100 Bullets: The Deluxe Edition Book 1

Le pitch : L’agent Graves offre à des individus apparemment isolés la possibilité de se venger en toute impunité de ceux qui leur ont fait du tort. Pour cela, il leur offre un attaché-case contenant les preuves irréfutables de la culpabilité de leur cible, un Smith & Wesson et cent balles qui, si elles sont retrouvées sur le lieu du crime, mettront un terme à toute enquête.

L’avis : 100 bullets et moi, c’est un peu l’histoire d’un rendez-vous manqué. J’ai acheté le premier numéro lorsqu’il est sorti en 1999 et je n’ai pas donné suite. Pourtant, j’étais plutôt client du concept de départ et j’avais apprécié le travail de Risso au dessin, mais j’avais trouvé l’intrigue peu à mon goût (l’ex-racaille au grand cœur qui sort du zonzon rongée par la culpabilité, etc.) et, surtout, j’avais été repoussé par les dialogues, très typés du milieu de la petite délinquance porto-ricaine et franchement indigestes. Plus tard, j’avais essayé de reprendre la série en court de route, mais il me manquait trop de billes pour apprécier. Puis, après avoir envisagé d’acheter les TPB, j’ai finalement décidé d’attendre la sortie d’une version luxe, ce qui a finit par arriver sous la forme de ces jolis hardcovers, annoncés au nombre de cinq.

Alors, treize ans plus tard, qu’en est-il de cette nouvelle rencontre avec la série ? Et bien, très clairement, je pense que mon impression initiale était justifiée. Le premier arc de 100 bullets, en tout cas le premier épisode, n’est pas à la hauteur de la réputation de la série. Il a le mérite de mettre en place les personnages principaux et ça se lit plutôt bien, mais ce qui suit est bien meilleur. Certaines vengeances sont autrement plus intéressantes. Petit à petit, on voit apparaître le fil rouge de l’histoire sous la forme des relations obscures entre Graves et une corporation secrète dont on ne sait pas grand chose pour l’instant. Et puis, même si Brian Azzarello est parfois difficile à lire lorsqu’il fait parler certains personnages au langage « fleuri », c’est véritablement un excellent dialoguiste. Côté dessin, Eduardo Risso explose littéralement au fil des épisodes. Ses mises en pages et la justesse de son trait réservent des moments de pur bonheur. Rien que pour son travail, la série mérite largement le détour. Me voilà donc maintenant prêt à aller jusqu’au bout de l’histoire. Plus question de rater un des quatre rendez-vous qui me restent avec elle.

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2 réflexions au sujet de « 100 Bullets: The Deluxe Edition Book 1 »

  1. Cher Franck, je t’envie! Tu vas avoir la chance de découvrir, dans un laps de temps relativement court, une série culte du comics noir! J’ai adoré cette série du premier au dernier numéro (même si, tu as raison, l’histoire d’intro, même si elle présente des personnages clés de l’intrigue, n’est pas la meilleure mise en bouche qui soit pour cet excellent concept qu’est 100 BUllets), un véritable tour de force dans le comics de genre. Je te rejoins aussi sur les dialogues qui, tout savoureux soient-ils, sont parfois un peu ardus à saisir à moins d’être complètement bilingue (et encore, perso je remercie toutes les séries télés US que je me suis frappées en VO pour l’aide à la compréhension).

  2. Même si c’est clair que c’est particulièrement coton pour nous autres pauvres franchouillards, je me demande dans quelle mesure ces dialogues sont facilement accessibles pour les natifs. En cherchant des infos sur les dates de parution de la série, je suis tombé sur la page wikipedia et voilà ce qu’on y trouve : « 100 Bullets is notable for creator/writer Brian Azzarello’s realistic use of regional and local dialects/accents, as well as the frequent, sometimes dense use of slang and oblique, metaphorical language in his characters’ dialogue. » Si même les américains le disent…

    Je tiens à rassurer les lecteurs potentiels qui pourrait être effrayés par la perspective d’une VO trop ardue, ces passages difficiles ne concernent que quelques épisodes ou arcs. Dans l’ensemble, ça se lit plutôt facilement et, je le répète, Azzarello brille par ses talents de dialoguiste (ce qui à mon sens justifie pleinement l’effort de la lecture en VO).

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