The Lovely Horrible Stuff

Le pitch : Eddie Campbell et l’argent, dans sa vie ou sur l’ile de Yap.

L’avis : The Lovely Horrible Stuff est constitué de deux parties parfaitement distinctes, si ce n’est qu’elle ont rapport toutes les deux avec l’argent. La première est entièrement autobiographique. Eddie Campbell y expose ses histoires de fric, avec une certaine ambivalence, celle de l’artiste dont les rêveries diurnes l’emmènent à milles lieux des problématiques financières, mais qui en même temps semble y accorder beaucoup d’importance. Il faut dire que l’essentiel de ses problèmes avec l’argent sont aussi des problèmes de famille. Ça donne lieu à quelques scènes cocasses, intéressantes et intelligemment écrites. En revanche, l’épisode le plus long, qui tourne autour d’un prêt accordé à son beau-père, traine un peu en longueur. Au final, j’ai trouvé cette partie du bouquin distrayante, malgré une forme de nombrilisme qui fait que l’auteur s’appesantit sur des détails qui risquent de n’intéresser que lui.

Le seconde partie est une sorte de documentaire sur le système monétaire le plus surprenant de l’histoire humaine, celui de l’île de Yap basé sur des énormes disque de pierre. Eddie Campbell nous fait découvrir l’histoire de cette bizarrerie anthropologique, tout en faisant le parallèle avec la place de l’argent dans nos sociétés actuelles. L’exercice n’est pas inintéressant sur le plan intellectuel, mais, à vrai dire, je n’ai pas bien vu l’intérêt de traiter de cette question sous forme de bande-dessinée, tout du moins pas de cette façon. J’aurais vu un docu télé me racontant la même chose, j’aurais probablement autant apprécié, si ce n’est plus.

Côté graphique, Eddie Campbell fait un grand usage de la photographie, parfois comme référence, parfois en usage mixte, certains éléments de la photos étant retravaillé à l’encre. Dans la seconde partie, on trouve même souvent des photos de vacances insérées telles quelles, dont toutes n’était pas forcément indispensables. Dans l’ensemble, j’ai trouvé l’exercice suffisamment atypique et, comme j’aime bien la patte de Campbell, satisfaisant. Cela dit, je préfère largement quand Campbell dessine vraiment, que ce soit dans le style de From Hell ou, plus récemment, dans celui de The Playwright.

Au final, vous l’aurez compris, The Lovely Horrible Stuff est une lecture que j’ai trouvé plutôt agréable, mais qui reste une relative déception par rapport à ce qu’on peut attendre d’un auteur comme Eddie Campbell.

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Green Wake vol. 2: Lost Children

Le pitch : Après avoir réussi à s’en échapper, Morley se retrouve à nouveau à Green Wake, avec des têtes nouvelles, mais avec toujours au centre de tout la culpabilité de ses habitants.

L’avis : J’ai un instant hésité à poursuivre la lecture de Green Wake malgré un premier tome à l’ambiance glauquissimement réussie, car je redoutais que l’intrigue ne traine en longueur. Mais, lorsque j’ai appris que ce second volume était également le dernier, la promesse d’une résolution rapide a balayé mes hésitations. Qu’en est-il de la satisfaction que j’ai pu tirer de cette conclusion ? Elle est toute relative. Le voile du mystère est levé, c’est certain, mais il y a une certaine confusion dans le récit qui rend la conclusion assez peu satisfaisante. Cela dit, le récit conserve les qualités du premier tome. Le mélange de thriller et d’horreur fantastique fonctionne bien, car il s’appuie sur le dessin inimitable de Riley Rossmo. Sur le plan strictement technique, ce n’est pas toujours sans reproche, mais Rossmo délivre des planches particulièrement évocatrices des tourments et du malaise qui caractérisent le village de Green Wake. Cela donne une lecture assez fascinante, même si l’intrigue en elle-même manque parfois d’accroche. Au final, je conseillerais à ceux qui hésitent à se lancer dans la lecture de Green Wake de prendre le temps de feuilleter l’ouvrage pour voir s’il se font happer par le dessin, car c’est bien ça qui déterminera le plaisir de lecture. Si vous aimer l’horreur et que vous accrocher au style de Rossmo, pas d’hésitation à avoir. A défaut, mieux vaut passer son chemin.

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Batman and Robin: Batman and Robin Must Die

Le pitch : Tandis que le retour de Bruce Wayne se profile à l’horizon, Batman et Robin affrontent directement le Dr Hurt, avec l’aide inattendue du Joker.

L’avis : Après un début plutôt enthousiasmant et un second tome un cran en dessous, le troisième et dernier TPB de l’intermède sans Bruce Wayne a fini par me décevoir. Certes, il y a de bonnes choses à souligner : le traitement du Joker est réussi, Robin continue de voler la vedette à Batman de fort belle façon et les illustrations de Frazer Irving ont cette grâce étrange qu’on leur connait. Tout cela sauve l’histoire. Malheureusement, Grant Morrison est un scénariste capable de m’irriter autant qu’il est capable de m’inspirer de l’admiration. J’ai retrouvé dans ce tome son versant obscur, avec une narration parfois confuse et ennuyeuse. De plus, le retour de Bruce Wayne tombe littéralement à plat. Le dernier épisode, s’il souffre des dessins sans grand intérêt de David Finch, a le mérite d’introduire Batman Incorporated, le nouveau concept de Grant Morrison, qui est suffisamment original pour donner envie d’en savoir plus. On verra lorsque le TPB sortira si la curiosité est toujours là.

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Northlanders vol. 6: Thor’s Daughter

Le pitch : Trois histoires distinctes : celle d’un mercenaire participant au siège de Paris, celle d’un homme s’obstinant à chasser un cerf en pleine rigueur hivernale, et celle d’une adolescente qui prend le relai de son père, chef de clan assassiné.

L’avis : Voilà un nouveau tome de Northlanders qui, comme d’habitude, se suffit à lui-même et ne nécessite en aucun cas d’avoir lu les précédents. Autant le dire tout de suite, c’est probablement le moins bon des tomes de la série à ce jour. Cela dit, il y a du bon à prendre, ne serait-ce que parce qu’il permet de découvrir trois dessinateurs jusqu’ici pas ou peu connus.

Cette fois-ci, Brian Wood nous propose un récit de taille moyenne (3 épisodes) et deux histoires courtes. La première est la plus longue. Elle met en scène un mercenaire qui assume totalement ses penchants sanguinaires et qui va s’obstiner pendant des mois à vouloir faire tomber Paris, ville fortifiée et diablement coriace. L’histoire, sans être vraiment passionnante, a ses bons moments. Simon Gane au dessin m’a laissé une impression tout aussi mitigée. J’ai trouvé son style expressif et assez brut bien adapté à l’histoire, mais certaines cases semblaient brouillonnes ou auraient mérité plus de réalisme. La seconde histoire est très clairement la meilleure de l’ouvrage. Brian Wood a su donner une réelle qualité émotionnelle au désespoir de ce chasseur qui a tout perdu et qui s’accroche à sa proie comme à sa seule raison de vivre. Il a été aidé pour cela par les qualités narratives et la grande précision du trait de Matthew Woodson, véritable révélation de cet ouvrage. La dernière histoire est celle qui a donné le titre à ce tome. On se demande pourquoi celle-ci plutôt que The Siege of Paris, étant donné sa faible longueur et surtout sa relative médiocrité. Le scénario ne tient pas debout. Je me suis même demandé si je n’avais pas loupé quelque chose en arrivant à la fin. Je suis donc revenu en arrière, mais non, c’est juste que ce n’est pas crédible une seule seconde. Côté dessin, Marian Churchland livre une prestation tout en douceur et en dépouillement. J’ai plutôt apprécié, mais sans plus.

Donc, au final, ça fait une petite perle, une petite crotte et un plat de résistance honorable. Rien de transcendant, mais, si vous aimez les histoires de vikings, vous devriez y trouver votre compte.

Pour voir : le travail de Matthew Woodson
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Liar’s Kiss

Le pitch : Nick Archer est un détective privé engagé par un riche homme d’affaire pour surveiller sa femme. En fait, l’épouse est infidèle avec Archer lui-même. Un soir de gaudriole entre les deux, le mari de fait assassiner. Mais qui a bien pu faire le coup, et pourquoi ?

L’avis : Comme vous pouvez le deviner d’après le pitch, Liar’s Kiss est un polar noir de facture archi-classique. La femme est sexy à souhait, le privé est mal rasé, picole un peu trop de Whisky, passe ses nuits sur le sofa de son bureau et a des relations houleuses avec les flics qui sont sur l’enquête. Bref, tous les clichés sont au rendez-vous. Cela dit, c’est un peu la règle du genre et Eric Skillman manie tout cela avec aisance. Le script n’est pas parfait, mais le rythme est enlevé jusqu’au coup de théâtre final qui arrive peut-être un peu brutalement, mais qui a au moins le mérite de ne pas être totalement prévisible. Au dessin, Jhomar Soriano propose lui aussi une prestation qui n’est pas exempte de défaut, mais qui, dans l’ensemble, est plutôt sympathique. Son trait est vivant, ses cadrages osés (un peu trop parfois) et l’alternance entre différentes techniques de dessin est plutôt réussie. Il n’y a guère que les visages qui sont moins maitrisés, avec quelques pains pas jolis-jolis sur certaines cases. Bref, Liar’s Kiss s’avère être un bon polar qui souffre de quelques défauts de jeunesse, mais qui vaut le détour. Si vous êtes fan du genre et/ou si vous souhaitez découvrir de jeunes auteurs prometteurs, je vous le conseille sans hésiter.

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The Walking Dead vol. 15: We Find Ourselves

Le pitch : Après avoir repoussé une horde de zombies, la communauté fait le ménage, enterre ses morts et essaie d’organiser le futur. De nouvelles relations se créent et des dissensions apparaissent.

L’avis : Après l’orgie de baston de la fin du tome précédent, Kirkman fait très nettement retomber la pression avec un volume pratiquement exempt de scènes d’action et majoritairement tourné vers la psychologie des personnages. Plusieurs lignes d’intrigue sont suivies en parallèle et s’entrecroisent. Certaines offrent des éléments de réflexion intéressantes (comment recommencer à penser à long terme dans un monde apocalyptique, comment faire pour que son enfant continue à penser comme un enfant), d’autres n’apportent pas grand chose (l’espèce de mini-rébellion à deux balles, par exemple). Du côté des développements psychologiques, là encore, l’impression est mitigée. Les évolutions de certaines relations entre personnages font sens, mais je n’ai pas trouvé tout très crédible, car Kirkman a parfois tendance à forcer le trait. Pour une fois, il n’a pas trop abusé de ses monologues à rallonge, mais il semble avoir un nouveau tic qui consiste à demander à Charlie Adlard de faire des gros plan en pleine page pour insister sur une réplique choc. C’est d’un lourdingue sur le plan narratif ! Au final, c’est pour moi le tome le moins réussi de la série jusqu’ici. Peut-être le coup de mou est-il transitoire, mais j’ai quand-même le sentiment que Kirkman et Adlard se sont un peu en roue libre sur ce coup. Peut-être aussi est-ce moi qui commence à me lasser du concept et à devenir plus intolérant aux maladresses des scripts de Kirkman. Je n’en suis pas encore à arrêter la série, mais mon enthousiasme s’émousse sensiblement. Nous verrons avec la suite comment ça évolue.

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Wasteland vol. 6: The Enemy Within

Le pitch : Les six mois ayant suivi l’attaque de la cité par les Sand-Eaters, vus par six acteurs différents.

L’avis : Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Antony Johnston ne facilite pas la tâche des lecteurs de Wasteland. Primo, le rythme de parution de la série a nettement diminué, le dernier TPB datant de plus d’un an. Sachant que celui-ci n’était qu’un recueil d’histoires courtes et que celui qui l’avait précédé concernait essentiellement Michael et Abi en vadrouille, ce tome 6 qui remet le projecteur sur les autres personnages resté dans la cité, est de fait la suite directe du tome 3, sorti il y a environ trois ans.

Pas facile dans ce cas de reprendre le fil de l’histoire. Comme si cela ne suffisait pas, Antony Johnston se livre à un exercice de style narratif assez osé. L’histoire est raconté par morceaux, chaque épisode livrant le point de vue de chaque protagoniste par tranches d’évènements sur une période de six mois. Il faut donc attendre la fin du TPB pour avoir l’ensemble des éléments nécessaires à la compréhension des évènements. Bref, autant dire que les méninges et les capacités mnésiques du lecteur sont sollicités. Dans l’ensemble, je dirais que l’exercice est plutôt réussi dans la mesure où Antony Johnston a réussi à maintenir mon intérêt sans me frustrer. Cela dit, et même si j’ai encore franchement envie de lire la suite, ce tome 6 reste l’un des moins gratifiant de la série à ce stade. Côté dessin, petite faiblesse aussi, puisque Christopher Mitten, qui jusqu’ici avait donné son identité à la série, laisse la main à partir de la moitié de l’ouvrage. Remington Veteto a du style et ne démérite pas malgré quelques pains techniques, notamment au niveau des visages, mais le fait est que la transition avec Mitten est brutale. Malheureusement, ce que j’ai vu des previews du nouveau dessinateur qui a pris la relève depuis ne me laisse guère d’espoir en ce qui concerne le retour de la série au niveau de qualité graphique qui était la sienne au début. Nous verrons…

Pour voir : Le travail de Christopher Mitten et celui de Remington Veteto
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The Boys vol. 9: The Big Ride

Le pitch : Retour sur le passé des Boys par Butcher et surtout par Mallory, qui vide son sac à Hughie.

L’avis : Ce neuvième tome de The Boys n’est pas un poids plume. Il rassemble pas moins de douze épisodes de la série, une grande partie dédiée aux origines des Boys, depuis la seconde guerre mondiale jusqu’à la première confrontation avec l’équipe des Seven, en passant par le recrutement de Butcher par Mallory. Il a donc tout pour être un tome central riche en révélations, me direz-vous. Et bien, oui et non. Certes, le voile est levé sur beaucoup de détails qui jusqu’ici n’avait été qu’évoqués et on sent bien que Garth Ennis dirige doucement la série vers sa conclusion, mais on ne peut pas vraiment dire que l’histoire réserve beaucoup de surprises. Il y a d’ailleurs une scène très révélatrice où Hughie dit en substance à Mother Milk qu’il a apprit beaucoup de chose auprès de Mallory, mais qu’il n’est guère plus avancé. C’est un peu l’impression que j’ai eu en tant que lecteur et c’est un peu frustrant.

Ce tome a également deux particularités notables. La première, c’est la quasi-abscence d’humour. Tout cela est très sérieux, ce qui est quand-même assez regrettable. The Boys, c’était quand-même à la base une série satirique et burlesque ultra-trash, ce qui faisait en grande partie son originalité. La deuxième particularité, c’est la place substantielle donnée aux scènes de guerre. Il est indéniable que Garth Ennis est un maître dans le genre, et même si on est pas au niveau de ses War Stories ou encore de Dear Billy, on sent que Garth Ennis se fait plaisir, et nous aussi par la même occasion. Enfin, on regrettera que Darick Robertson soit absent de ce tome, si ce n’est au travers des couvertures de chaque épisode. Russ Braun et John McCrea ne s’en sortent pas mal, mais ça reste très nettement en deçà de ce que proposait le dessinateur initial de la série.

Bref, voilà encore un tome pas inintéressant, mais pas emballant non plus, et j’ai quand-même de plus en plus le sentiment qu’il faudrait que tout cela se conclue rapidement. Ca tombe bien, la fin est annoncée avec le n°72 de la série.

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Supergod

Le pitch : Le récit de l’apocalypse consécutive à l’affrontement de surhommes créés par les nations du monde dans la plus folle course à l’armement envisageable.

L’avis : Après Black Summer et No Hero, Warren Ellis conclue son triptyque sur les super-héros à la sauce Avatar. Autant le dire tout de suite, Supergod est le volet qui m’a le moins plu. Pourtant, le concept de départ est intéressant : et si la course à l’arme nucléaire avait été une course aux superpouvoirs où chaque nation aurait cherché à créer de toute pièce une entité ayant le potentiel de rayer l’ennemi de la carte ? L’exécution n’est pas mauvaise sur certains points. Quelques-uns de ces demi-dieux sont bien pensés, ce qui contribue à donner du souffle à certaines scènes. Malheureusement, d’autres personnages sont sous-utilisés et semblent même en trop dans l’histoire, car on a du mal à voir ce qu’ils apportent si ce n’est une certaine forme de confusion dans la narration. En parlant de la narration, Warren Ellis utilise comme vecteur du récit un scientifique racontant au téléphone à un de ses homologue l’histoire de la création des surhommes et de leurs affrontements. J’ai trouvé ce personnage assez exaspérant dans son attitude et sa façon de s’exprimer. Il est très typique des personnages cyniques auquel Warren Ellis aime donner de la voie. D’habitude, j’aime ses traits d’esprit, mais cette fois, ça n’a pas vraiment fonctionné. Côté dessin, Garrie Gastonny fait un boulot peut-être pas diablement original, mais très propre et plutôt efficace. Au final, j’ai l’impression d’avoir écrit plus de mal que de bien de Supergod, alors que cette lecture a été loin d’être désagréable. C’est juste que j’attendais plus de son auteur.

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The Li’l Depressed Boy vol. 1: She is Staggering

Le pitch : Le coup de cœur d’un nerd célibataire pour une nana trooop bien.

L’avis : Ça faisait longtemps que j’avais remarqué cette série, grâce à ses couverture. Le petit personnage qui y figure semblait dégager une douce mélancolie qui donnait envie d’aller connaitre son histoire. Peu attiré par le sujet du nerd au cœur brisé, je n’ai pas fait l’achat du TPB, jusqu’à ce qu’Amazon le propose à un prix dérisoire pendant les soldes. Après lecture, je crois que je décrirais LDB comme une sorte de Scott Pilgrim neurasthénique. C’est en effet une sorte de comédie romantique profondément ancrée dans la culture rock et jeu vidéo. La comparaison s’arrête là. Ça n’a rien d’aussi délirant. On pourrait même dire qu’il s’agit d’une histoire somme toute assez banale et prévisible. La narration est plutôt décompressée. On suit les hauts et les bas du personnage sans s’ennuyer, avec quelques moments d’émotion réussis, en particulier grâce aux dessins de Sina Grace qui sont à la hauteur des couvertures. Cela dit, j’ai eu au final la sensation d’avoir lu quelque chose de peu de consistance et je ne pense pas donner suite. Je recommanderais quand-même volontiers l’ouvrage à ceux qui aiment titiller leur petit cœur d’artichaut.

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