Amulet book 1: The Stonekeeper

L’histoire : Après la mort du père de famille dans un accident de voiture, Emily, sa mère et son frère déménagent dans une antique demeure familiale. Ils découvrent vite que la maison recèle bien des mystères, à commencer par une étrange amulette de laquelle émane un pouvoir que seule Emilie semble activer. Puis viennent les monstres qui ont vite fait d’entrainer Emilie et sa famille dans un monde caché, peuplé de créatures inquiétantes, mais dans lequel ils vont aussi trouver des alliés.

L’avis : J’avoue avoir beaucoup hésité avant de commander cette BD. D’un côté, il y avait la perspective de retrouver le talent de Kazu Kibuishi qui m’avait régalé dans Flight. De l’autre, il y avait le fait qu’il s’agit là clairement d’une œuvre pour enfants et l’espèce de marsupilami rose qui trône sur la couverture ne me disait rien qui vaille. J’ai fini par me jeter à l’eau et mes impressions de lecture sont à l’image des mes hésitations de départ, c’est-à-dire assez mitigées. Kibuishi nous livre une histoire d’aventure bien rythmée à la croisée entre Harry Potter, Le seigneur des anneaux et les films de Miyasaki. La référence à Miyasaki est assez évidente par moment, notamment lors de la scène finale où la maison des amis d’Emily s’avère n’être que la partie apparente d’un gigantesque robot qui s’arrache de terre et emmène les personnages vers la suite de leurs aventures. Il y a dans cette scène toute la beauté et la poésie d’un Château dans le ciel ou autre film du maître japonais. Il n’y a pas que la fin qui est réussit. Le début, qui raconte l’accident de voiture qui laissera Emily orpheline, est très touchant. J’ai d’ailleurs été assez surpris de cette ouverture, et encore plus quand une deuxième mort survient au cours de l’histoire. Tout cela est bien morbide pour un livre pour enfant. Quelque part, c’est ce genre de chose que j’attendais de Amulet : que Kazu Kibuishi me fournisse un deuxième niveau de lecture en abordant des thèmes d’adultes en parallèle à l’histoire principale, ou au moins que je puisse y trouver mon compte sur un plan formel. Malheureusement, entre le début et la fin, je me suis un peu ennuyé. J’ai trouvé les planches jolies à regarder certes, mais la candeur des dialogues, l’expression des sentiments trop appuyée et la simplicité des ressorts scénaristiques – bref, tout ce qui fait d’Amulet une BD accessible à un enfant de 10 ans – m’ont vite lassés. Au final, donc, la note que j’attribue à l’ouvrage n’est pas du tout à la hauteur de sa qualité intrinsèque. Elle représente juste le plaisir que j’ai eu à lire cette histoire, certes remarquablement bien réalisée, mais destinée à des minots, ou alors à des adultes qui ont mieux réussit que moi à préserver leur âme d’enfant.

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