Absolute Dark Knight

Le pitch : Bien longtemps après avoir abandonné le costume de Batman, Bruce Wayne, écœuré par ce qu’est devenu Gotham, décide de reprendre du service et ça ne convient pas à tout le monde.

L’avis : Je n’ai pas trop l’habitude d’acheter des rééditions au format grand luxe tel que ces Absolute proposés par DC. La seule exception jusqu’ici, je l’ai faite pour Planetary. Alors, pourquoi donc cet Absolute Dark Knight ? Parce que mon édition Zenda en VF de The Dark Knigth Returns ne me satisfaisait plus ? Pour mon amour de cet abruti de Frank Miller ? Ou parce que je n’en pouvais plus de ne jamais avoir lu The Dark Knigth Strikes Again ? Non, rien de tout cela. C’est juste que j’ai eu l’occasion de me l’offrir pour 10€ suite à une monumentale erreur de prix d’Amazon. Merci Amazon ! L’acheter, c’est bien, mais le lire, c’est mieux. J’aurais mis trois ans et demi à le faire. Il faut dire que le bouquin fait son poids et n’est pas facile à manipuler. Difficile de le trimballer dans le tram en allant au boulot. J’ai donc profité d’une semaine de vacances pour enfin lui faire un sort. Résultat ? L’impression est plus que contrastée.

D’un côté, j’ai pris un plaisir certain à lire The Dark Knigth Returns en VO pour la première fois. L’œuvre a plutôt bien vieilli, même au dessin. C’est méchant, nerveux, délicieusement cynique et la narration de Miller a du souffle, sans conteste. Clairement, parmi les classiques des années 80, ce n’est pas le plus subtil, mais il tient quand-même bien sa place.

Avec The Dark Knigth Strikes Again, la chute de niveau est vertigineuse. Il n’y a franchement pas grand chose à garder. Mis à part quelques idées rigolotes (Flash coincé dans sa roue à hamster, par exemple), le scénario n’a pas grand intérêt. La narration est bordélique à souhait, entrecoupée à l’écœurement par les commentaires débiles de téléspectateurs ou de bimbos ridicules. A la fin, je me contentais de diagonaliser ces passages. Quant au dessin, c’est du Frank Miller plus que décontracté. Certaines pleines pages ne valent même pas une dédicace faite en 3 minutes sur un coin de table et ce n’est pas la colorisation criarde qui va combler le vide. Bref, Frank Miller a fait un énorme pied de nez à DC tout en encaissant leur chèque, sauf que, au passage, il s’est aussi royalement foutu de la gueule de ses lecteurs.

Au final, je ne suis pas mécontent de mon investissement. Dix euros pour la VO d’un classique dans une emballage de très belle facture, c’est parfait. Pour pouvoir vraiment en profiter, il faut juste oublier la seconde partie de l’ouvrage.

Pour voir : la planche la plus célèbre de DKR
Pour acheter : click (attention, ça ne vous coutera pas 10€)

2 réflexions au sujet de « Absolute Dark Knight »

  1. Je lis tes chroniques chaque fois avec intéret mais là j’ai beaucoup ri car j’ai aussi acheté cet Absolute lors du bug Amazon et je ne l’ai toujours pas lu (je ne le trouve pas facile à manipuler tout comme toi), va quand même falloir que je m’y mette… Bonne continuation !

    • Et bien, j’espère que tu apprécieras plus que moi la seconde partie.

      En tout cas, merci pour le commentaire. Ça fait plaisir. N’hésite pas à remettre ça. ;-)

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