The Sixth Gun vol. 8: Hell and High Water

Le pitch : Bataille épique en prélude à l’apocalypse.

L’avis : Alors que The Sixth Gun brillait jusqu’ici par sa régularité, ce huitième et avant-dernier tome ressemble fort à un trou d’air. La faute n’est surement pas du côté du dessin, car Brian Hurtt ne faiblit pas d’un iota. En revanche, j’ai trouvé le récit fort ennuyeux. Les premiers épisodes passent encore, avec notamment l’introduction de celui qui dirigent les Chevaliers de Salomon, même si on se demande bien quel est son rôle si près de la fin de la série. C’est surtout la longue, très longue, bataille entre Drake et sa bande, d’un  côté, et les sbires de Griselda, de l’autre, qui m’a posé problème. C’est franchement loin d’être passionnant, d’autant que Cullen Bunn use et abuse d’une voix off qui alourdit la narration et devient vite répétitive. Reste maintenant la conclusion tant attendue que, bien sûr, je vais lire, au regard de la qualité d’ensemble de la série. J’espère juste qu’elle conclura l’affaire sur une meilleure note que l’avant-dernière.

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Letter 44 vol. 3: Dark Matter

Le pitch : Alors que la troisième guerre mondiale éclate sur terre, l’équipage du Clarke apprend à cohabiter avec les extra-terrestres.

L’avis : Si Letter 44 excelle, c’est bien par son scénario. Ce troisième tome est encore une fois riche en évènements, avec de nombreux rebondissements, en particulier dans les derniers épisodes, et le lecteur est tenu en haleine. Charles Soule ne choisit pas la facilité et gère de main de maître sa galerie de personnages et les fils de l’histoire qui s’entremêlent pour faire une tapisserie du plus belle effet. Si seulement le dessin était au même niveau, ce serait une des séries phares du moment pour moi. Malheureusement, j’ai vraiment du mal avec le style d’Albuquerque. Je lui reconnais de vraies qualités de dynamisme, mais j’ai du mal à supporter les postures et les expressions de ces personnages. A cause de ça, je m’étais presque résolu à arrêter la série, mais le rush de la fin du tome m’a raccroché au train. A ce stade, j’ai donc juste envie que l’histoire se conclue vite mais aussi bien qu’elle a commencée.

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Letter 44 vol. 2: Redshift

Le pitch : Le président Blade s’écarte des plans de son prédécesseur, tout en continuant à cacher l’existence des extraterrestres au public. De leur côté, les membres de l’expédition se rapprochent du danger.

L’avis : Ce deuxième tome de Letter 44 ne déçoit pas dans la mesure où il a les qualités du premier : une intrigue bien menée, avec son lot de surprises et des personnages bien construits. Les deux récits qui évoluent en parallèle sur la terre et dans l’espace se conjuguent bien malgré leur quasi-indépendance à ce stade. En revanche, j’ai été plus gêné que la dernière fois côté dessin. Albuquerque a des qualités de dynamisme qui servent bien la narration, mais ça manquent souvent de finesse avec des corps et des visages distordus à la limite de la caricature. Au final, je ne peux m’empêcher de penser que ce récit captivant serait bien mieux servi par un dessin plus retenu et techniquement plus maitrisé.

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The Sixth Gun vol. 7: Not the Bullet, But the Fall

Le pitch : Becky, Drake et leurs compagnons affrontent la Sorcière Grise et ses sbires… et il y a de la casse.

L’avis : Que d’action et que d’évènements majeurs s’enchainent dans ce septième volet de The Sixth Gun. La galerie de personnages, qui s’était bien étoffée au fil des tomes, se retrouve sérieusement élaguée. La place laissée vide est en grande partie comblée par la sorcière Griselda, son fidèle et redoutable second Jesup, et son armée d’homme-lézards. Difficile de s’ennuyer dans ces conditions, d’autant que l’exécution est toujours au rendez-vous. Cullen Bunn et Brian Hurtt sont décidément de bien bons narrateurs. A noter que le dernier épisode, dessiné par Tyler Crook, raconte les origines de Griselda et les circonstances de la naissance de son fils, celui qui deviendra le général Hume. Là encore, c’est une réussite. Que de compliments, me direz vous ? Oui, et je crois que c’est mérité. Cela dit, je commence à penser que la série mériterait d’arriver à sa conclusion. Ce sera le cas dans deux volumes, ce qui me rassure, car, sinon, j’aurais eu peur que l’intrigue ne traine en longueur. Avec la fin bientôt en vue, je croise juste les doigts pour que le niveau se maintienne jusqu’au bout.

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Letter 44 vol. 1: Escape Velocity

Le pitch : Franchement élu à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama Stephen Blades découvre qu’une grande partie de la politique guerrière de son prédécesseur était déterminée par la découverte d’une présence extra-terrestre à portée de fusée. Justement, la mission secrète envoyée pour enquêter s’approche de sa destination.

L’avis : Letter 44 nous offre deux récits en parallèle. Le premier se déroule sur terre et met en scène les intrigues politiques d’un président qui doit gérer une situation à laquelle il ne s’attendait pas. Il ne peut donc pas opérer la rupture qu’il comptait incarner, ou tout du moins pas de la même façon. Par ailleurs, il n’est pas entouré que d’amis. La seconde met en scène la dimension fantastique de l’histoire, avec un bon suspens sur la nature des extra-terrestres et une bande d’explorateurs aux personnalités bien campées. Le mélange des genres opère bien et l’intrigue est accrocheuse. Difficile de ne pas se prendre au jeu. Côté dessin, je ne suis pas particulièrement fan du style d’Alberto Alburquerque, assez porté sur la caricature. Cela dit, sa narration est bonne, il fait preuve d’une grande constance et il a le mérite de donner une vraie identité visuelle à la série. Donc, au final, je me suis aussi laissé convaincre par le dessin. La suite est donc commandée.

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The Sixth Gun vol. 6: Ghost Dance

Le pitch : L’esprit de Becky navigue entre différentes réalités, passées ou potentielles.

L’avis : Ce nouvel opus de The Sixth Gun fait la part belle à Becky que l’ont suit d’époque en époque, puis de réalité en réalité alternative. Au fil de l’intrigue, le personnage évolue et on ne s’ennuie pas une seule seconde, d’autant que le contexte change du tout au tout à chaque épisode. Les autres personnages sont renvoyés au second plan et, pour la peine, la lecture est moins intéressante en ce qui les concerne. Côté dessin, Brian Hurtt est égal à lui-même. Son trait est relativement classique, sans effet de style, mais toujours aussi précis et efficace sur le plan narratif. De façon générale, cette série est remarquable de constance. Ce n’est pas à proprement parlé une de mes séries favorites, dans la mesure où elle ne me transporte pas plus que ça, mais les auteurs savent raconter une histoire et se complètent admirablement bien. C’est donc une œuvre d’une solidité à toute épreuve que je suis bien décidé à suivre jusqu’au bout.

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The Sixth Gun vol. 5: Winter Wolves

Le pitch : Pendant que Drake et Becky sont coincés dans un monde aussi glacial que surnaturel, Gord, Kirby et Asher Cobb affrontent l’Epée de Salomon.

L’avis : Dans la ligne droite du tome précédent, nous retrouvons les différents protagonistes de ce western fantastique dont l’intrigue avance doucement, mais surement. Le mystère lié aux six pistolets devient de plus en plus clair, notamment dans l’intrigue qui concerne Becky et Drake. En cela, c’est la partie de l’ouvrage la plus importante. Ce n’est pourtant pas celle que j’ai préférée, car je l’ai trouvé moins dynamique au niveau narratif que celle mettant en scène Gord et ses deux acolytes. Il faut dire que les scènes d’action y sont plus nombreuses. La différence tient aussi aux personnages eux-mêmes, Kirby et Asher délivrant quelques répliques savoureuses. Les deux groupes finissent par se rejoindre. L’histoire rebondit alors avec une des scènes les plus réussies du bouquin, quand Becky affronte à distance Missy Hume. Tout ça se termine par l’apparition de nouveaux personnages qui seront très certainement importants pour la suite. Ca tombe bien, j’attaque le tome 6 dans la foulée, avec enthousiasme mais toujours ce sentiment que j’aimerais bien voir la fin approcher.

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The Last Call Vol. 2

Le pitch : A bord du mystérieux train dans lequel il s’est retrouvé, Sam cherche à comprendre ce qui lui arrive. Pas facile quand les meurtres s’enchainent autour de lui, et même s’il retrouve son copain disparu, quoique légèrement changé.

L’avis : Le premier tome de The Last Call m’avait particulièrement emballé. Je découvrais Vasilis Lolos et je me suis fait happer par surprise par ce récit étrange, énergique et barré à souhait. Six ans plus tard, – c’est le temps qu’il aura fallu à Lolos pour pondre cette suite – le soufflet est un peu retombé. Pourtant, on retrouve l’essentiel des qualités du premier tome : un récit nerveux, remplis de personnages monstrueux et originaux, et un dessin qui a gardé toute son énergie et sa spontanéité, même si, sur certains passages, il est devenu un peu trop cartoon à mon goût. Même si j’ai globalement continué à apprécier le voyage à bord de ce train de l’étrange, cette fois, je me suis quand-même sérieusement demandé où tout ça allait, et une pointe de lassitude est apparue. J’espère surtout maintenant que le tome 3 ne va pas mettre aussi longtemps à sortir, parce que c’est bien connu, les trains en retard, ça fait râler.

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The Sixth Gun vol. 4: A Town Called Penance

Le pitch : Becky part à la recherche de Drake, ce qui l’amène à Penance et son puits auquel il ne vaut mieux pas boire.

L’avis : Les trois premiers épisode de ce tome 3 continuent sur la bonne lancée du précédent. On y retrouve Becky qui se durcit sous l’influence de son arme, Drake qui morfle dans les mains des Chevaliers de Salomon et les habitants de la ville de Penance qui réservent leur lot de surprise. Tout ça est solide et très engageant. Vient ensuite un épisode muet plutôt réussi du point de vue narratif, mais qui souffre d’un manque de crédibilité dans les scènes d’action. J’avais déjà noté le problème dans le tome précédent et je trouve un peu dommage que ça se répète. L’épisode suivant conclut de façon satisfaisante le sauvetage de Drake par Becky et pose quelques jalons pour la suite de l’histoire. Dans tout ça, Brian Hurtt fait toujours preuve de la belle régularité qu’on lui connait. Enfin, le dernier épisode nous fait changer de décor, puisqu’il est consacré à Kirby Hale avec des illustrations de Tyler Crook, lui aussi montrant de belles qualités. Bref, voilà encore un très bon tome de The Sixth Gun. Je me suis cependant surpris en fermant le bouquin à avoir envie de voir arriver rapidement la conclusion. Or, d’après la dernière interview de Cullen Bunn que j’ai pu lire, on est parti pour une cinquantaine d’épisodes, soit encore au moins autant que ce qui est déjà paru en TPB. J’espère ne pas me lasser avant l’heure. En tout cas, je signe pour le tome 5, c’est sûr.

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The Sixth Gun vol. 3: Bound

Le pitch : Drake et Becky rapatrient en train le corps du général Hume en lieu sûr, mais le voyage ne sera pas de tout repos. Pendant ce temps, Gord retourne sur les lieux de son passé qu’on découvre fortement lié aux six armes maléfiques.

L’avis : Après un second volume à la hauteur d’un premier tome excellent, c’est avec grand plaisir que je me suis replongé dans l’univers de western fantastique proposé par Cullen Bunn et Brian Hurtt. Dans un premier temps, j’ai bien cru que j’allais être déçu. En effet, les deux premiers épisodes sont essentiellement axés sur la baston, avec un enchainement de scènes d’action que j’ai trouvées assez peu crédibles et rapidement lassantes. Heureusement, passés ces deux épisodes d’entame, j’ai à nouveau retrouvé mon enthousiasme pour la série. Drake et Becky passent au second plan et ce sont des personnages secondaires qui en bénéficient. Ça commence par un épisode consacré aux origines d’une momie ayant été introduite dans l’épisode précédent. Brian Hurtt laisse la place pour cette fort agréable digression à Tyler Crook, récemment découvert sur sur B.P.R.D et qui assure bien là aussi. Ensuite, le projecteur est essentiellement braqué sur Gord dont on découvre le passé. L’intrigue est à la fois prenante et remarquablement bien illustrée, avec quelques trouvailles originales sur le fond comme sur la forme. Drake et Becky ne sont pas totalement oubliés de sorte à ce que le tome se termine par la promesse de leur retour fracassant au premier plan. En ce qui me concerne, pas d’hésitation, j’en serai.

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