Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 6

Le pitch : Yagyū Retsudō lance ses deux derniers enfants, illégitimes tous les deux, sur les traces de Ogami Itto.

L’avis : Encore un excellent tome qui alterne des épisodes du conflit Itto-Retsudō avec des récits ponctuels. Ce sont clairement ces derniers qui sont les plus savoureux comme l’histoire du coursier impérial que rien n’arrête de courir, pas même la mort de son fils ou le désespoir de sa femme. Ce sont également des occasions de mettre Daigoro en avant, lorsqu’il partage sans le savoir les derniers jours d’un samouraï avant le sépuku ou encore lorsqu’il se prend d’amitié pour une fillette dont le famille chrétienne va subir les foudres d’une inquisition à la japonaise. Quelques morceaux d’anthologie donc, toujours aussi superbement racontés.

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Best of Comics from Mars 2015

Edité chez et réalisé par
La note : A+

Sur bien des plans, l’année 2015 n’aura pas été bonne. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’actualité n’a pas été réjouissante. Mais qu’en est-il du comics ? Comme chaque année, je fais le bilan de mes lectures, en listant les meilleures dans l’ordre croissant du plaisir quelles m’ont apporté.

#10 – Hawkeye vol. 4: Rio Bravo
L’épilogue réussi du run de Matt Fraction sur Hawkeye, toujours aussi inventif, avec les excellents Francesco Francavilla et David Aja au dessin.

#9 – Alex + Ada vol. 1
Une très bonne introduction à la romance entre humain et robot, impression confirmée dans l’ensemble par le deuxième tome.

#8 – Lazarus vol. 2
La montée en puissance de la série dystopique de Brubaker et Lark, avec le personnage principal et le système social dans lequel elle évolue qui s’étoffent progressivement.

#7 – Moon Knight vol. 1: From the Dead
Six histoires courtes qui forment une leçon de narration à la sauce Warren Ellis. C’est pêchu, vif, parfois drôle et joliment dessiné par Declan Shalvey.

#6 – Deadly Class vol. 1: Reagan Youth
La vraie bonne surprise de Rick Remender cette année, avec la révélation Wes Craig au dessin, servi par une mise en couleur remarquable.

#5 - East of West vol. 4: Who Wants War?
Le Western futuriste de Jonathan Hickman et Nick Dragotta continue sur sa belle lancée. Un récit complexe, passionnant et énergisant.

#4 – Rover Red Charlie
Un road movie canin post-apocalyptique qui prouve tout le talent de Garth Ennis à développer des personnages et à les faire dialoguer. Un récit inventif, drôle et touchant.

#3 – The Last Run: A Queen & Country Novel
La dernière opération de Tara Chace nous livre une intrigue passionnante, sans temps mort, et un suspense haletant. Un des meilleurs récit d’espionnage que j’ai lu.

#2 – Lone Wolf & Cub Omnibus vol. 5
La suite du chef d’oeuvre de Kazuo Koike et Goseki Kojima. Du grand art narratif !

… and the winner is…

#1 – Lazarus vol. 3
La série s’élève encore pour donner une sorte de Game of Thrones, version futuriste. Michael Lark est au sommet de son art. Un tome qui frôle la perfection.

Au global, 2015 aura été une année très contrastée, avec pas moins de quatre A+, mais cinq A seulement, ce qui m’a obligé à aller piocher parmi les A- pour compléter le classement. Lone Wolf & Cub reste un pur chef d’oeuvre et aurait pu encore occuper la première place, mais c’est Lazarus vol. 3 qui décroche la timbale, et ce pour deux raisons outre ses qualités intrinsèques. Primo, la montée en puissance progressive de la série est remarquable, là où nombre de séries démarrent fort puis s’essoufflent. Secundo, c’est un peu la prime à Greg Rucka pour l’ensemble de son oeuvre puisqu’il place pas mal de trois titres parmi le top 10. The Last Run n’est pas un comics, certes, mais c’est un récit indispensable pour tout fan de Queen & Country. Quant à Rover Red Charlie, c’est peut-être le meilleur scénario de l’année. Si les dessins avaient été totalement à la hauteur, il aurait mérité la première place. Quant au places 5 à 8, elles se tiennent dans un mouchoir de poche. A noter tout de même que Saga, meilleure série de l’année dernière n’est pas dans le classement, car je n’ai toujours pas lu les deux tomes parus cette année. Honte à moi !

Côté maison d’édition, Image continue d’écraser la concurrence avec cinq titres. Marvel s’en sort bien avec deux titres dans le classement pour seulement six ouvrages lus sur l’année. Dark Horse, en revanche, aurait mérité mieux vu la qualité de l’ensemble de leur production. DC ne sort pas la tête de l’eau et les indés ne sont représentés que par Avatar.

Sur ce, j’entame l’année par la lecture des tomes 4 et 5 de Saga

Rover Red Charlie

Le pitch : Road movie canin post-apocalyptique.

L’avis : Garth Ennis est un très grand scénariste. Ceux qui en doutent et ne retiennent de lui que sa propension à l’outrance ne comprennent pas grand chose à la bande-dessinée. Je n’ai pas trop l’habitude de ce genre de jugement péremptoire, mais après la lecture de Rover Red Charlie, ça m’apparait encore une fois comme une évidence. Garth Ennis est un scénariste complet qui sait raconter une histoire, mais sa plus grande force, c’est de savoir donner du corps à ses personnages. Sur ce coup là, il est au top de sa forme. Le trio de chiens qui traverse le pays à la recherche d’humains n’ayant pas sombré dans une folie meurtrière s’avère aussi attachants que passionnants. Même le bulldog sanguinaire qu’ils affrontent prend une épaisseur étonnante en quelques cases. Il faut dire que Garth Ennis arrive à transposer des sentiments d’homme à une vie de chien avec beaucoup d’habileté sans que ça paraisse artificiel. Ce qui est vrai pour les individus est aussi vrai pour les attributs de races. A chacune son tempérament, son intelligence, son langage. Les dialogues sont d’ailleurs souvent délicieux. Michael DiPascale, au dessin, n’est pas tout-à-fait à la hauteur du scénario. La mise en couleur en particulier m’a plutôt déplu. Cela dit, il est loin de démériter, car il arrive à retranscrire beaucoup de sentiments sur ses gueules de toutou. Il y a aussi beaucoup de travail sur le langage corporel de ses petites bêtes. Pour conclure, voilà un comics de très haute tenue, passionnant, inventif, drôle, touchant, violent aussi parfois, mais la violence n’est gratuite que chez les hommes. Bref, c’est du caviar, parfait pour servir à Noël.

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The Last Run: A Queen & Country Novel

Le pitch : Alors qu’elle a pris la décision d’arrêter les missions sur le terrain, Tara Chase est envoyée pour une dernière opération à Téhéran.

L’avis : Vous me direz que c’est étonnant pour un blog sur les comics, mais, après la chronique d’un manga, voilà que je vous parle d’un roman. Il faut dire qu’il est issu d’une série de comics dont j’ai déjà dit le plus grand bien et que Greg Rucka a décidé de décliner en romans. Après A Gentleman’s Game et Private Wars, The Last Run s’annonce le dernier de la série. Dès le début et jusqu’au bout se pose la question de savoir si Tara Chace survivra à ce chapitre. Je ne vous ruinerai pas la surprise. En tout cas, le récit est une vraie réussite. Je crois que je préfère encore Rucka comme écrivain que comme scénariste de comics. L’intrigue s’avère passionnante, sans temps mort, avec un suspense haletant, à tel point que je me suis avalé la deuxième moitié du bouquin d’une traite jusqu’au milieu de la nuit. Quant à la suite, difficile de dire s’il y en aura une. A mon avis, la dernière ligne forme un point final satisfaisant à Queen & Country, mais la porte reste ouverte à une suite, dans une configuration forcément très différente. Je précise tout de même que The Last Run peut tout à fait s’apprécier sans n’avoir jamais lu les opus précédents, mais si vous avez suivi les comics, vous auriez bien tord de vous en priver.

Pour lire : les premières pages
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Lone Wolf and Cub Omnibus vol. 5

Le pitch : Avant de poursuivre sa route sur la voie de l’assassin, Itto doit retrouver son fils dont il a été séparé.

L’avis : Comme première lecture de vacances, j’ai choisi à la fois un bon pavet (700 pages) et une valeur sûre (les quatre premiers tomes faisant partie de tous mes best of annuels depuis trois ans). A vrai dire, ça faisait un moment que j’achetais les omnibus sans les lire (on en est au numéro 9) de peur de me lasser, car le rythme de parution est plutôt élevé. Bien m’en a pris. C’est avec d’autant plus de plaisir que je me suis délecté des récits de Koike et Kojima. Seuls les premiers épisodes qui mènent aux retrouvailles du père et du fils font avancer l’intrigue principale. Le reste est constitué uniquement de récits courts et indépendants qui se terminent la plupart du temps par une exécution au sabre. C’est donc toujours la même recette, mais la maestria de la narration fait complètement oublier le caractère répétitif du scénario. Du grand art ! Il est fort probable que je n’attendrai pas aussi longtemps avant de m’avaler le vol. 6.

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Lazarus vol. 3

Le pitch : Toutes les grandes familles et leurs Lazari se réunissent en conclave pour régler un différent entre les Carlyle et les Hock.

L’avis : Décidément, cette série s’améliore de tome en tome. Le premier, centré sur la famille Carlyle, était déjà très bon. Le second donnait déjà un peu plus de perspective à la société de castes dans laquelle s’inscrit l’histoire. Le troisième présente maintenant la totalité des familles, leurs alliances et leur inimitiés, ainsi que les codes de conduite qu’ils se sont donnés pour limiter leurs conflits. Cela donne à la série un côté Game of Thrones, version futuriste, qui est assez fascinant. A côté de ça, Rucka ne néglige pas la psychologie de ses personnages, en particulier celle de Forever qu’on sent de plus en plus sur la corde raide émotionnelle. Ajouter à ça une très belle scène de combat au sabre, remarquablement bien maitrisée par Michael Lark, et un cliffhanger assassin, et nous voilà avec un tome qui frôle la perfection. Ca mérite bien un petit A+.

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Best of Comics from Mars 2013

Edité chez et réalisé par
La note : A+

Voici venu le temps du bilan. Comme chaque année, le classement à rebours, puis quelques commentaires de synthèse.

#10 – Hard Time: 50 to Life & Sixteen
Un récit mêlant claustrophobie carcérale et fantastique, injustement boudé par les lecteurs malgré une belle alchimie entre Steve Gerber et Brian Hurtt sur le plan de la narration. A découvrir.

#9 – The Manhattan Projects vol. 2
Un récit loufoque, intelligemment écrit, habité par des personnages hauts en couleur. Du grand n’importe quoi à tendance jubilatoire. La science ne s’est jamais aussi mal portée.

#8 – Hawkeye vol. 1: My Life As A Weapon
Beaucoup de virtuosité et d’originalité dans la narration, en particulier avec David Aja au dessin. Du superhéros qui n’en est pas vraiment et qui souffle un vent de fraicheur chez Marvel.

#7 – Locke & Key vol. 5: Clockworks
Le tome des grandes révélations qui nous plongent dans le passé et nous préparent à la confrontation finale. Un récit toujours aussi passionnant servi par un Gabriel Rodriguez remarquable de constance et de justesse au dessin.

#6 – The Unwritten vol. 7: The Wound
Un récit qui rebondit de fort belle manière, toujours aussi intelligemment écrit avec toute l’élégance de Peter Gross au dessin. La meilleure série Vertigo encore en cours.

#5 – Prophet vol. 1 & 2
De la SF déglinguée, remplie de bonnes et étranges idées et servie par une palette d’artistes originaux. Ca fait fondre quelques neurones, mais c’est bon. Merci à Brandon Graham pour le trip.

#4 – Scalped vol. 10: Trail’s End
La conclusion réussie d’un polar de haute volée. Violent et touchant à la fois. La fin laisse une touche d’amertume métallique en bouche, tout ça toujours admirablement illustré par le grand R.M. Guéra.

#3 – Batman: The Black Mirror
Scott Snyder et ses acolytes mettent en scène Batman et Gordon dans un récit de haute volée. Jock est impressionnant, Francavilla terrorisant. Un des meilleurs comics de superhéros de ces dernières années.

#2 – Saga vol. 1 & 2
Brian K. Vaughan revient en fanfare avec ce récit de SF tantôt drôle, tantôt dramatique. Ça fourmille de bonnes idées et c’est fort joliment illustré par Fiona Staples. La meilleure série continue du moment, sans hésitation.

… and the winner is…

#1 – Lone Wolf & Cub Omnibus vol. 1 & 2
La réédition d’un des chefs d’œuvre du manga. Publié durant les années 70, ça n’a pas pris une ride. Une ambiance fascinante, un souffle narratif hors du commun et des  dessins époustouflants de fluidité et d’énergie. Indispensable !

Et bien, quelle année ! Pas moins de quatre A+ au compteur, dont deux pour Lone Wolf & Cub. A partir de la cinquième place, le classement est serré et j’aurais pu facilement faire un top 15, car on trouve au portillon de très bonnes lectures comme les derniers opus de Age of Bronze, Mouse Guard, Fatale ou 100 Bullets. A noter aussi que quatre séries sont représentées par deux volumes lus dans l’année, ce qui fait de facto de ce top 10 un top 14. Quelle mêlée ! A contrario, je n’ai pas intégré le second volume de Hawkeye qui, quoique bon, est un petit cran en dessous.

C’est presque habituel, mais la première place revient à une œuvre hors norme, cette fois un manga publié il y a 40 ans. Il faut dire que je me suis pris de belles claques à sa lecture. Bien plus moderne, on trouve en seconde position la dernière production de BKV. Voilà quelqu’un qui manquait cruellement au comics. Heureusement les séries télé ne nous l’ont pas pris trop longtemps. Vient ensuite un excellent Batman comme je croyais ne plus jamais en lire.  Scalped vol. 10 se retrouve mécaniquement en quatrième position, ce qui peut paraître injuste, car il offre une belle conclusion à un des meilleures série jamais publiée, mais je n’ai jugé qu’en fonction du mérite propre à ce tome en particulier.

Beaucoup de fantastique et de SF, très peu de polar et de récit réaliste, cette année. Deux comics de superhéros, un DC et un Marvel, comme l’année dernière. Côté maison d’édition, DC reste en tête en terme de place, mais de peu, et si on compte en termes de tomes (avec les deux Saga plus les deux Prophets contre les deux Hard Time), c’est l’égalité entre DC et Image. Dark Horse prend la première marche du podium, mais c’est tout. Beaucoup de B.P.R.D. cette année, mais aucun tome véritablement marquant. IDW, avec un seul titre, représente à lui seul les indépendants. C’est une première, mais il est vrai que j’ai moins expérimenté cette année.

En tout cas, malgré un volume de lectures clairement en baisse, faute de temps, ce fut une très belle année comics. Je nous souhaite à tous une année 2014 aussi bonne.

Lone Wolf & Cub Omnibus vol. 2

Le pitch : Ogami Itto et son fils continuent leur route vers la vengeance, entre contrats d’assassin et affrontement de ceux qui les poursuivent.

L’avis : Après un premier volume éblouissant, voilà un deuxième du même acabit. Il démarre très fort avec la mise en scène de la trahison qui a mené Ogami Itto à prendre la voie de l’assassin. Tout ce qui avait été suggéré dans le tome précédent est ici explicité, et ça claque bien. Le dernier épisode de l’ouvrage revient également sur l’intrigue principale, mais, entre deux, il s’agit d’histoires indépendantes mettant en scène essentiellement les différents contrats qu’exécute Itto. Sur 700 pages, ça pourrait être répétitif, mais ça ne l’est pas, car chaque épisode est au pire seulement très bien exécuté avec un scénario solide mais sans réelle surprise. Au mieux, ce sont de véritables petits chef d’œuvre. Il y a en effet quelques perles de justesse et de puissance narrative qui m’ont coupé le souffle au point de reposer le bouquin tellement j’avais envie de rester sur l’impression finale. Vraiment, je me régale avec ce classique du manga et je ne peux que chaudement vous le recommander.

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Saga vol. 2

Le pitch : Hazel voit débarquer ses grand-parents paternels. Ils ne seront pas de trop pour les aider à échapper à tous ceux qui la traquent, elle et ses parents.

L’avis : Je crois que je vais la faire très courte, cette critique, car il n’y a pas grand chose à dire de plus que tout le bien que j’ai dit du premier tome. L’écriture de BKV, c’est juste du jus d’intelligence. C’est frais, original et ça excelle dans plusieurs registres à la fois, comédie, drame, action et SF, le tout avec une étonnante impression de facilité. Et comme on ne peut pas dire que Fiona Staples gâche le tableau, ça fait une sacrée réussite. En fait, si je passe de A à A+ avec ce second tome, c’est juste que je m’attendais à être moins emballé passé l’effet de surprise. Or, pas du tout, je me suis tout autant régalé, si ce n’est plus. Saga est, je crois bien, tout simplement la meilleure série du moment.

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Batman: The Black Mirror

Le pitch : Alors que Batman cherche à capturer celui qui revend aux enchères les accessoires meurtriers des plus grands criminels de Gotham, James Gordon découvre que son fils, dont il doute de la santé mentale, est de retour.

L’avis : Scott Snyder est devenu très rapidement un des scénaristes les plus courus sur la scène comics. Personnellement, j’ai trouvé American Vampire plutôt intéressant, mais sans être toutefois emballé. Avec Swamp Thing, j’ai déjà été plus convaincu. Mais alors là, avec The Black Mirror, on passe clairement à une autre dimension. Sur la couverture, on trouve la citation d’une critique qui dit « une des plus grandes épopées de Batman que j’ai jamais lues » et, franchement, c’est mérité.

Le succès de l’affaire tient d’abord au scénario de Snyder. L’histoire est sombre à souhait, engageante, avec un suspense maitrisé. Les personnages, Dick Grayson et James Gordon en tête, sont développés avec beaucoup de justesse et d’intelligence. Quant aux dialogues, ils sonnent remarquablement justes. Rien à redire, donc. Quant au dessin, c’est un pur régal aussi. Jock, artiste de couverture exceptionnel, montre encore une fois qu’il a un vrai style, dynamique et expressif, lorsqu’il s’attaque au pages intérieures. Cela dit, c’est Francesco Francavilla qui m’a le plus impressionné sur les parties du récit qui concerne James Gordon et son fils. Certaines mises en page sont superbes et il fait de James Jr un des personnages les plus flippants qui soient. J’en frissonne encore.

Vraiment, ça faisait une éternité qu’un comics de Batman, et plus globalement de super-héros, ne m’avait pas autant impressionné. On est pas loin du chef d’œuvre.

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