The Walking Dead vol. 24: Life and Death

Le pitch : Alors que les différentes communautés se structurent, des divergences fondamentales apparaissent et une nouvelle menace extérieure se précise.

L’avis : Contrairement au tome précédent que j’ai trouvé relativement décevant, celui-ci est l’un des meilleurs depuis longtemps. Tout d’abord, il est dense. Nombre de personnages et leurs interactions sont mis en valeur. Michonne et Ezequiel, Eugene et Rosita, Rick et Negan, Jesus et Maggy, Rick et Carl, pour ne parler que des éléments d’intrigues secondaires. Tout ça s’insère dans deux problématiques centrales. Le premier est le positionnement respectif de Maggy et Rick en tant que chefs de communauté et la façon qu’ils ont de gérer leur autorité. Cela laisse présager des dissentions potentielement déstabilisantes. Le second concerne la communauté des chuchoteurs dont la philosophie se précise. On n’est pas du tout dans le même registre que la lutte frontale avec le gouverneur ou Negan, mais plutôt dans une forme de fanatisme avec lequel il va falloir conjuguer, d’autant qu’ils ont une arme secrète   particulièrement dissuasive. Pour enfoncer le clou, le recueil se termine par un rebondissement qui fait l’effet d’une bombe. J’enchaine avidement la lecture du tome suivant pour en connaitre les répercussions.

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The Walking Dead vol. 23: Whispers Into Screams

Le pitch : Premiers affrontements avec les chuchoteurs, conflits internes et pulsions adolescentes au pays des zombies.

L’avis : Dans le tome précédent, Kirkman a rebattu les cartes en introduisant une ellipse de plusieurs années dans le récit. C’était plutôt bien vu. Cette fois, l’impression est moins bonne. Le récit est largement centré sur Carl et, dans une moindre mesure, sur Maggy. Le début du tome traine en longueur. Ensuite, l’intrigue autour de Carl décolle. La relation qu’il développe avec une jeune captive est probablement trop rapide pour être crédible, même pour un ado, mais l’intrigue est accrocheuse tout de même. Du côté de Maggy, c’est plus laborieux. Elle doit gérer des conflits internes avec des personnages malheureusement trop caricaturaux pour être intéressants. Reste qu’on en découvre un peu plus sur les chuchoteurs, ceux qui sont bien partis pour devenir les nouveaux ennemis de nos héros. Leur psychologie semble différer des adversaires précédents, ce qui laisse penser que Kirkman n’a pas encore commencé à tourner en rond. Au bout de 23 tomes, c’est déjà une réussite.

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Southern Bastards vol. 2: Gridiron

Le pitch : L’adolescence de celui qui deviendra le redoutable Coach Boss.

L’avis : Plutôt que de continuer dans la lancée du premier tome, Jason Aaron nous propose de revenir sur le passé du salaud de l’histoire. Sans surprise, c’est un passé fait de violence et de vexation qui explique, sans véritablement l’excuser, le tempérament de fer et le goût du sang d’Euless Boss. Sans surprise non plus, le récit est d’une grande intensité, comme sait si bien le faire le scénariste. Le style rugueux et torturé de Jason Latour est également parfait pour cet exercice. Reste, comme pour le premier tome, un ou deux bémols à mon enthousiasme, notamment le caractère quasi-mystique du vieux black qui prend Euless sous son aile et son rôle à la fin de l’histoire. Mais bon, ça sent bon le sud pourri, alors on en redemande.

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Descender vol 1: Tin Stars

Le pitch : Tim 21, robot companion pour enfant, se réveille après dix ans de sommeil dans un monde où les robots sont jugés responsables d’une catastrophe planétaire.

L’avis : Descender plaira sans aucun doute à ceux qui, comme moi, sont friands de récits futuristes nous renvoyant à la place de la robotique dans notre société. Ce n’est pas tant que le récit de Lemire explore explicitement ces question, mais en mettant au centre de l’intrigue un robot emphatique, la réflexion s’impose assez naturellement. Pour le reste, c’est un récit de SF de facture assez classique, avec une galeries de personnages, humains ou robots, déjà bien développée. J’ai eu un petit peu de mal avec le robot mineur et sa psychologie agressive à deux neurones, mais le reste m’a convaincu. Comme, par ailleurs, la série bénéficie d’une joli travail de Dustin Nguyen, très élégant au maniement du crayon mais aussi à la mise en couleur en aquarelle, ce premier tome en appelle un second. Ca tombe bien, il vient de sortir.

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Prophet vol. 4: Joining

Le pitch : Voyage au pays de la SF sous acide.

L’avis : Prophet n’est clairement pas une série pour tout le monde, car il faut savoir se laisser porter par un récit étrange, insaisissable, et parfois incompréhensible. Jusqu’ici, j’avais totalement adhéré au trip proposé par Graham, Roy et leurs multiples acolythes. Ce tome-ci m’a offert quelques très beaux moments encore, mais j’ai aussi décroché à plusieurs reprises. La faute à une écriture un peu trop perchée (pour mon humeur du moment, peut-être), mais aussi à quelques faiblesses côté dessin. L’impression générale reste bonne, mais me voilà pour la peine moins pressé que je ne pensais l’être de lire le cinquième et ultime tome de la série.

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Harrow County vol. 1: Countless Haints

Le pitch : Des difficultés d’être la réincarnation d’une sorcière quand on a 18 ans dans le sud de l’Amérique au début du siècle dernier.

L’avis : Cullen Bunn semble avoir apprécié ses collaborations ponctuelles avec Tyler Crook sur The Sixth Gun puisque les voilà tous les deux en train de nous raconter une histoire de jeune fille qui se découvre brutalement être la réincarnation d’une sorcière brulée dix-huit ans plus tôt. Dans l’ensemble, le récit fonctionne bien. L’ambivalence de l’héroïne, dont l’innocence de la jeunesse est rattrapée par la noirceur de ses origines, est un des moteurs de l’histoire. Les personnages secondaires sont également soignés. L’autre point fort est sans conteste le dessin de Tyler Crook, qui fait la démonstration de ses qualités habituelles de narration et d’expressivité, et qui nous offre en plus un beau travail en aquarelle sur les couleurs. Le seul bémol qui m’empêche d’être totalement enthousiaste est le script de Cullen Bunn que j’ai trouvé par moments un peu lourd, un peu trop explicite. J’ai trouvé aussi les cliffhangers de fin d’épisodes un peu mous du genou. Cela dit, l’impression globale est très bonne et je ne pense pas pouvoir résister à l’appel de cette jeune sorcière lorsque l’heure de commander le tome 2 viendra.

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Jupiter’s Legacy vol. 1

Le pitch : Conflit politico-familial chez les super-héros.

L’avis : Cela faisait une éternité que je n’avais pas lu du Mark Millar, presque 7 ans avec Marvel 1985. Il faut dire que c’est un scénariste qui écrit des scénario d’une profondeur où l’on ne risque pas de se noyer. C’est encore le cas ici. L’histoire ne propose rien de nouveau dans le fond, les aspects qui auraient pu être les plus élaborés sont traités superficiellement et la psychologie des personnages est limitée. Tout ça a fait un début de lecture plutôt laborieux. En revanche, dès que l’action a démarré, c’est tout de suite devenu plus plaisant. Millar est plus à son aise, avec un script efficace et parfois drôle. Et puis, forcément, lorsqu’on est aidé par Frank Quitely, tout passe mieux. Lorsqu’on s’ennuie, on se dit que c’est au moins très joli à regarder, et quand le rythme augmente, ça se met à dépoter sérieusement. C’est tout de même un sacré virtuose du crayon ! C’est bien grâce à lui que ce premier tome de Jupiter’s Legacy m’a été plutôt agréable. Suffisamment pour lire la suite ? Peut-être pas, sauf si j’ai envie de me prendre ma dose de Quitely dans les mirettes. Nous verrons.

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Deadly Class vol. 3: The Snake Pit

Le pitch : Action survitaminée et dépression adolescente.

L’avis : Encore un très bon tome de Deadly Class. On reprend l’histoire là où on l’avait laissée, en pleine action, et ça va à 200 à l’heure pendant deux épisodes. Lorsque la poussière retombe, Marcus est mal en point psychologiquement. Remender met alors en scène les affres de l’adolescence, sur le plan social et émotionnel, le tout exacerbé par un abus de drogue en tout genre. En gros, Marcus perd pied jusqu’au dernier épisode où l’action reprend le dessus, et de fort belle manière. Encore une fois, on a le droit à un pur cliffhanger. Tout ça est fort bien mené par Remender, et Wes Craig n’est pas en reste. Si quelques planches auraient mérité un peu plus de finition, c’est globalement du très haut niveau. Vivement la suite !

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Deadly Class vol. 2: Kids of the Black Hole

Le pitch : Romance et violence chez des ados assassins.

L’avis : Le premier tome de Deadly Class fut l’une des belles surprises de 2015. Ce deuxième tome poursuit sur la lancée de fort belle manière. Remender développe ses personnages, en particulier avec deux épisodes qui reviennent sur le passé de deux des personnages principaux. Le triangle amoureux esquissé dans le tome précédent monte en régime. Rien de particulièrement original sur ce point, mais ça fonctionne correctement. Un peu de comédie tendance scatologique qui m’a bien fait rire, et puis on termine avec une scène d’action menée tambour battant. C’est d’ailleurs une des caractéristiques du récit en général. Tout est mené à un rythme endiablé, à la limite du déraillement parfois, mais Remender s’en sort bien. Il faut dire qu’il peut compter sur l’énergie du trait de Wes Craig. Son style est vraiment très dynamique, même si je l’ai trouvé moins précis que dans le premier tome. Ca reste tout de même un travail remarquable. Tout ça termine sur un gros cliffhanger. Heureusement, j’ai le tome 3 déjà sous la main.

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The Fade Out vol. 3: Act Three

Le pitch : Charlie, bien décidé à aller jusqu’au bout de l’élucidation du meurtre de Val, va le payer cher.

L’avis : Troisième et dernier acte de ce qui s’avère être une des meilleures production du tandem Brubaker/Philips. Ce chapitre est dense, mêlant flash-back sur la relation entre Charlie et Val, action dramatique (dans tous les sens du terme) et final plein d’amertume, le tout extrêmement bien orchestré. L’énigme du meurtre est résolue, mais la satisfaction ne vient pas tant de la levée du suspense que de la manière avec laquelle c’est fait. Les personnages, Charlie en tête, sont vraiment au coeur de l’écriture et c’est difficile de ne pas avoir mal pour eux. Du très, très bon polar noir, donc, à déguster avec un grand verre de whisky sec.

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