Le pitch : Un dernier tour de piste pour les protagonistes de la réserve de Prairie Rose.
L’avis : Le tome précédent de Scalped, un des meilleurs de la série, s’est terminé sur un cliffhanger de folie. Voilà donc une bonne raison de se jeter sur ce dizième et ultime volume, mais je dois bien dire que j’avais tout de même une pointe d’appréhension à l’idée que la conclusion de l’histoire ne soit pas à la hauteur de cette fabuleuse série. Et bien, après lecture, aucune déception, loin de là.
De façon surprenante après ce fameux cliffhanger, Jason Aaron coupe les gaz en début de volume. Il introduit même un ellipse de huit mois durant lesquelles la pression retombe complètement. Dash, en particulier, semble apaisé et près à tourner la page. Bien entendu, le calme n’est que temporaire. Jason Aaron relance la machine à coup de pied dans le cul jusqu’à une scène d’affrontement généralisé dans un casino en mode feu d’artifice. Toute cette mécanique de violence est diablement efficace et fait la part belle au personnages, comme toujours. Le seul petit bémol que j’émettrai concerne le relation entre Dash et Red Crow que j’ai trouvé un chouïa forcé par instant. Il y a en particulier une première scène d’affrontement dans un cimetière qui, à mon avis, n’était pas indispensable. Mais ce qui est surtout remarquable dans cette conclusion, et dans le dernier épisode en particulier, c’est la façon dont les personnages ont évolué. Ce qui est assez tragique, c’est que tout ce changement revient à une sorte de chaise musicale. Carol prend la place de Granny poor Bear, Maggie Rock Medicine celle de Carol, Red Crow celle de Catcher, Dino celle de Red Crow. Quant à Dash, il a fait un tour complet pour se rassoir différent, mais à la même place. Dans tout ça, le sentiment est fort que personne, ni chacun des personnages, ni la réserve indienne dans son ensemble, n’a gagné quoi que ce soit dans l’histoire.
Jusqu’au bout, Scalped n’aura pas déçu. C’est pour moi l’une des meilleures séries de BD jamais produites qui s’achève, tous genres confondus. Tout ce que j’espère maintenant, c’est que Jason Aaron arrête de traire la vache à lait Marvel, ou tout du moins arrête de ne faire que ça, car son écriture va me manquer. Quant à R.M. Guéra, excellent sur ce tome cela dit en passant, je le retrouverai avec plaisir sur l’adaptation de Django Unchained, mais j’espère surtout qu’il trouvera un nouveau projet à la hauteur de ce qu’a été Scalped.
Pour voir : rien trouvé pour ce tome, mais vous pouvez toujours jeter un oeil à un ancien numéro
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