
L’histoire : Allie s’est retrouvée parachutée contre sa volonté au fin fond de l’Afbaghistan, victime des manœuvres politiques de l’aide de camps de son mari. Là bas, elle va apprendre que la polygamie, ce n’est pas si mal que ça. Loman, amant d’Allie, monte une expédition pour ramener sa belle. Il a besoin pour cela d’une escorte armée et se débrouille pour que Flabbergast, l’amant de sa propre femme, fasse partie de l’expédition.
L’avis : Ma critique du premier volume d’Army@Love était modérément enthousiaste et il me faut absolument corriger cette erreur. Mon sentiment est nettement plus positif après avoir relu le premier tome et surtout après la lecture de la suite. Tout d’abord, je réitère mes compliments concernant l’originalité du concept. Army@Love est un savant mélange de comédie (allant du burlesque au second degré bien senti), de satire politique, de sexe, de romance et de guerre, même si cette dernière dimension est finalement assez mineure. Vous ne verrez pas beaucoup de combat dans ce second volume. En tout cas, c’est vraiment frais, original, drôle et intelligemment écrit. Veitch réussit à jongler avec une galerie de pas moins de 20 personnages interconnectés, chacun ayant une vraie personnalité et son rôle dans l’histoire. Non content d’avoir sous-estimé le potentiel de l’histoire, j’ai également commis l’erreur dans ma critique précédente d’attribuer le dessin à Gary Erskine, alors que celui-ci n’est crédité que comme encreur. C’est bien Rick Veitch lui-même qui se charge des crayonnés. Cela dit, l’erreur n’est pas si étonnante. Gary Erskine fait visiblement un énorme travail, à tel point que ça ressemble presque plus à de l’Erskine qu’à du Veitch. Quoi qu’il en soit, la collaboration entre les deux hommes donne lieu à un dessin remarquablement expressif et bien construit. Malheureusement, la série ne rencontre pas un grand succès commercial. Je croise les doigts pour que nous ayons droit au moins à un troisième tome.
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