B.P.R.D. vol. 12: War on Frogs

L’histoire : Cinq missions du B.P.R.D. dans le cadre de la guerre qui les oppose aux monstres batraciens.

L’avis : War on Frogs n’est pas la suite du dernier tome de la série. Je ne m’en étais pas rendu compte avant de démarrer ma lecture, ce qui m’a un peu frustré. Je ne vois pas trop l’intérêt d’intercaler une collection d’histoires courtes entre les deuxièmes et troisièmes tomes de ce qui forme une trilogie. Le pire, c’est que le vol. 13 sera aussi une digression vers le passé, puisque c’est la mini-série 1947 qui en occupera les pages. J’avoue ne pas bien comprendre la politique éditoriale de Dark Horse en ce qui concerne B.P.R.D.

J’ai donc démarré ma lecture en bougonnant et la première histoire de ce recueil n’a pas franchement contribué à améliorer mon humeur. Mis à part le plaisir de revoir en action le défunt Roger l’Homonculus, je n’ai pas trouvé grand intérêt à cet épisode. Le style sans raffinement d’Herb Trimpe n’est pas ma tasse de thé et le fait que Guy Davis ait dû assurer l’encrage en urgence pour pallier aux retard du dessinateur n’a pas aidé. Assez mauvaise entame de l’ouvrage, donc.

L’épisode suivant est entièrement pris en charge par Guy Davis au dessin, ce qui améliore très nettement les choses. Côté scénario, ça se laisse lire, mais ça reste anecdotique.

Les choses décollent enfin avec le troisième épisode. Arcudi et Mignola nous propose un huis clos à la Alien dans lequel une équipe de soldats du B.P.R.D. se retrouve coincé avec un monstre dans une épave de bateau. L’ambiance tendue et claustrophobique est très bien mise en scène par le vétéran John Severin. Beau travail.

La quatrième histoire est à mon goût la meilleure du lot. Kraus se retrouve pour la première fois face aux fantômes d’un groupe de monstres grenouilles fraichement abattus et doit les guider vers ce qui les attend après la mort. L’idée est intrigante, le script efficace et, surtout, le travail de Peter Snejbjerg remarquable. Très belle tranche de B.P.R.D., pour la peine.

Jusqu’ici, on assistait à une belle montée en puissance. Le soufflet retombe un peu avec le dernier épisode, agréable à lire, mais pas d’un grand intérêt. Karl Moline livre une prestation tout à fait honnête, même si je trouve que son style s’adapte moyennement bien à l’univers d’Hellboy & co.

Bref, un recueil assez inégal, à mon avis pas indispensable, mais qui réserve tout de même de bons moments de lecture. A réserver aux vrais fans de B.P.R.D, les autres pouvant passer leur chemin.

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