The Walking Dead vol. 25: No Turning Back

Le pitch : La révolte couve dans les communautés. Rick doit faire des choix pour maintenir son autorité.

L’avis : Après le choc du final du tome précédent, Kirkman propose un chapitre beaucoup plus tourné vers les personnages, avec Rick en pièce centrale. Ce qui est le plus appréciable, c’est l’évolution du personnage de Rick. Diminué physiquement, responsable d’un ensemble de communautés, il a pris de la bouteille et doit garder la tête froide alors que ceux qui l’entourent montent dans les tours. Il prend donc conseil, ce qui donne lieu à quelques moments intéressants de caractérisation, mais aussi à quelques scènes de dialogue moins convaincantes. Par ailleurs, la colère de certains des habitants est assez répétitive à la longue. l’impression d’ensemble est donc plutôt bonne, mais pas à la hauteur du tome précédent. Reste à voir comment tout ça va tourner.

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The Walking Dead vol. 24: Life and Death

Le pitch : Alors que les différentes communautés se structurent, des divergences fondamentales apparaissent et une nouvelle menace extérieure se précise.

L’avis : Contrairement au tome précédent que j’ai trouvé relativement décevant, celui-ci est l’un des meilleurs depuis longtemps. Tout d’abord, il est dense. Nombre de personnages et leurs interactions sont mis en valeur. Michonne et Ezequiel, Eugene et Rosita, Rick et Negan, Jesus et Maggy, Rick et Carl, pour ne parler que des éléments d’intrigues secondaires. Tout ça s’insère dans deux problématiques centrales. Le premier est le positionnement respectif de Maggy et Rick en tant que chefs de communauté et la façon qu’ils ont de gérer leur autorité. Cela laisse présager des dissentions potentielement déstabilisantes. Le second concerne la communauté des chuchoteurs dont la philosophie se précise. On n’est pas du tout dans le même registre que la lutte frontale avec le gouverneur ou Negan, mais plutôt dans une forme de fanatisme avec lequel il va falloir conjuguer, d’autant qu’ils ont une arme secrète   particulièrement dissuasive. Pour enfoncer le clou, le recueil se termine par un rebondissement qui fait l’effet d’une bombe. J’enchaine avidement la lecture du tome suivant pour en connaitre les répercussions.

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The Walking Dead vol. 23: Whispers Into Screams

Le pitch : Premiers affrontements avec les chuchoteurs, conflits internes et pulsions adolescentes au pays des zombies.

L’avis : Dans le tome précédent, Kirkman a rebattu les cartes en introduisant une ellipse de plusieurs années dans le récit. C’était plutôt bien vu. Cette fois, l’impression est moins bonne. Le récit est largement centré sur Carl et, dans une moindre mesure, sur Maggy. Le début du tome traine en longueur. Ensuite, l’intrigue autour de Carl décolle. La relation qu’il développe avec une jeune captive est probablement trop rapide pour être crédible, même pour un ado, mais l’intrigue est accrocheuse tout de même. Du côté de Maggy, c’est plus laborieux. Elle doit gérer des conflits internes avec des personnages malheureusement trop caricaturaux pour être intéressants. Reste qu’on en découvre un peu plus sur les chuchoteurs, ceux qui sont bien partis pour devenir les nouveaux ennemis de nos héros. Leur psychologie semble différer des adversaires précédents, ce qui laisse penser que Kirkman n’a pas encore commencé à tourner en rond. Au bout de 23 tomes, c’est déjà une réussite.

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The Walking Dead vol. 22: A New Beginning

Le pitch : Quelques années après la guerre, paix et prospérité dans un monde infesté de zombie.

L’avis : Après plusieurs tomes riches en actions et en victimes, Robert Kirkman nous offre un moment de calme, comme on pouvait s’y attendre. Ce qui était moins prévisible, c’est qu’il introduise une ellipse de trois ans environs (ce n’est pas précisé), période pendant laquelle les communautés ont prospéré au point de réintroduire quelques commodités oubliées, comme du pain et même du vin. On découvre donc avec intérêt ce que nos héros sont devenus et comment la société se reconstruit avec le temps. Kirkman a l’intelligence de ne pas introduire de vraie révolution mais plutôt des évolutions assez naturelles. En même temps, pour maintenir l’intérêt du lecteur, il entretient savamment l’incertitude sur le devenir de certains personnages et en introduit de nouveaux. Tout ça fait un tome intéressant mais plutôt tranquille, jusqu’aux dernières pages qui ravivent de fort belle manière la flamme du danger. Côté dessin, c’est toujours très solide. C’est assez étonnant de voir les planches d’Adlard transformées par le trait de Stefano Gaudiano, qui s’est imposé à l’encrage. Bref, un très bon tome de The Walking Dead qui prouve que la série ne s’essouffle pas.

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The Walking Dead vol. 21: All Out War Part 2

Le pitch : Suite et fin (?) de la guerre entre Negan et les autres communautés emmenées par Rick.

L’avis : Encore un tome de The Walking Dead qui se laisse dévorer sans faim par les lecteurs un peu zombie que nous sommes nombreux à être. La guerre, c’est moche et rarement propre. Celle entre Negan et Rick ne fait pas exception. Dans l’ensemble, j’ai trouvé le tome de bonne tenue, ménageant une tension continue vers la résolution. Malheureusement, la confrontation finale entre les deux leaders de clan s’avère plutôt décevante car assez improbable. Malgré cela, la fin laisse suffisamment de questions ouvertes sur la façon dont Rick va gérer la suite pour que l’impression finale reste bonne. J’en serai donc.

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The Walking Dead vol. 21: All Out War Part 2

Le pitch : Suite et fin (?) de la guerre entre Negan et les autres communautés emmenées par Rick.

L’avis : Encore un tome de The Walking Dead qui se laisse dévorer sans faim par les lecteurs un peu zombie que nous sommes nombreux à être. La guerre, c’est moche et rarement propre. Celle entre Negan et Rick ne fait pas exception. Dans l’ensemble, j’ai trouvé le tome de bonne tenue, ménageant une tension continue vers la résolution. Malheureusement, la confrontation finale entre les deux leaders de clan s’avère plutôt décevante car assez improbable. Malgré cela, la fin laisse suffisamment de questions ouvertes sur la façon dont Rick va gérer la suite pour que l’impression finale reste bonne. J’en serai donc.

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The Walking Dead vol. 20: All Out War Part 1

Le pitch : Attaque et contre-attaque dans la guerre qui oppose Rick et Negan.

L’avis : La mèche allumée dans le tome précédent atteint la poudre dans celui-ci et, forcément, ça fait des dégâts. La première phase de l’affrontement se fait pourtant sans trop de victimes, ce qui donne presque la sensation que le plan échafaudé par Rick va limiter la casse. Dans la seconde partie, c’est l’hécatombe, ce qui rajoute de l’intensité à un récit déjà bien tendu au niveau du rythme. La narration est vraiment efficace et j’ai très clairement envie de savoir comment tout ça va se finir. Parti comme c’est, la guerre va couter très cher, autant sur le plan humain que matériel. Mais n’est-ce pas le propre de la guerre ? Côté dessin, Charlie Adlard assure toujours sa tâche aussi efficacement, mais il faut noter qu’il cède l’encrage à Stefano Gaudiano, ce qui fait gagner le dessin en luminosité et en détail. Ce n’est à mon avis ni mieux ni moins bien que l’encrage plus lourd mais très maitrisé d’Adlard ; c’est juste différent. En tout cas, vivement la suite.

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The Walking Dead vol. 19: March to War

Le pitch : Rick prépare la révolte contre Negan.

L’avis : The Walking Dead continue son long bonhomme de chemin avec un tome que j’ai trouvé globalement réussi, malgré quelques petits bémols.

Du côté des bonnes choses, un scénario toujours aussi efficace. Pendant l’essentiel du bouquin, on assiste aux préparatifs secrets des trois villages pour une attaque organisée de Negan. C’est l’occasion de mettre l’accent sur certains des personnages. Je retiendrais surtout Ezequiel, qu’on découvre un peu mieux, et Negan, l’archétype du salop qu’on aime détester. C’est là une des forces de Kirkman, qui bouscule constamment le status quo non seulement en tuant des personnages majeurs, mais aussi en sachant exploiter de nouvelles têtes. Une autre de ses qualités qu’on voit à l’œuvre, c’est sa capacité à surprendre, à créer des ruptures de rythme et à faire furieusement monter la tension. C’est le cas cette fois à cause d’une décision impulsive de Rick qui fait basculer le récit dans une phase d’une rare intensité. Tout ça, ça n’est que du bon.

Côté bémol, on retrouve un script parfois trop haché et des dialogues un peu lourdauds. Comme d’habitude, en somme. Ce qui est moins habituel, c’est le recours à un artifice assez ridicule, celui qui consiste à désarmer un adversaire en lui tirant dans la main. Ca passe dans un Lucky Luke ou même dans un comics de super-héros, mais dans un récit qui se veut aussi réaliste que The Walking Dead, c’est juste ridicule. Le meilleur moyen de désarmer quelqu’un à distance sans le tuer, ce n’est surement pas de viser la main et quand bien même, on y arriverait, il y a toutes les chances que la main soit à moitié arrachée au passage. J’imagine que Kirkman le sait, mais qu’il s’est dit que c’était une scène tellement déjà vue que ça passerait comme une lettre à la poste. Bref, il a choisi la solution de facilité pour créer son rebondissement et c’est dommage.

Bref, un tome globalement très bon avec des ratés dans le détail. C’est comme un bon gros plat de cervelle gluante avec des petits bouts d’os dedans. Il suffit de cracher les trucs durs sans trop se poser de question pour apprécier la barbaque. Brains !!!

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The Walking Dead vol. 18: What Comes After

Le pitch : Rick et Carl face à Negan, dont on découvre la communauté de l’intérieur.

L’avis : Le tome précédent a introduit avec fracas le personnage de Negan. Celui-ci nous le dévoile plus en détail, et de fort belle manière. J’avais un peu peur au début que Negan ne soit qu’un gouverneur bis, mais pas vraiment, en fait. Negan est plus viril dans sa violence, plus flamboyant dans sa folie (qui n’en est peut-être pas vraiment une, d’ailleurs), tout en restant complètement imprévisible. Au final, Kirkman arrive à rendre ce personnage extrême à la fois détestable et diablement intéressant. Au passage, on découvre d’autres personnages dans l’environnement de Negan, mais aussi par l’intermédiaire de Jesus. Il reste tout juste de la place pour quelques intrigues secondaires mettant en scène les personnages de la communauté de Rick. Le comportement de Michonne est assez étrange, d’ailleurs. En tout cas, ça faisait longtemps que je n’avais pas pris autant plaisir à lire The Walking Dead, comme quoi Kirkman semble encore en avoir sous la pied. Tant mieux !

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The Walking Dead vol. 17: Something to Fear

Le pitch : Rick décide d’affronter les Saviors, un groupe faisant régner la terreur parmi les communautés alentours, mais il va le payer au prix fort.

L’avis : Ça faisait deux tomes que Kirkman faisait souffler un vent d’optimisme sur The Walking Dead. Bien entendu, personne n’était dupe et on se doutait bien que c’était pour mieux se prendre une grosse claque dans la foulée. Et bien, vous en aurez deux pour le prix d’une, puisque pas moins de deux des protagonistes principaux passent de vie à trépas. La première mort est aussi subite qu’inattendue. A ce titre, ma première impression a été celle d’un gâchis. Pourquoi donc éliminer avec autant de nonchalance un personnage aussi intéressant ? Mais je me suis rapidement rappelé que c’est justement ce qui fait l’intérêt de cette série : tout peut arriver à n’importe quel moment et personne n’est à l’abri. La deuxième mort est beaucoup plus mise en scène et son impact est plus fort, déjà parce qu’il s’agit d’un personnage présent depuis les débuts de la série, et puis aussi par la violence, graphique autant que psychologique, des circonstances de sa mort. Au passage, on découvre Negan, le chef des Saviors. Avec lui, on est pas dans la nuance de gris. C’est un salop de la pire espèce, cruel, froid et calculateur. Bref, vous l’aurez compris, Kirkman fait ce qu’il sait faire de mieux : du scénar choc, asséné à coup de batte de baseball (en l’occurrence, celle de Negan est garnie de fil barbelé, parce que sinon, ça serait trop doux). A côté de ça, il y a relativement peu de matière à réflexion. Kirkman prend tout le même le temps de développer certains de ses personnages, notamment la relation entre Rick et Andrea, Sur le plan technique, comme d’habitude, la narration de Kirkman n’est pas toujours très fluide et les dessins d’Adlard sont toujours aussi solides. Tout ça fait un récit vraiment pas fin, mais qu’on avale en deux coups de cuillère à pot. Simple, brutal, mais efficace, en somme. Allez, la suite, svp !

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