30 Days of Night: Red Snow

L’histoire : Pendant la seconde guerre mondiale, dans le froid de l’hiver sibérien, deux groupes de soldats, un russe (avec un attaché miltaire anglais) et un allemand, sont confrontés à une bande de vampires sanguinaires. Malgré leur haine réciproques, ils s’allient contre cet ennemi commun.

L’avis : 30 days of night, premier du nom, est sorti en 2002 et est devenu depuis une référence dans le domaine du comics d’horreur. Le comics sera d’ailleurs bientôt adapté au cinéma. L’histoire était la suivante : un village isolé de l’Alaska où la nuit dure 30 jours est prix pour cible par un groupe de vampire qui voient là une formidable occasion de festoyer sans interruption, ni du soleil, ni des autorités. Les villageois tentent de survivre comme ils peuvent au milieu de ce cauchemar gore. J’avais apprécié le scénario de Steve Niles, simple mais efficace, et l’originalité des dessins de Ben Templesmith, même si je me souviens ne pas avoir totalement adhéré au style, en particulier à l’utilisation des effets digitaux pour les couleurs et les visages. Bref, une bonne lecture, mais qui ne m’avait pas particulièrement donné envie de remettre le couvert lorsque que les suites se sont succédées au fil des années. Pourquoi donc changer d’avis avec cette 8ème mouture ? Parce qu’entre-temps, j’ai appris à apprécier de plus en plus Ben Templesmith, en tant qu’artiste, dans Fell par exemple (voir la notule de Pierrot à ce sujet) et surtout en tant que scénariste dans Wormwood Gentleman Corpse (à ne pas confondre avec Chronicle of Wormwood. Ca va, vous suivez ?). Ben Templesmith s’est avérée en effet un scénariste brillant, sachant manier horreur et humour noir avec dextérité. Comme c’est lui qui, pour la première fois, officie seul aux manettes de ce nouveau tome des 30 days of night, je n’ai guère hésité à acheter. Avec cette longue introduction, j’ai pratiquement déjà tout dit de ce que j’ai pensé de Red Snow. On retrouve tout les éléments de la première série : les vampires arrivent de nul part dans un coin paumé et enneigé, font un carnage et les humains résistent comme ils peuvent. Le dessin de Templesmith, tout en bleu sombre et ocre, offre assez peu de changement également. Dans l’ensemble, il n’y a pas vraiment de surprise, donc. Templesmith confirme qu’il sait écrire. J’ai apprécié en particulier les relations entre les nazis et les alliés, obligés de cohabiter mais liés par une haine indéfectible. J’ai bien aimé aussi les quelques touches d’humour distillées ici ou là. Le personnage du Cosack m’a même fait franchement rire dans une histoire qui ne se prête pourtant pas à ça. Au final, Red Snow forme une belle BD de genre que je recommande à ceux qui aiment leur steak bien saignant.

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En bonus, la bande-annonce du film adapté de la série :

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