American Vampire vol. 2

Le pitch : En 1935 à Las Vegas, le shérif du coin enquête sur la mort de businessmen qui pourrait bien impliquer un certain Skinner Sweet, vampire de son état.

L’avis : Après un premier tome satisfaisant, mais loin d’être à la hauteur des louanges que j’ai pu lire par ailleurs, j’attendais ce second tome de pied ferme, en me demandant si ça allait vraiment décoller ou se crasher lamentablement. En fait, ni l’un, ni l’autre. Le tome 2 est dans la lignée directe du premier, c’est-à-dire globalement réussi, avec de bons passages très bien écrits, mais aussi quelques scènes beaucoup moins emballantes. Certains rebondissements tombent un peu à plat, comme la révélation de l’identité et des motivations du mystérieux vampire dans la première partie ou encore la découverte du trafic opérant dans le bar de jazz dans la seconde histoire. Côté dessin, c’est un peu la même impression. Rafael Albuquerque et Mateus Santolouco ont tout les deux des styles cohérents, plutôt énergiques et bruts de décoffrage, à l’encrage tout sauf propre. Dans l’ensemble, c’est plaisant à lire, mais certaines pages donnent l’impression d’un certain manque de travail, ce qui m’empêche d’être tout à fait enthousiaste. Bref, c’est loin d’être une mauvaise lecture et je viens même de commander le troisième tome, qui inclut, il faut le dire, une mini-série dessinée par Sean Murphy. Cela dit, au-delà, si la qualité du scénario ne monte pas d’un cran, je ne suis pas sûr de continuer.

Pour voir : le travail de Mateus Santolouco
Pour acheter : click

3 réflexions au sujet de « American Vampire vol. 2 »

  1. Merci pour l’avis franc et loin de toute passion « hype » sur Scott Snyder.

    J’ai en effet énormément apprécié le premier tome de « Sombre reflet » mais beaucoup moins le second. On décèle vite ses « trucs » littéraires qui sont bons, bien ajustés pour les premières pages de chaque comics, mais assez répétitifs à la longue…

    Petite critique mise à part, Scott Snyder est un grand et je me demande combien de temps DC va le garder, si il va se lasser tôt ou tard des comics pour choisir une voix plus ambitieuse ou rémunératrice ! Il est cependant certain que sa période de Batman fera date, au même titre que O’Neil/Adams ou encore Engelhart/Rogers !

    Pour l’anecdote, le nullos Rob Liefled, qui a coulé à lui tout seul deux ou trois titres du new 52, s’est pris la tête avec lui sur le net…Ts ts…

  2. Salut Bastien. Ca fait toujours plaisir de te voir ici.

    American Vampire est le premier travail de Scott Snyder que je lis et, en effet, je trouve c’est surévalué. Cela dit, j’attends avec impatience Swamp Thing (dans ma pile de lecture) et son Batman (lorsque DC se décidera à sortir un TPB). Disons que, pour l’instant, je trouve que c’est un scénariste intéressant, mais pas sans défaut, et je ne le place pas à la hauteur d’un Jason Aaron, par exemple.

    J’ai lu les échanges entre Liefeld et Snyder. Il a vraiment un gros problème, le pauvre Rob. Faudrait qu’il se déconnecte d’internet. Ca ne lui réussit pas.

  3. Hello Franck !

    La qualité est toujours au rendez-vous ici !

    Le gros morceau de bravoure de Scott Snyder reste en effet Batman la cour des hiboux, quoique ses épisodes dans Detective comics étaient pas mal non plus (avec une ou deux réserves). J’attends également Swamp thing avec une grande curiosité. En tout cas, c’est à mon avis un grand talent de l’écriture désormais établi et je suis attentif à la suite de sa carrière (va-t-il aller chez Marvel ? Romans ? Séries télévisées ? Creator owned ?).

    Pour la pathétique histoire de Liefled, je crois que cela résume bien la trajectoire de cet artiste si pathétique, qui une fois la supercherie de son « talent » confondu, à qui il ne reste guère plus que l’outrage pour se faire remarquer et continuer à exister dans ce milieu.

    Ses échanges sont pathétiques, d’autant plus qu’il se veut religieux (personnellement, j’entends par religieux porté sur la compréhension de son prochain…).

    Je reste amer sur le phénomène Liefled, Scott J.Campbell, Murdeira ou encore le regretté Michael Turner : leur art était creux, pas assez accompli dans un cas mais suffisamment tape à l’oeil pour séduire de jeunes clients ; dans l’autre cas, les délais de publication de leur comics étaient déments et ils ont déçu un paquet de monde.

    J’opine que, sur ces critères, ils restent une anomalie dans le monde des comics.

    Mais il est vrai que toi comme moi avons fait notre deuil de ce type de sous-comics pour quelque chose…de plus consistant !

    Amitiés !

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