B.P.R.D. vol. 9: 1946

L’histoire : Le Professeur Trevor Bruttenholm, fondateur du B.P.R.D. et père adoptif d’Hellboy, arrive dans un Berlin en ruine et occupé par les forces alliées. Son objectif : découvrir et étudier ce qui reste des expériences occultes entreprises par les nazis.

L’avis : Je précise tout d’abord qu’il ne s’agit pas de la suite de la série régulière B.P.R.D dont j’ai déjà dit beaucoup de bien (ici et ), mais du recueil d’une série limitée en 5 épisodes. Comme l’action se situe dans le passé, ne vous attendez pas à trouver parmi les personnages les protagonistes habituels de la série. Aux commandes, point de John Arcudi, et pas de Guy Davis non plus. Pourquoi a-t-on décidé chez Dark Horse de faire de cette histoire le 9ème volume de B.P.R.D. ? Je me le demande bien. C’est donc avec une pointe de septicisme que j’ai abordé ma lecture de 1946. Le sentiment était renforcé par le fait que les récents spin-offs de Hellboy/B.P.R.D. proposés par Mignola ne m’ont pas vraiment emballés, en particulier Lobster Johnston et Abe Sapien: The Drowning. Mon a priori a très vite disparu, car il est clair que s’il y a continuité avec le reste de B.P.R.D., c’est sur la qualité d’exécution.

Tout d’abord, Mignola semble avoir trouvé avec Joshua Dysart un nouveau scénariste palliant très bien ses propres défaillances. Tout comme lorsqu’il collabore avec John Arcudi, l’alchimie opère et on retrouve les concepts et les ambiances de Mignola sans ses lourdeurs au niveau du script. Le scénario se révèle captivant, avec des ambiances sombres et très flippantes. Dès qu’il s’agit de faire explorer aux personnages des lieux dans l’ombre desquels se tapissent des monstres, tout devient inquiétant. Les dessins de Paul Azaceta contribuent bien-sûr très largement à l’ambiance. L’artiste est bien mieux employé là que sur le Daredevil dont je vous ai parlé il y a quelques jours. La qualité de l’ensemble, scénario et dessin, est parfaitement résumé au travers d’un démon à l’apparence de petite fille. La voir sautiller en pleine horreur, toute vêtue de blanc, avec sa poupée à la main et des expressions mi-enfantine, mi-cruelle, fait partie des moments forts de l’ouvrage. Les dialogues qui lui sont prêtés sont délicieux et le visuel d’Azaceta remarquable. La gamine éclipserait presque les autres personnages, pourtant bien définis, comme la bande de soldats qui accompagne le professeur ou Bruttenholm lui-même. Le dernier épisode prend une couleur plus pulp, avec un savant nazi monté sur pattes d’araignée robotisées et ses gorilles télécommandés. L’épisode est résolument tourné vers l’action et ça se lit avec plus de légèreté. Le changement de ton m’a un peu étonné, mais sans me gêner. Bref, tout ceci forme une belle réussite et je ne regrette pas cette incursion dans le passé du B.P.R.D., ce qui ne m’empêche pas d’attendre avec impatience le retour au présent de Abe Sapien et consorts.

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