Harrow County vol. 2: Twice Told

Le pitch : Emmy se découvre une soeur jumelle qui embrasse plus facilement qu’elle ses origines maléfiques.

L’avis : Malgré quelques réserves sur l’écriture, j’ai beaucoup apprécié le premier tome de cette série. La suite ne démérite pas franchement dans la mesure où c’est toujours plutôt bien écrit et surtout remarquablement bien illustré par Tyler Crook. Son trait élégant est d’une grande justesse pour exprimer les émotions et les ambiances. La mise en peinture est également du plus bel effet. Seulement voilà, tout ça est au service d’une histoire relativement banale et sans grand relief. En plus, l’élément le plus mystérieux de l’intrigue – d’où vient donc cette soeur jumelle et comment l’a-t-elle retrouvé ? – n’est même pas abordé. En d’autres mots, c’est très bien exécuté, mais ça n’a pas un très grand intérêt. Comme le troisième tome semble être constitué pour moitié par des épisodes de remplissage, je crois que je vais lâcher l’affaire et je vais croiser bien fort les doigts pour que Tyler Crook ne s’attarde pas trop sur ce projet, car j’ai vraiment envie de lire à nouveau son travail.

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Harrow County vol. 1: Countless Haints

Le pitch : Des difficultés d’être la réincarnation d’une sorcière quand on a 18 ans dans le sud de l’Amérique au début du siècle dernier.

L’avis : Cullen Bunn semble avoir apprécié ses collaborations ponctuelles avec Tyler Crook sur The Sixth Gun puisque les voilà tous les deux en train de nous raconter une histoire de jeune fille qui se découvre brutalement être la réincarnation d’une sorcière brulée dix-huit ans plus tôt. Dans l’ensemble, le récit fonctionne bien. L’ambivalence de l’héroïne, dont l’innocence de la jeunesse est rattrapée par la noirceur de ses origines, est un des moteurs de l’histoire. Les personnages secondaires sont également soignés. L’autre point fort est sans conteste le dessin de Tyler Crook, qui fait la démonstration de ses qualités habituelles de narration et d’expressivité, et qui nous offre en plus un beau travail en aquarelle sur les couleurs. Le seul bémol qui m’empêche d’être totalement enthousiaste est le script de Cullen Bunn que j’ai trouvé par moments un peu lourd, un peu trop explicite. J’ai trouvé aussi les cliffhangers de fin d’épisodes un peu mous du genou. Cela dit, l’impression globale est très bonne et je ne pense pas pouvoir résister à l’appel de cette jeune sorcière lorsque l’heure de commander le tome 2 viendra.

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B.P.R.D Hell on Earth vol. 10: The Devil’s Wings

Le pitch : Trois histoires distinctes de fantômes, de monstres japonais et de champignons.

L’avis : Ce nouvel opus de B.P.R.D. est très clairement un tome de transition. Il est composé de trois histoires distinctes. La première est une histoire de fantôme relativement classique qui vaut surtout par l’ambiance fournie par les illustrations de Laurence Campbell. C’est aussi l’occasion de retrouver Hellboy enfant. La seconde histoire m’a moins plu. C’est un peu un crossover entre B.P.R.D., The Manhattan Projects et Godzilla. Le script de John Arcuri et les dessins de Joe Querio sont nerveux. Ca se lit bien, mais c’est vite oublié. Le meilleur est pour la fin, avec une histoire courte beaucoup plus orientée vers le développement des personnages, Liz et Johann bien-sûr, mais aussi des gens ordinaires qui vivent tant bien que mal au milieu de l’enfer sur terre. La fin de l’épisode est excellente, comme pour nous rappeler que B.P.R.D. continue à délivrer de très belles histoires de temps en temps.

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The Sixth Gun vol. 7: Not the Bullet, But the Fall

Le pitch : Becky, Drake et leurs compagnons affrontent la Sorcière Grise et ses sbires… et il y a de la casse.

L’avis : Que d’action et que d’évènements majeurs s’enchainent dans ce septième volet de The Sixth Gun. La galerie de personnages, qui s’était bien étoffée au fil des tomes, se retrouve sérieusement élaguée. La place laissée vide est en grande partie comblée par la sorcière Griselda, son fidèle et redoutable second Jesup, et son armée d’homme-lézards. Difficile de s’ennuyer dans ces conditions, d’autant que l’exécution est toujours au rendez-vous. Cullen Bunn et Brian Hurtt sont décidément de bien bons narrateurs. A noter que le dernier épisode, dessiné par Tyler Crook, raconte les origines de Griselda et les circonstances de la naissance de son fils, celui qui deviendra le général Hume. Là encore, c’est une réussite. Que de compliments, me direz vous ? Oui, et je crois que c’est mérité. Cela dit, je commence à penser que la série mériterait d’arriver à sa conclusion. Ce sera le cas dans deux volumes, ce qui me rassure, car, sinon, j’aurais eu peur que l’intrigue ne traine en longueur. Avec la fin bientôt en vue, je croise juste les doigts pour que le niveau se maintienne jusqu’au bout.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 8: Lake of Fire

Le pitch : Liz et Fenix, chacune de leur côté, se confrontent à elles-mêmes et à un monde peuplé de monstres et de cinglés en tout genre.

Le pitch : Après deux tomes très tournés vers l’action et assez peu vers les personnages principaux, B.P.R.D. change de braquet en se focalisant sur les personnages féminins les plus intéressants de la série. Un autre changement réside dans la conclusion de l’ouvrage qui fleurerait presque bon l’optimisme, alors qu’on avait l’impression ces derniers temps que le B.P.R.D. était sur les rotules, en train de subir l’invasion plutôt que de la contenir. En perspective, une mission qui pourrait s’avérer aussi décisive que dangereuse. Ça promet ! Côté dessin, Tyler Crook est de retour aux commandes et il fait du très bon boulot, surtout dans la mise en scène des personnages. Cela dit, il a vraiment du mal à faire oublier Guy Davis qui savait rendre ses monstres autrement plus inquiétants. Quoi qu’il en soit, il s’agit sans aucun doute d’un très bon tome qui démontre que la série en a encore sous le pied. Tant mieux !

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 6: The Return of the Master

Le pitch : Pendant qu’une expédition du B.P.R.D. part à la recherche d’un nouveau culte créé par un mystérieux leader en Écosse, Zynco cherche à ressusciter Raspoutine.

L’avis : Moi qui était heureux de retrouver l’intrigue principale de B.P.R.D. après un tome plaisant mais accessoire, me voilà relativement déçu. The Return of the Master n’est pas sans mérite. Il y a quelques bons passages et le scénarios réserve quelques évènements déterminants pour la suite. Malheureusement, j’ai trouvé le développement des personnages très léger pour cette série dont c’est habituellement le point fort. C’est vrai pour les personnages principaux habituels qui ont tous leurs scènes mais sans que ce soit suffisamment consistant pour être intéressant. La troupe envoyée en Écosses est plus mise en valeur, mais, là encore, je suis resté sur ma faim, la faute à une résolution décevante du combat avec leur adversaire. Autre élément de relative déception, je trouve que Tyler Crook marque le pas et je me suis mis à franchement regretter Guy Davis. Bref, je ne vais très clairement pas arrêter une série de la qualité de B.P.R.D. pour un tome relativement décevant, mais j’espère que la série va très vite rebondir.

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The Sixth Gun vol. 4: A Town Called Penance

Le pitch : Becky part à la recherche de Drake, ce qui l’amène à Penance et son puits auquel il ne vaut mieux pas boire.

L’avis : Les trois premiers épisode de ce tome 3 continuent sur la bonne lancée du précédent. On y retrouve Becky qui se durcit sous l’influence de son arme, Drake qui morfle dans les mains des Chevaliers de Salomon et les habitants de la ville de Penance qui réservent leur lot de surprise. Tout ça est solide et très engageant. Vient ensuite un épisode muet plutôt réussi du point de vue narratif, mais qui souffre d’un manque de crédibilité dans les scènes d’action. J’avais déjà noté le problème dans le tome précédent et je trouve un peu dommage que ça se répète. L’épisode suivant conclut de façon satisfaisante le sauvetage de Drake par Becky et pose quelques jalons pour la suite de l’histoire. Dans tout ça, Brian Hurtt fait toujours preuve de la belle régularité qu’on lui connait. Enfin, le dernier épisode nous fait changer de décor, puisqu’il est consacré à Kirby Hale avec des illustrations de Tyler Crook, lui aussi montrant de belles qualités. Bref, voilà encore un très bon tome de The Sixth Gun. Je me suis cependant surpris en fermant le bouquin à avoir envie de voir arriver rapidement la conclusion. Or, d’après la dernière interview de Cullen Bunn que j’ai pu lire, on est parti pour une cinquantaine d’épisodes, soit encore au moins autant que ce qui est déjà paru en TPB. J’espère ne pas me lasser avant l’heure. En tout cas, je signe pour le tome 5, c’est sûr.

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B.P.R.D.: Hell on Earth vol. 4: The Devil’s Engine & The Long Death

Le pitch : Pendant que Devon essaie de chaperonner Fenix jusqu’au Colorado, Johann traque Daimio pour assouvir sa soif de vengeance.

L’avis : Mignola et Arcudi semblent avoir pris le partie de faire de B.P.R.D. une série d’histoires mettant en scène deux des personnages principaux seulement, quitte à laisser en suspend les autres éléments de l’intrigue. Cette fois, nous avons le droit à deux histoires de longueurs identiques et tout à fait distinctes.

La première, The Devil’s Engine, sert essentiellement à mettre en place la relation entre Devon et Fenix. Certes, il y a pas mal d’action, puisque le tandem passe son temps à essayer d’échapper aux griffes de monstres résolument carnivores, mais l’essentiel n’est pas là. Devon et Fenix apprennent à se connaître, et même à s’apprécier. Mon petit doigt me dit que tout ça pourrait évoluer sur la romance, mais je peux me tromper. En tout cas, ça se lit bien, les dialogues sonnent justes et Tyler Crook assure. Mon seul bémol, mineur, réside dans la façon dont Devon se transforme subitement en bête d’action et de bravoure, lui qui était plutôt pitoyable dans ce registre jusqu’ici. J’ai trouvé ça assez peu crédible.

Avec The Long Death, changement de ton. Johann organise une expédition pour retrouver Daimio et ça vire très vite au carnage. L’histoire est résolument plus gore et la psychologie des personnages cède le pas face aux scènes de combats sanglants. Sur ce terrain, James Harren, un dessinateur que je ne connaissais pas, se révèle diablement efficace et percutant. Le scénario offre une conclusion dramatique qui m’a plutôt surprise. Je suis vraiment très curieux de savoir les conséquences que ça va avoir, en particulier comment Abe et Kate vont réagir aux actions de Johann.

Mon sentiment général est donc toujours aussi positif. Même si la narration est plus linéaire qu’elle ne l’a été et que ce tome n’est pas le plus riche en interactions, Mignola et Arcudi continuent à nous servir des scénarios intéressants en plantant habilement les germes des évènements à venir. Quant au dessin, si Tyler Crook se maintient à ce niveau et continue de laisser la main à des remplaçant de la trempe de James Harren, la série n’a pas de soucis à se faire.

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B.P.R.D. Hell on Earth vol. 3: Russia

Le pitch : Kate et Johann répondent à l’appel de leurs homologues russes pour résoudre un cas de possessions et d’apparition de mort-vivant dans une mine désaffectée.

L’avis : Mignola et Arcudi laissent plus ou moins de côté les éléments d’intrigues développés dans le tome précédent. Abe et Devon ne font donc que de brèves apparitions. Kate et Johann occupent le devant de la scène. Face à eux, Iosif, un personnage introduit dans une des mini-séries Abe Sapien que malheureusement je n’ai pas lue. J’ai décidé de ne plus être un complétiste de l’univers Hellboy et c’est la première fois que je m’en mords les doigts. Le personnage est vraiment intéressant et j’aurais aimé en savoir plus sur ses origines. Cela dit, ça n’a pas de réel impact sur l’histoire racontée dans ce tome, une histoire solide et agréablement illustré par Tyler Crook. J’ai trouvé encore assez difficile de ne pas penser à Guy Davis tellement il a marqué la série, mais Tyler Crook s’en sort bien. Il est peut-être moins performant que son illustre prédécesseur dans le registre des monstres et de l’horreur, mais j’aime la douceur de son trait et l’expressivité de ses personnages. A noter qu’un certaine continuité graphique est assurée par le fait qu’il s’est basé pour ce tome sur le travail préparatoire de Guy Davis, sans oublier la supervision de Mignola, comme l’atteste la section d’esquisses de l’ouvrage. En parlant de bonus, on a également droit en guise d’épilogue à quelques pages illustrées par Duncan Fegredo. Elles font le lien entre les derniers évènements concernant Hellboy et l’histoire personnelle de Kate. Là encore, bonne lecture. Sur ce, j’enchaine directement avec le tome suivant qui est déjà paru, en pariant sans grand risque que ça va se maintenir au niveau de qualité auquel cette série nous a habitué.

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The Sixth Gun vol. 3: Bound

Le pitch : Drake et Becky rapatrient en train le corps du général Hume en lieu sûr, mais le voyage ne sera pas de tout repos. Pendant ce temps, Gord retourne sur les lieux de son passé qu’on découvre fortement lié aux six armes maléfiques.

L’avis : Après un second volume à la hauteur d’un premier tome excellent, c’est avec grand plaisir que je me suis replongé dans l’univers de western fantastique proposé par Cullen Bunn et Brian Hurtt. Dans un premier temps, j’ai bien cru que j’allais être déçu. En effet, les deux premiers épisodes sont essentiellement axés sur la baston, avec un enchainement de scènes d’action que j’ai trouvées assez peu crédibles et rapidement lassantes. Heureusement, passés ces deux épisodes d’entame, j’ai à nouveau retrouvé mon enthousiasme pour la série. Drake et Becky passent au second plan et ce sont des personnages secondaires qui en bénéficient. Ça commence par un épisode consacré aux origines d’une momie ayant été introduite dans l’épisode précédent. Brian Hurtt laisse la place pour cette fort agréable digression à Tyler Crook, récemment découvert sur sur B.P.R.D et qui assure bien là aussi. Ensuite, le projecteur est essentiellement braqué sur Gord dont on découvre le passé. L’intrigue est à la fois prenante et remarquablement bien illustrée, avec quelques trouvailles originales sur le fond comme sur la forme. Drake et Becky ne sont pas totalement oubliés de sorte à ce que le tome se termine par la promesse de leur retour fracassant au premier plan. En ce qui me concerne, pas d’hésitation, j’en serai.

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