Rover Red Charlie

Le pitch : Road movie canin post-apocalyptique.

L’avis : Garth Ennis est un très grand scénariste. Ceux qui en doutent et ne retiennent de lui que sa propension à l’outrance ne comprennent pas grand chose à la bande-dessinée. Je n’ai pas trop l’habitude de ce genre de jugement péremptoire, mais après la lecture de Rover Red Charlie, ça m’apparait encore une fois comme une évidence. Garth Ennis est un scénariste complet qui sait raconter une histoire, mais sa plus grande force, c’est de savoir donner du corps à ses personnages. Sur ce coup là, il est au top de sa forme. Le trio de chiens qui traverse le pays à la recherche d’humains n’ayant pas sombré dans une folie meurtrière s’avère aussi attachants que passionnants. Même le bulldog sanguinaire qu’ils affrontent prend une épaisseur étonnante en quelques cases. Il faut dire que Garth Ennis arrive à transposer des sentiments d’homme à une vie de chien avec beaucoup d’habileté sans que ça paraisse artificiel. Ce qui est vrai pour les individus est aussi vrai pour les attributs de races. A chacune son tempérament, son intelligence, son langage. Les dialogues sont d’ailleurs souvent délicieux. Michael DiPascale, au dessin, n’est pas tout-à-fait à la hauteur du scénario. La mise en couleur en particulier m’a plutôt déplu. Cela dit, il est loin de démériter, car il arrive à retranscrire beaucoup de sentiments sur ses gueules de toutou. Il y a aussi beaucoup de travail sur le langage corporel de ses petites bêtes. Pour conclure, voilà un comics de très haute tenue, passionnant, inventif, drôle, touchant, violent aussi parfois, mais la violence n’est gratuite que chez les hommes. Bref, c’est du caviar, parfait pour servir à Noël.

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Freakangels vol. 6

Le pitch : Enfin tous réunis, les Freakangels cherchent à corriger leurs erreurs passées, au sein de leur groupe, mais surtout à l’extérieur.

L’avis : Freakangels est une série qui a démarré très fort et qui n’aura guère baissé de niveau pendant longtemps. Le dernier tome commençait juste à montrer de petits signes d’essoufflement. Il était donc temps que Warren Ellis conclue l’affaire et, ma foi, il le fait de façon plutôt satisfaisante. Le scénario est un peu bavard par moment, mais la conclusion fait sens. Les personnages font d’une certaine façon la paix avec leur passé et passe à l’étape suivante de leur vie. Sans véritablement laisser penser qu’il y aura une suite, j’ai trouvé que Warren Ellis ne fermait pas totalement la porte. Qui vivra verra. A noter cette fois encore la belle régularité de Paul Duffield au dessin. Dans l’ensemble, les 864 planches de Freakangels méritent largement le détour, que vous la lisiez sur le web ou en six TPB chez Avatar.

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Supergod

Le pitch : Le récit de l’apocalypse consécutive à l’affrontement de surhommes créés par les nations du monde dans la plus folle course à l’armement envisageable.

L’avis : Après Black Summer et No Hero, Warren Ellis conclue son triptyque sur les super-héros à la sauce Avatar. Autant le dire tout de suite, Supergod est le volet qui m’a le moins plu. Pourtant, le concept de départ est intéressant : et si la course à l’arme nucléaire avait été une course aux superpouvoirs où chaque nation aurait cherché à créer de toute pièce une entité ayant le potentiel de rayer l’ennemi de la carte ? L’exécution n’est pas mauvaise sur certains points. Quelques-uns de ces demi-dieux sont bien pensés, ce qui contribue à donner du souffle à certaines scènes. Malheureusement, d’autres personnages sont sous-utilisés et semblent même en trop dans l’histoire, car on a du mal à voir ce qu’ils apportent si ce n’est une certaine forme de confusion dans la narration. En parlant de la narration, Warren Ellis utilise comme vecteur du récit un scientifique racontant au téléphone à un de ses homologue l’histoire de la création des surhommes et de leurs affrontements. J’ai trouvé ce personnage assez exaspérant dans son attitude et sa façon de s’exprimer. Il est très typique des personnages cyniques auquel Warren Ellis aime donner de la voie. D’habitude, j’aime ses traits d’esprit, mais cette fois, ça n’a pas vraiment fonctionné. Côté dessin, Garrie Gastonny fait un boulot peut-être pas diablement original, mais très propre et plutôt efficace. Au final, j’ai l’impression d’avoir écrit plus de mal que de bien de Supergod, alors que cette lecture a été loin d’être désagréable. C’est juste que j’attendais plus de son auteur.

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Crossed vol. 2: Family Values

Le pitch : Les Pratts, une famille de fermiers emprunte de religion et dominée par un père incestueux, tentent de survivre à l’épidémie qui transforme n’importe qui en violent pervers.

L’avis : Avec Crossed, premier du nom, Garth Ennis nous avait proposé un récit de survie ultra-violent qui avait marqué les esprits par son caractère particulièrement hardcore. Comment faire pour se démarquer quand on s’appelle David Lapham et qu’on est chargé d’écrire la suite ? Et bien, on pousse les manettes encore plus loin dans la zone rouge (si si, il restait de la marge !), on inscrit cela dans le cadre d’une famille disfonctionnelle et on badigeonne de religion. Côté trash, autant prévenir, c’est à vomir. Lapham a su se montrer inventif pour choquer même les plus durs à cuire. Heureusement, le bouquin n’est pas qu’une suite de scènes dégueulasses. L’intrigue est solide et, même si le scénario ne réussit que partiellement à exploiter le thème de la famille et de la religion, cela donne un peu de consistance au récit. La chute est surprenante sur le coup, mais plutôt bien vue pour conclure sur la question de la foi dans un contexte apocalyptique. Côté dessin, Javier Barreno s’inscrit bien dans la tradition des dessinateurs de l’écurie Avatar. Il n’est pas techniquement irréprochable, mais solide et très à l’aise dans le registre gore. Au final, Crossed reste avec ce second opus une espèce de plaisir coupable dont je n’aimerais pas abuser, mais qui m’éclate bien une fois de temps en temps. C’est crade, mais c’est bon.

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Freakangels vol. 5

L’histoire : Les Freakangels découvrent et expérimentent une caractéristique insoupçonnée de leur pouvoir.

L’avis : Le tome précédent se terminait sur un coup de théâtre autour duquel l’essentiel du volume 5 tourne. Cette découverte va donner l’occasion à Warren Ellis d’orienter la série, qui jusqu’ici était plutôt terre-à-terre malgré sa nature fantastique, vers un délire plus conceptuel sur la nature des pouvoirs des douze Freakangels. Ça donne quelques scènes assez barrées, à la limite du trip hallucinogène. Dans l’ensemble, j’ai trouvé ça plutôt intriguant sans être totalement passionnant. A côté de ça, on a le droit à une dose d’humour supplémentaire qui passe souvent par des répliques sous forme de vannes à caractère sexuel. Certaines ont fait mouche chez moi, d’autres moins, et j’ai trouvé que Warren Ellis avait eu la main un peu lourde parfois. Côté dessin, Paul Duffield maintient le cap avec succès. Mon impression finale est qu’il ne s’agit pas du meilleur tome de la série, c’est certain, mais que Freakangels reste une valeur sûre.

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Freakangels vol. 4

L’histoire : Comment les Freakangels déclenchèrent l’apocalypse six ans auparavant et comment ils doivent gérer ceux qui parmi eux refusent de respecter les règles qu’ils se sont fixées.

L’avis : Warren Ellis nous avait laissé sur un double cliffhanger à la fin du tome 3. Plutôt que d’y faire suite, il prend le lecteur à contre-pied, puisque le premier tiers de ce nouvel opus se déroule dans le passé. En même temps, pas de frustration à avoir dans la mesure où c’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les circonstances qui ont poussés les personnages à commettre l’irréparable. On voit aussi mieux l’influence que les uns et les autres ont eu sur le cours des évènements. Tout ça permet de mieux mettre en perspective ce qui se déroule dans le présent. Celui-ci, comme le passé d’ailleurs, s’avère riche en action, ce qui explique en partie que je n’ai pas réussi à poser le bouquin avant de l’avoir terminé. Une narration décompressée, mais efficace, et des dialogues sans bavure ont pas mal aidé aussi. Quant à Paul Duffield, il est d’une constance remarquable, ce qui procure une réelle homogénéité à la série depuis son commencement. Bref, Freakangels continue d’être une des meilleures séries régulière du moment. On peut juste lui reprocher de trop vite se lire, mais est-ce vraiment un reproche ?

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Crossed vol. 1

L’histoire : Une épidémie d’origine inconnue transforme tous ceux qu’elle touche en pervers sadiques ultra-violents. Ceux qui y échappent tentent de survivre.

L’avis : Difficile de ne pas comparer Crossed et The Walking Dead, que j’ai déjà largement chroniqué. La comparaison s’impose à l’évidence, car, dans les deux cas, il s’agit d’explorer comment des individus normaux confrontés à l’horreur suprême s’organisent et s’adaptent pour survivre. Alors, puisque la comparaison s’impose, je vous propose une petite critique sous forme de duel, point par point.

Horreur : Toute la promo de Crossed était centrée sur le fait que la série allait dépasser toutes les limites de l’horreur en mettant en scène, non pas de simples zombies décérébrés, mais des individus dont les pires instincts sont poussés à l’extrême et qui tirent leur plaisir de la souffrance d’autrui. On nous promettait donc de multiples scènes de viols, tortures, démembrements et j’en passe. La promesse est tenue, sans aucun doute, et ceux qui n’ont pas le cœur bien accroché ont tout intérêt à passer leur chemin. Cela dit, tout cela relève finalement d’une horreur très graphique et peu psychologique, à deux ou trois exceptions près dans le récit (en particulier les scènes avec les enfants). The Walking Dead n’est pas dénué d’effets gores, ça va sans dire, mais paraît plus soft visuellement en comparaison. En revanche, la série joue beaucoup plus sur l’imminence de ce qui va frapper les personnages, et, en cela, l’épouvante est plus forte. Avantage donc à The Walking Dead.

Développement des personnages : D’un côté, une mini-série en dix épisodes, de l’autre, une série régulière qui court depuis plusieurs années. Sans surprise, c’est bien la seconde qui réussit le mieux à développer une galerie de personnages ayant suffisamment de corps pour qu’on s’y attache. Garth Ennis semble lui se concentrer sur les deux protagonistes principaux, réduisant peu ou prou le reste du casting à quelques personnages prototypiques. Certains auraient très clairement mérité d’être creusés. Ce n’est pas une critique majeure, dans le sens où le récit fonctionne bien tel quel, mais j’ai tout de même eu le sentiment d’un certains détachement lorsque ces personnages mourraient, faute d’avoir eu suffisamment d’éléments pour tisser des liens avec eux. Avantage très net à The Walking Dead, donc.

Narration et écriture : Plus linéaire que The Walking Dead, c’est difficile. Crossed, au contraire, propose une narration à plusieurs temps. Certaines scènes se déroulent juste après le début de l’épidémie, d’autres bien plus tard. De plus, la voix-off propose un regard plus distancié sur les évènements. Même si j’ai eu un peu de mal avec certaines transitions entre époques, j’ai trouvé que la mise en parallèle du récit permettait de mieux comprendre les personnages principaux. A côté de ça, j’ai été très surpris par le rythme imposé par Garth Ennis. Je m’attendais à un récit très tendu où les scènes de gores s’enchaineraient, mais c’est très loin d’être le cas. Il y a beaucoup de scènes très calmes qui offrent de belles variations de rythmes. Bien-sûr, c’est dans ces scènes que les dialogues et la voix-off sont rois et Garth Ennis y marquent bien plus de points que le bavard Robert Kirkman. L’écriture d’Ennis est nettement plus fine et maîtrisée, c’est évident. Crossed gagne ici le duel.

Illustrations : Garth Ennis retrouve Jacen Burrow, avec qui il avait déjà travaillé sur l’excellent Chronicles of Wormwood. A mon avis, Jacen Burrow est l’artiste le plus complet de l’écurie Avatar et, en cela, c’est le dessinateur parfait pour Crossed. Ses scènes de gores sont hardcore à souhait et, en même temps, ses personnages expriment avec finesse toute une palette de sentiments. Très bon travail, encore une fois. Malheureusement pour lui, au petit jeu de la comparaison, il ne peut que perdre face au talentueux Charlie Adlard dont les qualités techniques, en particulier à l’encrage, sont très nettement supérieures.

And the winner is… The Walking Dead, sans hésitation, et ce même si Garth Ennis est bien meilleur scénariste que Kirkman dans l’absolu. En tout cas, ce n’est pas une défaite par KO pour Crossed et j’encourage les fans du genre à ne pas bouder cette mini-série. De mon côté, je suis même prêt à signer pour les volumes suivants, même s’il ne s’agit pas d’une suite à proprement parler et que les auteurs changent. David Lapham motivé par l’envie de surpasser Garth Ennis, ça peut le faire.

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Ignition City vol. 1

L’histoire : Mary Raven est pilote, tout comme son père qui fut un des héros d’une ère spatiale aujourd’hui moribonde. Après avoir appris la mort de ce dernier, Mary décide de se rendre à Ignition City, le dernier spatioport sur terre, afin de récupérer les affaires qu’il y a laissées et surtout d’enquêter sur les circonstances de son décès.

L’avis : Ignition City et Aetheric Mechanics ont en commun non seulement leurs auteurs, mais aussi le fait de se situer dans un univers steampunk. C’est pourquoi je m’attendais à retrouver un peu le même genre d’expérience de lecture. En fait, j’ai été plutôt surpris. Ignition City est plutôt une espèce d’hybride situé entre le western et la SF, avec une touche de mystère pour épicer l’intrigue.

On y retrouve plusieurs des éléments favoris de Warren Ellis : sa fascination pour la conquête spatiale, un personnage central féminin au gros tempérament et un langage fleuri, dont certaines répliques m’ont particulièrement fait rire d’ailleurs. Rien de bien surprenant dans le fond en somme, mais c’est tout le génie de Warren Ellis de réussir la plupart du temps à faire du neuf et du frais avec des ingrédients déjà connus. Un autre de ses grand talent est de savoir s’appuyer sur les forces de ses dessinateurs et c’est encore le cas ici. Pagliarani a ses petites lacunes. Cette fois, comparé à Aetheric Mechanics, j’ai moins été gêné par les scènes d’action que par les visages de certains de ses personnages, pas toujours réguliers (des mentons qui changent de forme, par exemple) et pas toujours aussi expressif qu’on aurait pu le souhaiter. En revanche, Pagliarani est un narrateur efficace et surtout un excellent designer. L’univers visuel d’Ignition City est remarquable, depuis les rues de la villes jusqu’aux costumes, en passant par les armes et leurs effets dévastateurs. Tout ça crée une ambiance dans laquelle j’ai adoré me plonger.

Malheureusement, et c’est là le défaut principal de l’ouvrage, cette mini-série était sensé avoir une suite et n’en aura pas selon Warren Ellis (pour cause de mauvaises ventes, mais je me demande s’il s’agit vraiment de la seule raison). On a donc le sentiment arrivé à la dernière page que le décor est planté, qu’une bonne galerie de personnages a été mise en place et on nous donne même une conclusion en forme de « à suivre » pour finalement nous planter là. C’est vraiment dommage, car, selon moi Ignition City avait tout le potentiel de Freakangels en tant que série régulière, un potentiel qui restera inexploité selon toute vraisemblance.

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No Hero

L’histoire : Durant les années 60s, Carrick Masterson, un chimiste de génie, crée à partir d’une drogue psychotrope une molécule donnant des superpouvoirs à ceux qui l’absorbe. Il forme ainsi une équipe de superhéros qui va traverser les décennies, gagnant au fil du temps une énorme influence. En 2011, un des membres de l’équipe est retrouvé totalement disséqué. Une bombe tue un second. Masterson se voit donc obligé non seulement d’enquêter sur le commanditaire du double meurtre, mais également de recruter des remplaçants.

L’avis : No Hero n’est pas à proprement parler la suite de Black Summer, des mêmes auteurs. Il s’agit plutôt du deuxième volet d’un triptyque dans lequel Warren Ellis s’amuse à dynamiter le genre superhéros à coup d’ultra-violence et d’une bonne dose de cynisme.

De nombreux chroniqueurs sur internet ont jugé No Hero inférieur à son prédécesseur. Je n’en fais pas partie. J’ai trouvé cet opus mieux équilibré d’un point de vue narratif. Alors que Black Summer faisait la part belle aux scènes de combat à coup de décompression, No Hero est plus dense et prend le temps d’installer les pièces du puzzle. C’est à tel point que je me demandais à la fin du sixième épisode comment Warren Ellis allait réussir boucler son affaire dans les deux restant. Ma foi, fort bien. A défaut d’être totalement surprenante pour qui connait l’auteur, j’ai trouvé la conclusion très satisfaisante. En dire plus sur l’intrigue risquerait d’en dévoiler certains éléments clés, mais sachez que vous y trouverez quelques réflexions sur le genre du superhéros (dont une métaphore phallique à mourir de rire, ou de dégout, selon votre sensibilité) et de très bonnes idées (le processus de transformation induit par la drogue, le destin des personnages principaux, etc.). Pas grand chose à dire de plus de Juan Jose Ryp que ce que j’ai raconté la dernière fois. Son dessin n’a pas que des qualités, mais il est parfaitement adapté aux récits proposés par Ellis et certaines planches jouant sur ses points forts sont même superbes.

Bref, c’est du bon Warren Ellis à la Avatar. Si vous avez le cœur bien accroché et marre du superhéros préformaté, n’hésitez pas à investir dans ce recueil. Quant à moi, j’attends avec impatience Supergod, le troisième volet du triptyque.

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Freakangels vol. 3

L’histoire : Suite à l’arrivée massive de nouveaux habitants, les Freakangels décident de mettre en place de nouvelles structures à Whitechapel. Les travaux sont vite perturbés par deux évènements majeurs, le meurtre sanglant d’un des nouveaux arrivants et la transgression par Karl de la règle que les Freakangels se sont tous imposés : ne pas prendre le contrôle psychique d’autrui pour son plaisir personnel.

L’avis : Le troisième tome de Freakangels brille par ce qui m’a fait aimer la série jusqu’ici : un univers original et des personnages nombreux mais aux voix bien distinctes. La narration reste très décompressée, mais on ne s’ennuie pas une seule seconde. Warren Ellis tire tranquillement les ficelles d’un scénario qui va nous emmener loin. C’est tout du moins l’impression que cela donne à ce stade. Paul Duffield participe beaucoup à l’attrait qu’ont Whitechapel et ses habitants. Il montre moins ses faiblesses techniques que dans le second tome, car les scènes d’action pures sont rares. L’ouvrage se concluant sur un beau cliffhanger, on ne peut qu’impatiemment attendre la suite.

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