Wytches vol. 1

Le pitch : La famille Rooks vient de déménager pour fuir une série d’évènements qui les a secoués. Mais les bois qui jouxtent leur maison cachent des forces maléfiques.

L’avis : Ces derniers temps, je me laisse pas mal tenter par des comics d’horreur. Pourtant, c’est un genre qui peut vite me lasser. Comme, en plus, le thème de Wytches ressemble grandement à celui de Harrow County, j’avais un peu peur d’avoir fait l’achat de trop avec ce TPB. Que nenni ! Wytches est une vrai réussite dans le genre et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le scénario est très bien construit. Il distille savamment les éléments de l’intrigue pour tenir le lecteur en haleine de bout en bout. La première moitié de l’histoire est un modèle de mise en place du climat d’épouvante, tandis que la seconde moitié dévoile les ressorts de l’intrigue, avec son lot de rebondissements. Au-delà de ses qualités de récit d’horreur, le scénario fait la part belle aux personnages. On se rend compte d’ailleurs dans les postfaces à chaque numéro, qui sont regroupés à la fin du tome, que la personnalité du père autant que celle de la fille est largement inspirée de l’histoire personnelle de Scott Snyder. C’est peut-être pour ça que leurs dialogues sonnent aussi juste. Et puis enfin, il y le travail de Jock, un de ses meilleurs jusqu’ici, qui participe grandement au succès de l’ensemble. L’association avec Matt Hollingsworth aux couleurs fonctionne diablement bien pour créer des ambiances pesantes et, là encore, l’expression des personnages est soignée. La conclusion de l’histoire m’a un peu surprise sur le coup, mais elle a du sens. En tout cas, elle appelle une suite. J’en serai sans aucun doute.

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Grendel vs. The Shadow

Le pitch : Hunter Rose se retrouve projeté dans les années 30 où il affronte The Shadow.

L’avis : Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, Grendel fut une de mes séries fétiches et Matt Wagner un des auteurs que je suivais le plus régulièrement. Encore maintenant, tout nouveau Grendel par Matt Wagner est un évènement, d’autant que c’est rare. La dernière fois, c’était il y a six ans déjà. C’est donc avec grand plaisir que je me suis plongé dans ce Grendel vs. The Shadow. La rencontre entre les deux personnages a du sens. D’un côté, un justicier qui oeuvre dans l’ombre et qui joue sur la peur ; de l’autre, un criminel aussi brillant que séduisant. Sans surprise, Matt Wagner exploite à fond la différence de polarité entre les deux et, sans surprise là non plus, c’est brillamment exécuté au niveau narratif, avec de très belles planches dans le pur style de Matt Wagner. Tout ça c’est très bien, mais le scénario ne m’a pas vraiment accroché et, à force de ne pas être surpris, je suis un peu resté sur ma faim. Au final, ça reste une lecture plus que recommandable, mais c’est une déception relative pour moi qui ai tant aimé Grendel. J’aimerais tellement voir Matt Wagner sorte de sa zone de confort (Hunter Rose), en reprenant d’autres occurrences de Grendel (Grendel Prime vient bien évidemment à l’esprit), voire en en créant de nouvelles comme à l’époque bénie des Grendel Tales. Pourvu qu’il m’entende…

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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 7

Le pitch : Après avoir épuisé toutes les possibilités de son clan, Retsudo Yagyu rend publique son combat contre Ogami Itto en offrant une prime pour sa mort.

L’avis : Le début de ce septième tome s’inscrit dans la continuité des précédents en offrant une succession de scènes de vie. Puis, le clan Yagyu change de stratégie en offrant une récompense colossale pour la mort de Itto et Daigoro. Les chasseurs de prime débarquent donc en masse dans le récit, avec une successions de combats que j’ai trouvé un peu plus répétitives que d’habitude. Ca reste d’un excellent niveau, mais ce n’est pas mon tome préféré. En tout cas, l’affrontement entre Retsudo et Itto semble toucher à sa fin. Vu qu’il reste encore cinq volumes avant la conclusion, je me demande comment ça va évoluer.

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Usagi Yojimbo vol. 18-20

Le pitch : Usagi reprend la route avec Jotaro, son fils caché.

L’avis : Mes lectures estivales auront été mono-thématiques, puisqu’entre deux tomes de Lone Wolf and Cub, je me suis avalé les trois petits formats de Usagi Yojimbo qu’il me restait à lire depuis un moment. Le parallèle avec Lone Wolf and Cub est d’autant plus évident qu’on retrouve dans Usagi les deux personnages de Lone Wolf sous la forme d’un bouc solitaire qui voyage avec son fils dans une charrette. De plus, dans les tomes 18 et 19, Usagi voyage lui aussi avec son fils, hésitant à lui révéler la vérité sur leur lien de filiation. Même si j’ai apprécié les interactions entre les deux personnages et les aventures qu’ils mènent ensemble, j’ai trouvé que le récit n’avait pas l’impact émotionnel qu’on aurait pu t’attendre. Quant au tome 20, il reprend le schéma classique des aventures d’Usagi en solitaire, faites d’histoires courtes parfois très intéressantes, parfois moins. Dans l’ensemble, tout ça fait une lecture très plaisante, mais Usagi Yojimbo souffre de la comparaison directe avec la série qui l’a inspiré. Ca n’enlève rien au grand plaisir que j’ai eu à suivre Usagi jusqu’ici, mais ça me laisse le sentiment d’une lecture pas forcément indispensable à ce stade. Comme par ailleurs, j’ai déjà le tome 21 en anglais, je vais arrêter là. Coup de chapeau tout de même à Stan Sakai qui lui n’arrêtera probablement jamais de nous proposer les aventures du lapin samouraï, et aux éditions Paquet qui continuent à proposer une traduction française à petit prix.

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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 6

Le pitch : Yagyū Retsudō lance ses deux derniers enfants, illégitimes tous les deux, sur les traces de Ogami Itto.

L’avis : Encore un excellent tome qui alterne des épisodes du conflit Itto-Retsudō avec des récits ponctuels. Ce sont clairement ces derniers qui sont les plus savoureux comme l’histoire du coursier impérial que rien n’arrête de courir, pas même la mort de son fils ou le désespoir de sa femme. Ce sont également des occasions de mettre Daigoro en avant, lorsqu’il partage sans le savoir les derniers jours d’un samouraï avant le sépuku ou encore lorsqu’il se prend d’amitié pour une fillette dont le famille chrétienne va subir les foudres d’une inquisition à la japonaise. Quelques morceaux d’anthologie donc, toujours aussi superbement racontés.

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Velvet vol. 2: The Secret Lives of Dead Men

Le pitch : Tout en évitant ceux qui la traquent, Velvet poursuit ceux qui l’ont piégée.

L’avis : Après un début réussi, Velvet confirme, et de fort belle manière. L’intrigue est dense, avec de multiples rebondissements et un rythme parfaitement maitrisé. Certes, c’est tellement bien huilé que ça perd en crédibilité, mais c’est vraiment difficile de ne pas se faire happer par les évènements qui s’enchainent. Les dialogues et les voix off sont excellentes, comme toujours avec Brubaker. Quant aux dessins d’Epting, sublimés par les couleurs de Bretweiser, ils sont de toute beauté. Là encore, on sent la maîtrise du vétéran. Tout ça fait un tome 2 qui s’avale d’un trait et ne laisse en bouche que l’impatience d’avoir la suite en main.

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Ballistic

Le pitch : Un réparateur de climatisation qui voudrait devenir un grand criminel compte pour cela sur son flingue aussi bavard que dévastateur.

L’avis : Difficile de ne pas comparer d’entrée de jeu Ballistic et Transmetropolitan pour leurs univers futuristes déjantés mis en scène par Darrick Robertson. C’est d’ailleurs le point fort de l’ouvrage. A ça, il faut ajouter quelques bons passages, plutôt drôles ou au moins plutôt bien pensés. Pour le reste, c’est un peu écrit comme du Grant Morrison en petite forme. C’est franchement confus par moment et ça n’a pas toujours l’impact voulu. Au final, ça se lit sans déplaisir, mais ça n’a rien d’indispensable.

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Letter 44 vol. 3: Dark Matter

Le pitch : Alors que la troisième guerre mondiale éclate sur terre, l’équipage du Clarke apprend à cohabiter avec les extra-terrestres.

L’avis : Si Letter 44 excelle, c’est bien par son scénario. Ce troisième tome est encore une fois riche en évènements, avec de nombreux rebondissements, en particulier dans les derniers épisodes, et le lecteur est tenu en haleine. Charles Soule ne choisit pas la facilité et gère de main de maître sa galerie de personnages et les fils de l’histoire qui s’entremêlent pour faire une tapisserie du plus belle effet. Si seulement le dessin était au même niveau, ce serait une des séries phares du moment pour moi. Malheureusement, j’ai vraiment du mal avec le style d’Albuquerque. Je lui reconnais de vraies qualités de dynamisme, mais j’ai du mal à supporter les postures et les expressions de ces personnages. A cause de ça, je m’étais presque résolu à arrêter la série, mais le rush de la fin du tome m’a raccroché au train. A ce stade, j’ai donc juste envie que l’histoire se conclue vite mais aussi bien qu’elle a commencée.

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Letter 44 vol. 2: Redshift

Le pitch : Le président Blade s’écarte des plans de son prédécesseur, tout en continuant à cacher l’existence des extraterrestres au public. De leur côté, les membres de l’expédition se rapprochent du danger.

L’avis : Ce deuxième tome de Letter 44 ne déçoit pas dans la mesure où il a les qualités du premier : une intrigue bien menée, avec son lot de surprises et des personnages bien construits. Les deux récits qui évoluent en parallèle sur la terre et dans l’espace se conjuguent bien malgré leur quasi-indépendance à ce stade. En revanche, j’ai été plus gêné que la dernière fois côté dessin. Albuquerque a des qualités de dynamisme qui servent bien la narration, mais ça manquent souvent de finesse avec des corps et des visages distordus à la limite de la caricature. Au final, je ne peux m’empêcher de penser que ce récit captivant serait bien mieux servi par un dessin plus retenu et techniquement plus maitrisé.

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The Walking Dead vol. 25: No Turning Back

Le pitch : La révolte couve dans les communautés. Rick doit faire des choix pour maintenir son autorité.

L’avis : Après le choc du final du tome précédent, Kirkman propose un chapitre beaucoup plus tourné vers les personnages, avec Rick en pièce centrale. Ce qui est le plus appréciable, c’est l’évolution du personnage de Rick. Diminué physiquement, responsable d’un ensemble de communautés, il a pris de la bouteille et doit garder la tête froide alors que ceux qui l’entourent montent dans les tours. Il prend donc conseil, ce qui donne lieu à quelques moments intéressants de caractérisation, mais aussi à quelques scènes de dialogue moins convaincantes. Par ailleurs, la colère de certains des habitants est assez répétitive à la longue. l’impression d’ensemble est donc plutôt bonne, mais pas à la hauteur du tome précédent. Reste à voir comment tout ça va tourner.

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