Cela dit, je trouve que la série a perdu en identité graphique avec la valse actuelle des dessinateurs. Reste deux tomes à venir avant la fin de la série. Je les commanderai et les lirai en même temps, en espérant que le final soit à la hauteur de la longévité de B.P.R.D.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 12: Metamorphosis

Le pitch : Johann commet une boulette, s’interroge et change de peau.

L’avis : Un tome centré sur Johann. La première partie raconte une mission catastrophe où Johann remet en cause le détachement tout ectoplasmique dont il fait preuve. L’introspection est intéressante. En revanche, les dessins de Peter Snejbjerg, pourtant aussi bon qu’à son habitude, ne collent pas vraiment. Dans la seconde partie, Johann investit l’armure de Sledgehammer. Cette fois, les dessins de Julian Totino Tedesco sont parfaitement adaptés et vraiment très bons. Le scénario n’a pas grand chose à se reprocher, si ce n’est la frustration qu’il peut générer chez le lecteur qui, comme moi, n’a pas lu la mini-série Sledgehammer 44.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 11: Flesh and Stone

Le pitch : A proximité d’un village abandonné, une escouade du B.P.R.D. recherche un monstre qui pourrait être à l’origine de nombreuses disparitions.

L’avis : Je dois bien dire que je ne sais plus bien où on en est avec B.P.R.D. Ca fait un moment que la série n’a plus de direction bien définie. C’est l’enfer sur terre et le B.P.R.D., main dans la main avec l’armée, s’évertue à tuer quelques monstres parmi la multitude qui pullulent sur la planète. C’est un peu comme d’assister au spectacle du gars qui écope sans fin avec son seau dans un bateau qui coule. En plus, les personnages habituels sont mis au second plan. Tout ça pourrait nourrir pas mal de déception, mais, en fait, non. On a tout de même Howard dont on découvre progressivement la vie antérieure. On a Iosif et Varvara qui continuent d’entretenir une drôle de relation. Tout ça est fort bien dialogué, comme d’habitude avec Arcudi. Et puis, on a toujours une bonne dose d’action. Et c’est là qu’entre en jeu James Harren, avec son style énergique et énergisant. Plus ça va, plus j’apprécie son travail et plus je trouve qu’il a toute sa place dans cette mouture apocalyptique de B.P.R.D. Bref, j’ai encore bien apprécié ce nouvel opus. J’enchaine d’ailleurs directement avec le suivant.

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Hellboy and the B.P.R.D. vol. 1: 1952

Le pitch : La première mission de Hellboy au Brésil.

L’avis : Ce 1952 s’inscrit dans la lignée des B.P.R.D.: 1946, 1947 et 1948, sauf que, cette fois, Hellboy a grandit et prend part activement à la mission. Autant le dire tout de suite, la mission et la façon dont elle est racontée n’ont rien d’original. C’est du Hellboy pur jus avec quelques éléments de scénario que j’ai trouvés un peu maladroits. Ca reste agréable à lire, d’autant qu’Alex Maleev fait un boulot très soigné et efficace, mais je classe cette oeuvre parmi les productions pas franchement indispensables du Mignolaverse. D’ailleurs, je n’ai pas commandé le 1953 qui est sorti cet été et je vais m’en tenir à cette décision.

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B.P.R.D Hell on Earth vol. 10: The Devil’s Wings

Le pitch : Trois histoires distinctes de fantômes, de monstres japonais et de champignons.

L’avis : Ce nouvel opus de B.P.R.D. est très clairement un tome de transition. Il est composé de trois histoires distinctes. La première est une histoire de fantôme relativement classique qui vaut surtout par l’ambiance fournie par les illustrations de Laurence Campbell. C’est aussi l’occasion de retrouver Hellboy enfant. La seconde histoire m’a moins plu. C’est un peu un crossover entre B.P.R.D., The Manhattan Projects et Godzilla. Le script de John Arcuri et les dessins de Joe Querio sont nerveux. Ca se lit bien, mais c’est vite oublié. Le meilleur est pour la fin, avec une histoire courte beaucoup plus orientée vers le développement des personnages, Liz et Johann bien-sûr, mais aussi des gens ordinaires qui vivent tant bien que mal au milieu de l’enfer sur terre. La fin de l’épisode est excellente, comme pour nous rappeler que B.P.R.D. continue à délivrer de très belles histoires de temps en temps.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 9: The Reign of the Black Flame

Le pitch : Le B.P.R.D. et leurs alliés russes entrent à pied dans New York coupé du monde depuis un an et y affronte le nouveau Black Flame.

L’avis : Après un tome plutôt orienté vers le développement des personnages, B.P.R.D. Hell on Earth remet l’accent sur l’action au travers de cette mission à laquelle tout le monde participent. Le résultat est franchement efficace. New York, ravagé par les monstres et le désespoir de sa population, fournit le cadre d’un guerre urbaine où les troupes avancent avec discipline. Seuls deux électrons libres s’écartent du groupe : Iosif, qui prend des risques et le paye cher, et surtout Liz, dont la mue est impressionnante. Pour la peine, la maîtrise de ses pouvoirs pyrotechniques en font une espèce de torche humaine  gothique et surpuissante. Ce côté presque superhéroïque du récit m’a un peu surpris, mais pourquoi pas. Il faut dire que tout passe bien quand James Harren met en scène l’action avec l’énergie qu’on lui connait. Ca n’est pas toujours subtil, mais ça envoie sévèrement. Le seul bémol à mon enthousiasme concerne la fin du récit, que j’ai trouvé expédiée un peu trop rapidement après le boom final si mignolesque, mais rien de grave. Ce n’est pas ça qui m’empêchera de lire la suite.

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Abe Sapien vol. 4: The Shape of Things to Come

Le pitch : Abe continue son chemin, croisant sur la route de nouveaux survivants de l’apocalypse et, bien entendu, quelques-un des monstres qui la font.

L’avis : Abe Sapien, c’est un peu un road movie comme la série télévisée Hulk l’était, mais à la sauce Hellboy. Les deux arcs qui composent ce tome sont donc des histoires relativement indépendantes qui mettent en scène des galeries de personnages renouvelées. L’ambiance dans les deux cas est sombre, plutôt réussie, surtout grâce au travail très intéressant des frères Fiumara. Le fil rouge est fourni par un récit secondaire mettant en scène un mystérieux nécromancien. On devine très clairement que c’est lorsque ce récit rencontrera celui de Abe que l’histoire décollera vraiment. En attendant, l’impression générale est celle d’un scénario qui ne sait pas trop où il va. Comme, en plus, j’ai trouvé le script assez confus par moment, j’avoue ne pas être très enthousiasmé par cette série. C’est dommage, car le dessin mérite à lui seul le détour, mais je crois que je vais lasser Abe poursuivre son périple sans moi, en espérant que ça ne nuira pas trop à ma compréhension de l’univers Hellboy/B.P.R.D.

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Hellboy in Hell vol. 1: The Descent

Le pitch : Retour en enfer pour Hellboy, là où il est né et où il est attendu.

L’avis : Mike Mignola reprend le contrôle total du personnage qui a fait son succès. Sans surprise, Mignola fait du Mignola. On retrouve ses atmosphères lugubres et ésotériques, ainsi que sa narration par petites touches, pas toujours très claire mais si caractéristique, avec bien-sûr moult baston. L’histoire elle-même n’est pas d’une grande densité, mais on apprend tout de même quelques éléments nouveaux sur les origines de Hellboy, qui semble traverser tout ça avec une étonnante nonchalance. Côté dessin, j’étais resté sur une mauvais impression des quelques pages concluant le tome précédent et sensées nous mettre en appétit pour le retour de Mignola aux manettes. L’impression fut vite dissipée et je considère même que c’est ce qu’il a fait de meilleur. Il est au sommet de son art, dans son style si particulier. Rien que pour le dessin, ça vaut le coup de suivre Hellboy jusqu’en enfer.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 8: Lake of Fire

Le pitch : Liz et Fenix, chacune de leur côté, se confrontent à elles-mêmes et à un monde peuplé de monstres et de cinglés en tout genre.

Le pitch : Après deux tomes très tournés vers l’action et assez peu vers les personnages principaux, B.P.R.D. change de braquet en se focalisant sur les personnages féminins les plus intéressants de la série. Un autre changement réside dans la conclusion de l’ouvrage qui fleurerait presque bon l’optimisme, alors qu’on avait l’impression ces derniers temps que le B.P.R.D. était sur les rotules, en train de subir l’invasion plutôt que de la contenir. En perspective, une mission qui pourrait s’avérer aussi décisive que dangereuse. Ça promet ! Côté dessin, Tyler Crook est de retour aux commandes et il fait du très bon boulot, surtout dans la mise en scène des personnages. Cela dit, il a vraiment du mal à faire oublier Guy Davis qui savait rendre ses monstres autrement plus inquiétants. Quoi qu’il en soit, il s’agit sans aucun doute d’un très bon tome qui démontre que la série en a encore sous le pied. Tant mieux !

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 7: A Cold Day in Hell

Le pitch : En pleine recrudescence de monstres, Johann mène une mission de sauvetage en terrain hostile. Pendant ce temps, en Russie, Nichayko mène sa propre expédition en vue de maintenir sous son joug Varvara, l’enfant-démon.

L’avis : Cette fois, on peut dire que le renommage de la série est justifiée. C’est bel et bien l’enfer sur terre depuis le retour du Maître (dont je tairai l’identité) dans le tome précédent. Les monstres pullulent, la population subit des pertes colossales et les effectifs du B.P.R.D. fondent à vue d’œil vu les pertes qu’ils subissent à chaque mission. C’est notamment le cas dans la première partie de ce tome, où Johann se voit contraint de traverser à pied un long chemin le menant à un Chicago dévasté. Ça donne un récit riche en action dans une atmosphère apocalyptique très noire. J’ai trouvé l’exercice plutôt réussie, en particulier grâce au dessin sombre et réaliste de Laurence Campbell, complémenté par les couleurs du toujours excellent Dave Stewart. Par comparaison, le trait de Peter Snejbjerg paraît presque trop doux. Pourtant, il fait du très bon boulot, comme d’habitude. Le scénario de la deuxième partie dans laquelle il officie n’est pas franchement passionnant en soi, mais il a l’avantage de nous en apprendre un peu plus sur Varvara. Au final, je dirais qu’il s’agit ici plutôt d’un tome de transition qui ne fait pas beaucoup avancer les personnages et l’intrigue générale, mais qui se lit fort bien. J’enchaine de ce pas avec la suite.

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