A God Somewhere

L’histoire : Suite à une mystérieuse explosion ayant ravagé son immeuble, Eric, sorti indemne du carnage, se découvre des pouvoirs extraordinaires et qui vont progressivement le transformer.

L’avis : DC venant d’annoncer la fin de sa branche Wildstorm, A God Somewhere pourrait bien tenir lieu de bouquet final en ce qui me concerne. Avec aux commandes deux auteurs que j’affectionne particulièrement, le bouquet avait toute les chances d’être splendide et, dans l’ensemble, il ne déçoit pas.

Arcudi nous propose une histoire à deux niveaux. Tout d’abord, il s’agit d’explorer la façon dont le pouvoir va transformer le psychisme d’un individu ordinaire, le plongeant dans un délire mystique qui peu à peu va le déconnecter de ses attaches émotionnelles et lui faire commettre le pire. Le scénario s’attache également à décrire les répercussions de ces évènements sur les proches d’Eric, en particulier son meilleur ami qui tirera des bénéfices secondaires de la célébrité d’Eric et qui devra ensuite gérer l’ambivalence de ses sentiments vis-à-vis de lui lorsque les choses vont déraper. Tout ça est fort bien raconté, avec des aller-retours entre présent et passé bien menés. Il y dans le récit beaucoup d’intensité et les dialogues sont justes, comme toujours avec Arcudi. Au niveau du dessins, Peter Snejbjerg réussit, comme sur Battlefields: Dear Billy un remarquable travail d’équilibriste qui consiste à dessiner des scènes d’une rare violence avec son trait rond et doux.

Au final, ce qu’on peut reprocher à A God Somewhere, c’est d’être confiné dans un graphic novel trop court. Il y a dans le récit des ellipses qui produisent des ruptures de rythmes regrettables, à mon avis, et certains aspects du scénarios sont sous-exploités. J’aurais bien vu tout ça respirer un peu plus en étant raconté au fil de deux ou trois tomes plutôt qu’un seul. Il n’empêche que, même en l’état, cela reste une lecture plus que recommandable.

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Une réflexion au sujet de « A God Somewhere »

  1. Moi j’étais mitigé.
    D’un côté le bouquin à d’énormes qualités, de l’autre j’ai eu du mal à accrocher aux personnages, au mode de narration et à l’histoire en général.

    Ce qui est bien est que l’on voit bien comment progressivement le protagoniste se détache de toute réalité.

    Ensuite, le thème super-héros qui pète un câble commence à me lasser. D’abord Powers, puis Irredeemable, et enfin Millar qui s’y met avec son Nemesis…

    A God Somewhere semble arriver un peu tard.

    Ensuite je pense que c’est bien mais que c’est surtout moi qui a eu du mal à accrocher.

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