Flashpoint

Le pitch : Un beau jour, The Flash se réveille et le monde autour de lui a changé. Ben pourquoi ? Cherche pas, c’est juste pour rebooter l’univers DC.

L’avis : Les habitués de la maison vont se demander pourquoi j’ai acheté le recueil de cette mini-série. Autant le préciser tout de suite, je ne l’ai pas acheté, mais reçu par erreur à l’occasion d’une autre commande. « Tant qu’à faire, je le lirai à l’occasion », me suis-je dit, d’autant que Flashpoint est le point de départ du New 52, le reboot de l’univers DC qui a fait tant de bruit et rapporté tant d’argent à la Warner. Après trois tomes consécutifs de The Unwritten, je me suis dis que le moment était venu, histoire de mettre un peu au repos mes neurones. Misère, mais quelle erreur ! L’incohérence du scénario est-elle que ça a été tout sauf reposant. Je ne parle même pas de l’épaisseur des personnages qui va de l’OCB slim au Rizla+ ordinaire, mais pas plus. Dans tous les cas, on voit au travers. La plus grande victime de l’histoire est Batman qui passe la moitié du bouquin à se faire désirer parce ce que – oohh ! – c’est un maitre tacticien et qui finalement… ne fait rien, sauf pleurer comme une midinette à la fin. Au dessin, on trouve Andy Kubert qui nous propose une prestation regardable, mais sans âme et totalement stéréotypée. Ouillouillouille, quelle merdouille !

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Green Arrow vol. 4: The Kill Machine

Le pitch : Oliver Queen se retrouve ruiné et en fuite à cause d’un mystérieux nouvel ennemi. Au passage, il découvre un pan caché de la vie de son père et de ses propres origines.

L’avis : Motivé par un bon bouche à oreille et par l’arrivée de Jeff Lemire aux manettes de la série, je me suis laissé tenté par cette nouvelle mouture de Green Arrow. Parier sur un titre du DCU, ça devient une gageure par les temps qui courent et on ne peut pas dire que mes dernières tentatives furent couronnées de succès. Malheureusement, ce titre ne fera pas exception. Jeff Lemire livre ici une de ses prestations les moins originales. L’écriture n’est pas désagréable, quoique un peu lourde en explication parfois, mais c’est surtout la trame du scénario qui ne m’a guère emballé. C’est une histoire assez prototypique, avec son héros déchu à la recherche de ses origines, sa société secrète tirant les fils dans l’ombre et ses sidekicks aux personnalités unidimensionnelles. Ajoutez à ça un certain nombre d’évènements improbables, voire pas du tout crédibles, et il ne reste plus grand chose à sauver, si ce n’est quelques passages mieux sentis. Côté dessin, l’impression est plus positive. Andrea Sorrentino n’a pas grand chose à se reprocher. Tout au plus ai-je tiqué sur l’encrage de certaines cases, en particulier sur les visages. Pour le reste, il y a pas mal d’intensité et les mises en pages sont souvent très futées. Au final, ça fait une lecture pas désagréable mais vaguement ennuyeuse, et, très clairement, je n’ai pas envie d’aller plus loin.

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Batman vol. 2: The City of Owls

Le pitch : Bruce Wayne se fait attaquer par la Cour des Hiboux jusque dans la Batcave et va découvrir que cette société touche de très près ses proches.

L’avis : Me voilà bien perplexe suite à la lecture du deuxième tome de la série régulière Batman reprise et corrigée (façon new 52) par Scott Snyder. D’un côté, impossible de nier la qualité de l’exécution de ce comics bourré d’énergie. C’est bien écrit, fort joliment illustré, ce qui fait un récit plaisant à lire sur le plan formel. Oui, mais je suis quand-même très gêné par un certain nombre de choses qui touchent à l’essence même du personnage de Batman. Déjà, nombres d’éléments du scénario ne sont pas crédibles pour un sou, car Batman est ici une espèce de surhomme capable d’encaisser des coups qui abattraient un bataillon tout entier. Lorsqu’il est attaqué et surclassé par une pelleté d’ennemi, la solution réside dans une armure surpuissante. Son identité secrète, un détail voyons, tout le monde sait où se trouve la Batcave. Mais où est donc le détective, l’homme de l’ombre qui résout les difficultés grâce à son intelligence plutôt que par la force ? Si on ajoute à ça un nouveau personnage qui bouleverse ce qu’on sait des parents de Bruce Wayne (sans parler du père d’Alfred), tout ça pour faire mousser cette Cour des Hiboux fraichement sortie du chapeau de Snyder, me voilà bien septique. Alors oui, c’est bien réalisé, mais le manque de crédibilité et la violence faite à ce qui définie l’icône Batman fait que j’ai beaucoup de mal à adhérer. A ce stade, j’hésite franchement à poursuivre.

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Animal Man vol. 3: Rotworld: The Red Kingdom

Le pitch : Animal Man et Swamp Thing s’allient pour aller affronter Anton Arcane sur son terrain.

L’avis : Voici donc le premier volume du crossover Rotworld entre Animal Man et Swamp Thing. Comme je le disais précédemment, je redoutais un peu ce que ça allait donner. J’ai bien cru que j’allais être agréablement surpris, car l’entame du recueil n’est pas si mauvaise que ça. J’ai suivi avec intérêt les récits parallèles concernant, d’une part, la descente d’Animal Man et Swamp Thing dans le monde du Rot et, d’autre part, Maxine, sa famille et leurs adversaire. Dans les deux cas, la dimension horrifique du récit est toujours aussi réussie, notamment sur les parties prise en charge par Steve Pugh. J’ai aussi bien aimé d’une certaine façon le monde apocalyptique dans lequel se retrouve Animal Man et la relecture des différents héros DC ayant survécu. Malheureusement, tout ça évolue comme on pouvait s’y attendre vers une grosse baston généralisée sans grand intérêt, d’autant que la confrontation finale est illustrée par un Andy Belanger, loin d’être convaincant. Pire, cet épisode réintroduit Swamp Thing qui a visiblement œuvré de son côté (sans qu’on sache quoi exactement) et qui arrive avec une solution toute faite pour changer le cours de l’affrontement. Pour le lecteur, c’est tout bonnement insupportable. C’est l’exemple type du crossover qui perd tout intérêt lorsqu’il est mal compilé en TPB. Heureusement, l’épilogue atténue un peu le désastre. Le récit se recentre sur Animal Man, un des personnages meurt (avec un impact émotionnel immédiat moins fort que ce qu’il aurait pu être), les funérailles sont touchantes et bouleversent le status quo.

Au final, ce qui est sûr, c’est que ce crossover va faire au moins une victime, Swamp Thing. Hors de question que j’achète le TPB correspondant en sachant déjà le fin mot de l’histoire, uniquement pour boucher les trous. Si on regarde les textes de sollicitation, il semblerait même que des épisodes soient reproduits dans les deux TPB, ce qui serait le pompon. Je ne vais même pas chercher à vérifier, j’arrête la série, point barre. Quant à Animal Man, je ne sais pas encore. Les deux derniers épisodes me laisse l’espoir de quelques bonnes histoires encore. On verra.

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Swamp Thing vol. 2: Family Tree

Le pitch : Alec et Abigail, main dans la main, affrontent diverses incarnations du Rot.

L’avis : Après une mise en route que j’ai trouvé diablement efficace, le Swamp Thing de Scott Snyder marque franchement le pas. Pourtant, ce deuxième tome n’est pas sans qualité. Dans l’ensemble, c’est solidement écrit et très bien illustré. Il faut dire que l’ouvrage est servi par une belle brochette de dessinateurs qui, certes, n’ont pas grand chose à voir les uns avec les autres (à l’exception de Paquette et Rudy qui travaillent main dans la main), mais qui délivrent tous un travail à la hauteur de leur talent.

Le problème réside surtout pour moi dans l’intrigue que j’ai trouvé loin d’être passionnante. Ça commence par Swamp Thing qui vole au secours d’Abigail tombé entre les mains de Sethe. De la passion amoureuse, quelques jolies scènes d’horreur, puis une grosse baston qui s’étale sur un bon nombre de pages et c’est plié. Ensuite, revoilà Anton Arcane, le némésis de Swamp Thing et tonton d’Abigail. De la passion amoureuse, quelques jolies scènes d’horreur et une grosse baston… euh, tiens, ça me rappelle quelque chose… Ensuite, on retrouve encore Alec, Abigail et Arcane à des époques et dans des circonstances différentes, mais tout sonne toujours un peu pareil. Ce manque de relief et de réelle surprise, couplé au fait que je trouve Snyder peu convaincant quand il parle d’amour (comme dans American Vampire) ont fait que je me suis quand-même pas mal ennuyé.

Très clairement, je n’ai pas très envie de lire la suite. Oui, mais je vais la lire quand-même, d’une certaine façon, car j’ai déjà commandé le prochain tome d’Animal Man, première partie du crossover entre les deux séries. La question maintenant est de savoir quel scénario va l’emporter : vais-je lire le prochain Swamp Thing grâce à Animal Man ou vais-je lâcher l’affaire, auquel cas Swamp Thing a toute les chances d’entrainer Animal Man dans sa chute. Réponse d’ici quelques semaines.

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Batman vol. 1: The Court of Owls

Le pitch : Bruce wayne, de retour à Gotham, affronte une société secrète et leur exécuteur, qu’il croyait n’être que des légendes urbaines.

L’avis : Il y a quelques semaines, je vous disais tout le bien que je pensais du Batman: The Black Mirror de Scott Snyder, allant même jusqu’à lui décerner un de mes rares A+. Je n’irai pas jusque là pour le premier tome de son run sur la nouvelle série régulière Batman, mais ça ne veut pas dire que Snyder n’a pas frappé un nouveau coup gagnant. Ça reste extrêmement bien écrit, efficace et bien dialogué, avec des cliffhangers savamment dosés à chaque fin d’épisode, ce qui fait que le bouquin est difficile à reposer. La réussite est d’autant plus remarquable que Snyder ne s’appuie sur aucun des ennemis habituels de Batman. Au contraire, il introduit et réussit à rendre intéressants sa Cour des Hiboux et leur assassin, The Talon, même si, en soi, l’existence de cette société depuis des lustres au sein de Gotham sans que Batman n’en est la même idée (et même refuse obstinément d’y croire) m’a semblé assez improbable.

Côté dessin, on retrouve Greg Capullo qui est enfin sorti de l’ornière Spawn dans laquelle il gâchait son talent. Son travail ici est vivant, dynamique et diablement efficace dans les scènes d’action. Il n’y a guère que certains visages qui m’ont un peu gêné, en particulier celui du un peu trop juvénile Bruce Wayne. Cela dit, c’est un bémol mineur et, dans l’ensemble, j’ai trouvé la prestation remarquable.

Allez, vivement la suite !

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Batman: The Black Mirror

Le pitch : Alors que Batman cherche à capturer celui qui revend aux enchères les accessoires meurtriers des plus grands criminels de Gotham, James Gordon découvre que son fils, dont il doute de la santé mentale, est de retour.

L’avis : Scott Snyder est devenu très rapidement un des scénaristes les plus courus sur la scène comics. Personnellement, j’ai trouvé American Vampire plutôt intéressant, mais sans être toutefois emballé. Avec Swamp Thing, j’ai déjà été plus convaincu. Mais alors là, avec The Black Mirror, on passe clairement à une autre dimension. Sur la couverture, on trouve la citation d’une critique qui dit « une des plus grandes épopées de Batman que j’ai jamais lues » et, franchement, c’est mérité.

Le succès de l’affaire tient d’abord au scénario de Snyder. L’histoire est sombre à souhait, engageante, avec un suspense maitrisé. Les personnages, Dick Grayson et James Gordon en tête, sont développés avec beaucoup de justesse et d’intelligence. Quant aux dialogues, ils sonnent remarquablement justes. Rien à redire, donc. Quant au dessin, c’est un pur régal aussi. Jock, artiste de couverture exceptionnel, montre encore une fois qu’il a un vrai style, dynamique et expressif, lorsqu’il s’attaque au pages intérieures. Cela dit, c’est Francesco Francavilla qui m’a le plus impressionné sur les parties du récit qui concerne James Gordon et son fils. Certaines mises en page sont superbes et il fait de James Jr un des personnages les plus flippants qui soient. J’en frissonne encore.

Vraiment, ça faisait une éternité qu’un comics de Batman, et plus globalement de super-héros, ne m’avait pas autant impressionné. On est pas loin du chef d’œuvre.

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Hard Time: 50 to Life & Sixteen

Le pitch : Avec son pote, Ethan, 15 ans, veut donner une leçon aux gars de son bahut qui le respectent pas. Ce qui ne devait être qu’un coup d’éclat dérape, avec morts et blessés à la clé. Condamné à 50 ans de prison, l’adolescent se voit enfermé, mais il découvre en même temps que son esprit peut s’évader de son corps en sommeil.

L’avis : Hard Time, c’est l’histoire d’une série de grande qualité injustement boudée par les lecteurs. C’est aussi l’histoire d’une aberration de la politique éditoriale de DC. Le premier recueil, 50 to Life, est sorti en 2004, mais n’a as eu de suite. Jusqu’ici rien de vraiment anormal, puisqu’on imagine que l’opération n’aurait pas été rentable. Mais alors pourquoi donc sortir ce volume 2 huit ans plus tard, soit quatre ans après la mort du scénariste, sans même rééditer le tome 1 ? Mystère, mais ce n’est pas moi qui vais me plaindre, car j’avais très envie de lire la suite.

Et quel plaisir j’ai eu à relire 50 to Life puis à enchainer avec Sixteen ! Hard Time, c’est la rencontre heureuse entre un récit carcéral, avec sa dose de de claustrophobie, de violence, et de tension entre gangs communautaires, et un récit fantastique qui dévoile progressivement la nature des pouvoirs d’extra-corporéalité d’Ethan. Steve Gerber maitrise son sujet, avec une narration bien rythmée, des dialogues crédibles et une galerie de personnages bien campés. Quant à Brian Hurtt, il livre un travail de grande qualité, toujours très régulier, égal à ce qu’il a pu faire sur Queen & Country, The Damned ou The Sixth Gun.

Le dernier épisode de Sixteen m’a laissé penser que Steve Gerber accélérait le rythme du récit pour conclure son histoire, mais, à ma grande surprise, il a ouvert de nombreuses portes pour la suite. En même temps, la dernière page se conclut par un « What a shame » que j’ai interprété comme l’expression d’un regret de l’auteur de ne pouvoir continuer. Peut-être le sort de la série était-il incertain à l’époque. Quoi qu’il en soit, il se trouve que Hard Time a bel et bien eu une suite quelques mois plus tard, avant d’être définitivement annulée sept épisodes plus tard. Tout ce que j’espère maintenant, c’est que les gens de DC vont être cohérents et publier un troisième recueil. Toujours rien d’annoncé, ce qui n’est pas bon signe. Si rien ne vient, ce ne sera pas quel dommage, mais quel honte pour eux.

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Animal Man vol. 2: Animal vs. Man

Le pitch : Buddy Baker se retrouve sur la route avec sa famille, mais ils ne vont pas tarder à se faire rattraper par les forces du Rot.

L’avis : Après un premier tome réussi, j’ai eu peur que cette série s’essouffle dès l’entame du second. Les deux premiers épisodes ne m’ont en effet pas franchement convaincu, la faute à une intrigue qui avance peu, un personnage secondaire (la belle-mère) insupportable et un dessin inconsistant, puisque Travel Foreman et Steve Pugh, aux styles très différents, se partagent le boulot. Au troisième épisode, Travel Foreman quitte le navire et Steve Pugh montre enfin toutes ses capacités à illustrer un titre d’horreur graphique tel qu’Animal Man. Ensuite, changement de style avec Timothy Green II qui fait lui aussi un très bon boulot sur l’Annual de la série. C’est l’occasion pour Jeff Lemire de nous ramener fin XIXème pour raconter l’histoire d’un ancien Animal Man au destin très parallèle à celui de Buddy Baker. Après cette petite digression, on revient dans le présent et Buddy rencontre les Totems du Red, subit quelques transformations et retrouve sa famille. Steve Pugh reprend la main, puis la cède à Alberto Ponticelli, puis la reprend à nouveau pour l’épisode 0 qui revient sur les origines d’Animal Man. Vous l’aurez compris, côté dessin, ça ne tient pas en place, mais on ne va se plaindre, car, mis à part les deux premiers épisodes, c’est plutôt du travail de grande qualité. Le scénario aussi tient bien la route, avec quelques bonnes idées qui rendent attrayante cette espèce de mythologie selon laquelle le monde est gouverné entre trois forces à l’équilibre précaire. Quant aux personnages, si la belle-mère est effectivement à flinguer, les enfants, eux, sont très bien écrits. La suite, ce sera le crossover avec Swamp Thing, qui, j’espère, ne fera pas retomber le soufflet.

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Absolute Dark Knight

Le pitch : Bien longtemps après avoir abandonné le costume de Batman, Bruce Wayne, écœuré par ce qu’est devenu Gotham, décide de reprendre du service et ça ne convient pas à tout le monde.

L’avis : Je n’ai pas trop l’habitude d’acheter des rééditions au format grand luxe tel que ces Absolute proposés par DC. La seule exception jusqu’ici, je l’ai faite pour Planetary. Alors, pourquoi donc cet Absolute Dark Knight ? Parce que mon édition Zenda en VF de The Dark Knigth Returns ne me satisfaisait plus ? Pour mon amour de cet abruti de Frank Miller ? Ou parce que je n’en pouvais plus de ne jamais avoir lu The Dark Knigth Strikes Again ? Non, rien de tout cela. C’est juste que j’ai eu l’occasion de me l’offrir pour 10€ suite à une monumentale erreur de prix d’Amazon. Merci Amazon ! L’acheter, c’est bien, mais le lire, c’est mieux. J’aurais mis trois ans et demi à le faire. Il faut dire que le bouquin fait son poids et n’est pas facile à manipuler. Difficile de le trimballer dans le tram en allant au boulot. J’ai donc profité d’une semaine de vacances pour enfin lui faire un sort. Résultat ? L’impression est plus que contrastée.

D’un côté, j’ai pris un plaisir certain à lire The Dark Knigth Returns en VO pour la première fois. L’œuvre a plutôt bien vieilli, même au dessin. C’est méchant, nerveux, délicieusement cynique et la narration de Miller a du souffle, sans conteste. Clairement, parmi les classiques des années 80, ce n’est pas le plus subtil, mais il tient quand-même bien sa place.

Avec The Dark Knigth Strikes Again, la chute de niveau est vertigineuse. Il n’y a franchement pas grand chose à garder. Mis à part quelques idées rigolotes (Flash coincé dans sa roue à hamster, par exemple), le scénario n’a pas grand intérêt. La narration est bordélique à souhait, entrecoupée à l’écœurement par les commentaires débiles de téléspectateurs ou de bimbos ridicules. A la fin, je me contentais de diagonaliser ces passages. Quant au dessin, c’est du Frank Miller plus que décontracté. Certaines pleines pages ne valent même pas une dédicace faite en 3 minutes sur un coin de table et ce n’est pas la colorisation criarde qui va combler le vide. Bref, Frank Miller a fait un énorme pied de nez à DC tout en encaissant leur chèque, sauf que, au passage, il s’est aussi royalement foutu de la gueule de ses lecteurs.

Au final, je ne suis pas mécontent de mon investissement. Dix euros pour la VO d’un classique dans une emballage de très belle facture, c’est parfait. Pour pouvoir vraiment en profiter, il faut juste oublier la seconde partie de l’ouvrage.

Pour voir : la planche la plus célèbre de DKR
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