Northlanders vol. 7: The Icelandic Trilogy

Le pitch : Les quatre premiers siècles de l’histoire islandaise vus au travers du destin d’une famille et d’un clan.

L’avis : Pour le dernier tome de la série, Brian Wood se voulait ambitieux en racontant l’histoire de l’Islande dans le cadre d’une trilogie couvrant trois générations. On assiste d’abord à l’installation d’une famille fuyant la monarchie norvégienne, puis à l’arrivée du christianisme, puis à la fin de la logique des clans pour aller vers une société plus globale et politisée. Tout ça est fort intéressant d’un certain point de vue et Brian Wood arrive par moment à rendre son récit accrocheur en s’appuyant sur des personnages bien campés. Malheureusement, le récit est inégal. Entre deux bons moments, je me suis surpris parfois à m’ennuyer et, comme parfois avec Wood, certains ressorts du scénario manque cruellement de finesse. Les dernières pages forment une belle conclusion à ce volume particulier et à la série en générale, cela dit.

Côté dessin, trois actes égal trois dessinateurs dont aucun ne démérite, ni ne brille. Paul Azaceta fait du bon boulot, mais est moins précis dans l’exécution que ce qu’il a pu faire sur B.P.R.D., par exemple. Sur le second acte, Declan Shalvey m’a fait une forte première impression, mais ne m’a pas plus emballé que ça au final, la faute à un certain manque de subtilité dans l’expression des personnages. Enfin, Danijel Zezelj assure, comme d’habitude, mais on l’a vu plus inspiré.

Bref, tout ça ne fait pas une mauvaise lecture, mais c’est loin d’être un bouquet final. En fait, ce dernier tome est à l’image de la série dans son ensemble, et même plus généralement du travail de Brian Wood, brillant par moment dans l’écriture, mais souvent inégal. Il faut croire que les moments de brillance surpassent le reste, car il fort probable que je le suive sur les aventures d’un autre barbare, j’ai nommé le Conan qu’il a repris chez Dark Horse. Je dis ça, mais j’avais prévu de suivre The Massive après l’arrêt de DMZ et je ne l’ai pas fait. Qui vivra verra…

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