Wytches vol. 1

Le pitch : La famille Rooks vient de déménager pour fuir une série d’évènements qui les a secoués. Mais les bois qui jouxtent leur maison cachent des forces maléfiques.

L’avis : Ces derniers temps, je me laisse pas mal tenter par des comics d’horreur. Pourtant, c’est un genre qui peut vite me lasser. Comme, en plus, le thème de Wytches ressemble grandement à celui de Harrow County, j’avais un peu peur d’avoir fait l’achat de trop avec ce TPB. Que nenni ! Wytches est une vrai réussite dans le genre et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le scénario est très bien construit. Il distille savamment les éléments de l’intrigue pour tenir le lecteur en haleine de bout en bout. La première moitié de l’histoire est un modèle de mise en place du climat d’épouvante, tandis que la seconde moitié dévoile les ressorts de l’intrigue, avec son lot de rebondissements. Au-delà de ses qualités de récit d’horreur, le scénario fait la part belle aux personnages. On se rend compte d’ailleurs dans les postfaces à chaque numéro, qui sont regroupés à la fin du tome, que la personnalité du père autant que celle de la fille est largement inspirée de l’histoire personnelle de Scott Snyder. C’est peut-être pour ça que leurs dialogues sonnent aussi juste. Et puis enfin, il y le travail de Jock, un de ses meilleurs jusqu’ici, qui participe grandement au succès de l’ensemble. L’association avec Matt Hollingsworth aux couleurs fonctionne diablement bien pour créer des ambiances pesantes et, là encore, l’expression des personnages est soignée. La conclusion de l’histoire m’a un peu surprise sur le coup, mais elle a du sens. En tout cas, elle appelle une suite. J’en serai sans aucun doute.

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Batman vol. 2: The City of Owls

Le pitch : Bruce Wayne se fait attaquer par la Cour des Hiboux jusque dans la Batcave et va découvrir que cette société touche de très près ses proches.

L’avis : Me voilà bien perplexe suite à la lecture du deuxième tome de la série régulière Batman reprise et corrigée (façon new 52) par Scott Snyder. D’un côté, impossible de nier la qualité de l’exécution de ce comics bourré d’énergie. C’est bien écrit, fort joliment illustré, ce qui fait un récit plaisant à lire sur le plan formel. Oui, mais je suis quand-même très gêné par un certain nombre de choses qui touchent à l’essence même du personnage de Batman. Déjà, nombres d’éléments du scénario ne sont pas crédibles pour un sou, car Batman est ici une espèce de surhomme capable d’encaisser des coups qui abattraient un bataillon tout entier. Lorsqu’il est attaqué et surclassé par une pelleté d’ennemi, la solution réside dans une armure surpuissante. Son identité secrète, un détail voyons, tout le monde sait où se trouve la Batcave. Mais où est donc le détective, l’homme de l’ombre qui résout les difficultés grâce à son intelligence plutôt que par la force ? Si on ajoute à ça un nouveau personnage qui bouleverse ce qu’on sait des parents de Bruce Wayne (sans parler du père d’Alfred), tout ça pour faire mousser cette Cour des Hiboux fraichement sortie du chapeau de Snyder, me voilà bien septique. Alors oui, c’est bien réalisé, mais le manque de crédibilité et la violence faite à ce qui définie l’icône Batman fait que j’ai beaucoup de mal à adhérer. A ce stade, j’hésite franchement à poursuivre.

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Animal Man vol. 3: Rotworld: The Red Kingdom

Le pitch : Animal Man et Swamp Thing s’allient pour aller affronter Anton Arcane sur son terrain.

L’avis : Voici donc le premier volume du crossover Rotworld entre Animal Man et Swamp Thing. Comme je le disais précédemment, je redoutais un peu ce que ça allait donner. J’ai bien cru que j’allais être agréablement surpris, car l’entame du recueil n’est pas si mauvaise que ça. J’ai suivi avec intérêt les récits parallèles concernant, d’une part, la descente d’Animal Man et Swamp Thing dans le monde du Rot et, d’autre part, Maxine, sa famille et leurs adversaire. Dans les deux cas, la dimension horrifique du récit est toujours aussi réussie, notamment sur les parties prise en charge par Steve Pugh. J’ai aussi bien aimé d’une certaine façon le monde apocalyptique dans lequel se retrouve Animal Man et la relecture des différents héros DC ayant survécu. Malheureusement, tout ça évolue comme on pouvait s’y attendre vers une grosse baston généralisée sans grand intérêt, d’autant que la confrontation finale est illustrée par un Andy Belanger, loin d’être convaincant. Pire, cet épisode réintroduit Swamp Thing qui a visiblement œuvré de son côté (sans qu’on sache quoi exactement) et qui arrive avec une solution toute faite pour changer le cours de l’affrontement. Pour le lecteur, c’est tout bonnement insupportable. C’est l’exemple type du crossover qui perd tout intérêt lorsqu’il est mal compilé en TPB. Heureusement, l’épilogue atténue un peu le désastre. Le récit se recentre sur Animal Man, un des personnages meurt (avec un impact émotionnel immédiat moins fort que ce qu’il aurait pu être), les funérailles sont touchantes et bouleversent le status quo.

Au final, ce qui est sûr, c’est que ce crossover va faire au moins une victime, Swamp Thing. Hors de question que j’achète le TPB correspondant en sachant déjà le fin mot de l’histoire, uniquement pour boucher les trous. Si on regarde les textes de sollicitation, il semblerait même que des épisodes soient reproduits dans les deux TPB, ce qui serait le pompon. Je ne vais même pas chercher à vérifier, j’arrête la série, point barre. Quant à Animal Man, je ne sais pas encore. Les deux derniers épisodes me laisse l’espoir de quelques bonnes histoires encore. On verra.

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Swamp Thing vol. 2: Family Tree

Le pitch : Alec et Abigail, main dans la main, affrontent diverses incarnations du Rot.

L’avis : Après une mise en route que j’ai trouvé diablement efficace, le Swamp Thing de Scott Snyder marque franchement le pas. Pourtant, ce deuxième tome n’est pas sans qualité. Dans l’ensemble, c’est solidement écrit et très bien illustré. Il faut dire que l’ouvrage est servi par une belle brochette de dessinateurs qui, certes, n’ont pas grand chose à voir les uns avec les autres (à l’exception de Paquette et Rudy qui travaillent main dans la main), mais qui délivrent tous un travail à la hauteur de leur talent.

Le problème réside surtout pour moi dans l’intrigue que j’ai trouvé loin d’être passionnante. Ça commence par Swamp Thing qui vole au secours d’Abigail tombé entre les mains de Sethe. De la passion amoureuse, quelques jolies scènes d’horreur, puis une grosse baston qui s’étale sur un bon nombre de pages et c’est plié. Ensuite, revoilà Anton Arcane, le némésis de Swamp Thing et tonton d’Abigail. De la passion amoureuse, quelques jolies scènes d’horreur et une grosse baston… euh, tiens, ça me rappelle quelque chose… Ensuite, on retrouve encore Alec, Abigail et Arcane à des époques et dans des circonstances différentes, mais tout sonne toujours un peu pareil. Ce manque de relief et de réelle surprise, couplé au fait que je trouve Snyder peu convaincant quand il parle d’amour (comme dans American Vampire) ont fait que je me suis quand-même pas mal ennuyé.

Très clairement, je n’ai pas très envie de lire la suite. Oui, mais je vais la lire quand-même, d’une certaine façon, car j’ai déjà commandé le prochain tome d’Animal Man, première partie du crossover entre les deux séries. La question maintenant est de savoir quel scénario va l’emporter : vais-je lire le prochain Swamp Thing grâce à Animal Man ou vais-je lâcher l’affaire, auquel cas Swamp Thing a toute les chances d’entrainer Animal Man dans sa chute. Réponse d’ici quelques semaines.

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Batman vol. 1: The Court of Owls

Le pitch : Bruce wayne, de retour à Gotham, affronte une société secrète et leur exécuteur, qu’il croyait n’être que des légendes urbaines.

L’avis : Il y a quelques semaines, je vous disais tout le bien que je pensais du Batman: The Black Mirror de Scott Snyder, allant même jusqu’à lui décerner un de mes rares A+. Je n’irai pas jusque là pour le premier tome de son run sur la nouvelle série régulière Batman, mais ça ne veut pas dire que Snyder n’a pas frappé un nouveau coup gagnant. Ça reste extrêmement bien écrit, efficace et bien dialogué, avec des cliffhangers savamment dosés à chaque fin d’épisode, ce qui fait que le bouquin est difficile à reposer. La réussite est d’autant plus remarquable que Snyder ne s’appuie sur aucun des ennemis habituels de Batman. Au contraire, il introduit et réussit à rendre intéressants sa Cour des Hiboux et leur assassin, The Talon, même si, en soi, l’existence de cette société depuis des lustres au sein de Gotham sans que Batman n’en est la même idée (et même refuse obstinément d’y croire) m’a semblé assez improbable.

Côté dessin, on retrouve Greg Capullo qui est enfin sorti de l’ornière Spawn dans laquelle il gâchait son talent. Son travail ici est vivant, dynamique et diablement efficace dans les scènes d’action. Il n’y a guère que certains visages qui m’ont un peu gêné, en particulier celui du un peu trop juvénile Bruce Wayne. Cela dit, c’est un bémol mineur et, dans l’ensemble, j’ai trouvé la prestation remarquable.

Allez, vivement la suite !

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Batman: The Black Mirror

Le pitch : Alors que Batman cherche à capturer celui qui revend aux enchères les accessoires meurtriers des plus grands criminels de Gotham, James Gordon découvre que son fils, dont il doute de la santé mentale, est de retour.

L’avis : Scott Snyder est devenu très rapidement un des scénaristes les plus courus sur la scène comics. Personnellement, j’ai trouvé American Vampire plutôt intéressant, mais sans être toutefois emballé. Avec Swamp Thing, j’ai déjà été plus convaincu. Mais alors là, avec The Black Mirror, on passe clairement à une autre dimension. Sur la couverture, on trouve la citation d’une critique qui dit « une des plus grandes épopées de Batman que j’ai jamais lues » et, franchement, c’est mérité.

Le succès de l’affaire tient d’abord au scénario de Snyder. L’histoire est sombre à souhait, engageante, avec un suspense maitrisé. Les personnages, Dick Grayson et James Gordon en tête, sont développés avec beaucoup de justesse et d’intelligence. Quant aux dialogues, ils sonnent remarquablement justes. Rien à redire, donc. Quant au dessin, c’est un pur régal aussi. Jock, artiste de couverture exceptionnel, montre encore une fois qu’il a un vrai style, dynamique et expressif, lorsqu’il s’attaque au pages intérieures. Cela dit, c’est Francesco Francavilla qui m’a le plus impressionné sur les parties du récit qui concerne James Gordon et son fils. Certaines mises en page sont superbes et il fait de James Jr un des personnages les plus flippants qui soient. J’en frissonne encore.

Vraiment, ça faisait une éternité qu’un comics de Batman, et plus globalement de super-héros, ne m’avait pas autant impressionné. On est pas loin du chef d’œuvre.

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American Vampire vol. 3

Le pitch : Deux aventures en pleines seconde guerre mondiale. Dans la première, Pearl et Henry s’envolent pour une île du pacifique où se développe une nouvelle race de vampires. Dans la seconde, Felicia et Cash partent à la recherche d’un remède au vampirisme dans un château infesté de monstres nazis.

L’avis : Ce troisième opus d’American Vampire s’inscrit dans la lignes droite des deux tomes précédents. On change à nouveau de décennie pour mettre les protagonistes en face des méchants de l’époque, soit les japonais et les allemands, qui chacun dans leur style se sont accoquiné avec les vampires. Dans l’ensemble, la lecture est plaisante. C’est bien écrit, bourré d’action et Snyder décline la mythologie des vampires de façon fort intéressante. On découvre de nouvelles races de vampires, nouvelles ou archaïques, et les relations qu’elles entretiennent. En revanche, mon enthousiasme bute toujours sur les deux mêmes éléments qui sont autant de défauts pour moi. D’une, l’espèce de romantisme à l’eau de rose qui lie les personnages me laisse totalement froid. De deux, nombres de scènes d’action ne sont pas crédibles pour un sou, ce qui fait des rebondissement qui tombent à plat. Tout ça est quand même un peu gênant.

Côté dessin, on a le droit à un hors-d’œuvre offert par Danijel Zezelj, ce qui est toujours un plaisir. Ensuite, on retrouve Rafael Albuquerque qui n’est pas mon dessinateur préféré, loin s’en faut, mais qui délivre dans l’ensemble une belle prestation, avec juste quelques planches moins réussies que d’autres. Enfin, on a le droit à un feu d’artifice tiré par Sean Murphy. C’est en grande partie grâce à lui que le dernier volet de l’ouvrage est le plus réussi. Vraiment du très joli travail !

Au final, je ne sais pas trop sur quel pied danser avec cette série. D’un côté, j’ai des réticences sur des éléments qui sont au cœur de la série : les personnages de Pearl et Henry, leur relation amoureuse tartignole et les dessins d’Albuquerque qui ont du mal à m’emballer. Si on ajoute à ça quelques roulements d’yeux dans les scènes d’action, il y a largement de quoi ne pas chercher à aller plus loin. Cela dit, je suis quand-même très tenté de continuer à lire cette série pour voir où elle mène. Nous verrons lorsque sortira le vol. 4 si l’envie est toujours là.

Pour voir : le travail de Zezelj, Albuquerque et Murphy
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Swamp Thing vol. 1: Raise Them Bones

Le pitch : Alec Holland, fraichement ressuscité, aimerait oublier la créature qu’il a été pendant des années. Mais c’est sans compter sans les forces de la nature, verte et noire, qui n’en n’ont pas fini avec lui.

L’avis : Le hasard a fait que j’ai reçu à peu près en même temps la réédition du tome 2 de Saga of the Swamp Thing et le premier tome de la nouvelle mouture du personnage proposée par DC. Voilà donc une très bonne occasion de faire une lecture comparée des deux approches. Ce qu’on peut tout d’avoir dire en substance, c’est que Scott Snyder s’inscrit dans la ligne droite du classique d’Alan Moore, mais avec une approche de l’écriture radicalement différente. On retrouve les mêmes personnages ou leurs variations (Alec en chair et en os, Abby version rock’n'roll, le petit frère Arcane plutôt que l’oncle). On se laisse également envahir par la même atmosphère d’horreur teintée de métaphysique. A part ça, rien à voir. Là où Alan Moore s’épanchait longuement dans une prose ciselée mais parfois indigeste, Scott Snyder passe essentiellement par les dialogues et l’horreur graphique. Autant vous dire que ça se lit beaucoup plus vite. Et ça se lit très bien. L’écriture précise et efficace de l’auteur permet de bien mettre en place les concepts centraux de sa relecture du mythe Swamp Thing tout en faisant avancer l’intrigue rapidement.

Le succès de l’ouvrage tient aussi largement à la prestation de Yanick Paquette au dessin, vraiment très inspiré. Là aussi, gros contraste avec le travail de Bissette et collaborateurs sur le Swamp Thing d’Alan Moore. C’est résolument plus moderne dans le trait et la composition. Cela dit, tout comme Bissette, Paquette expérimente beaucoup avec des mises en page complexes et osées. Le sens de lecture n’est parfois pas évident, il faut le dire, et ça ralentit le rythme de la narration, mais c’est peut-être l’effet recherché et, quoi qu’il en soit, c’est sacrément joli à regarder. A noter également que Marco Rudy, qui n’intervient que sur un épisode pour soulager Paquette, ne démérite pas du tout.

Bref, je trouve ce reboot de Swamp Thing très réussi. On est clairement dans la même veine que le nouvel Animal Man et c’est fort logiquement que les deux histoires vont se rejoindre bientôt. Comptez sur moi pour vous en parler d’ici quelques mois.

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American Vampire vol. 2

Le pitch : En 1935 à Las Vegas, le shérif du coin enquête sur la mort de businessmen qui pourrait bien impliquer un certain Skinner Sweet, vampire de son état.

L’avis : Après un premier tome satisfaisant, mais loin d’être à la hauteur des louanges que j’ai pu lire par ailleurs, j’attendais ce second tome de pied ferme, en me demandant si ça allait vraiment décoller ou se crasher lamentablement. En fait, ni l’un, ni l’autre. Le tome 2 est dans la lignée directe du premier, c’est-à-dire globalement réussi, avec de bons passages très bien écrits, mais aussi quelques scènes beaucoup moins emballantes. Certains rebondissements tombent un peu à plat, comme la révélation de l’identité et des motivations du mystérieux vampire dans la première partie ou encore la découverte du trafic opérant dans le bar de jazz dans la seconde histoire. Côté dessin, c’est un peu la même impression. Rafael Albuquerque et Mateus Santolouco ont tout les deux des styles cohérents, plutôt énergiques et bruts de décoffrage, à l’encrage tout sauf propre. Dans l’ensemble, c’est plaisant à lire, mais certaines pages donnent l’impression d’un certain manque de travail, ce qui m’empêche d’être tout à fait enthousiaste. Bref, c’est loin d’être une mauvaise lecture et je viens même de commander le troisième tome, qui inclut, il faut le dire, une mini-série dessinée par Sean Murphy. Cela dit, au-delà, si la qualité du scénario ne monte pas d’un cran, je ne suis pas sûr de continuer.

Pour voir : le travail de Mateus Santolouco
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American Vampire vol. 1

Le pitch : Pearl, jeune figurante sur les plateaux de Hollywood pendant les années 20, est laissée pour morte après avoir servi de repas à un groupe de vieux vampires européen. Elle est sauvée et transformée par Skinner Sweet, le premier représentant d’une nouvelle race de vampire américain.

L’avis : Ayant bénéficié en général de très bonnes critiques et tout auréolé de l’Eisner Award de la meilleure nouvelle série, le premier tome d’American Vampire a suscité beaucoup d’espoir chez moi. J’ai bien cru après les trois premiers épisodes que cet espoir allait être pleinement satisfait. La mise en place du scénario est accrocheuse, les personnages ont du caractère et les oppositions entre époques et entre générations de vampires fonctionnent bien. Malheureusement, les deux scénarios, celui de Snyder sur l’histoire principale et encore plus celui de King sur les origines de Skinner Sweet, dérapent simultanément et sur la même tâche d’huile, mélange de romance à deux balles et de scènes d’action pas tout à fait crédibles. Les personnages du petit-ami de Pearl et de la filleule de James Book souffrent particulièrement d’être englués dans cette mélasse. Côté dessin, Rafael Albuquerque est dans l’ensemble très convaincant, même si son trait délié et énergique manque par instant de finissions.

Ce premier tome d’American Vampire m’a donc fait l’effet d’une douche écossaise, avec une première partie enthousiasmante et une seconde très moyenne. Reste que le concept de départ qui promet de suivre les protagonistes au fil de l’histoire américaine est prometteur. De plus, je suis assez persuadé que Snyder sera plus à l’aise à écrire des épisodes complets qu’à devoir partager son espace avec Stephen King (qui cela dit au passage ne démérite pas, mais commet quelques maladresses. N’est pas scénariste de BD qui veut, même les auteurs de romans à succès). Je vais donc très probablement signer pour un second tome, en espérant qu’il sera à la hauteur de la première partie du premier.

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