Gyakushu! vol. 1

L’histoire : Un ancien voleur virtuose se fait rattraper par son passé. Il perd sa famille et est laissé pour mort. Dorénavant, il n’a plus que la vengeance en tête.

L’avis : Comme vous pouvez le deviner d’après le maigre résumé que je viens de pondre, nous avons là une histoire archi-classique de vengeance sanguinaire. Il n’y a rien de plus à y chercher. Si j’étais commercial chez Tokyopop, je dirais que Gyakushu! est le mariage de Sin City et de Kill Bill avec une pointe de manga pour relever la sauce. Autant le dire tout de suite, cette petite BD sans prétention n’est pas à la hauteur des deux références sus-citées en termes de narration. Je pense qu’il faut plutôt voir l’histoire comme une excuse que se donne Dan Hipp pour se faire plaisir au niveau graphique. De ce point de vue, c’est une réussite. Les nombreuses scènes d’actions sont un concentré d’adrénaline, de violence et de vivacité. Je ne me suis pas amusé à compter le nombre de membres sectionnés à coup d’armes tranchantes sur l’ensemble de la BD, mais il y a de quoi faire. Le reste du temps, la narration est assez légère et les bouilles de certains personnages m’ont fait sourire parfois. Tout ça se lit très vite. J’ai mis 30 minutes environ pour m’enfiler les 180 pages, ce qui, pour moi, est extrêmement rapide. Bref, Gyakushu! est une lecture loin d’être indispensable, mais plutôt plaisante. Je ne suis pas encore tout à fait sûr de commander la suite (qui sort cette semaine). J’attends plutôt avec impatience le prochain Amazing Joy Buzzards du même dessinateur.

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King City vol. 1

L’histoire : Joe est de retour à King City, un peu angoissé à l’idée de croiser celle qui lui a brisé le coeur et qui avait provoqué son départ, mais prêt à mettre en œuvre ses nouveaux talents de voleur/espion. Il faut dire que Joe est passé par un camp d’entrainement qui l’a fait devenir Cat Master. Il ne se sépare plus de son chat qui, pour peu qu’on lui fasse une bonne piquouse, est capable de faire à peu prêt n’importe quoi : dupliqueur de clé, périscope, caméra de surveillance, skate-board ou encore arme de gros calibre.

L’avis : Tout d’abord, une précision : cette BD a beau être publiée par Tokyopop et être labelisée manga, il s’agit bel et bien d’un comic book. Les influences de la BD japonaise sont bien là, mais restent franchement minimes. Donc, si vous êtes allergiques aux mangas, que cela ne vous empêche pas de porter attention à King City. Surtout que ça serait dommage, car c’est un petit bijou. Il s’agit avant tout d’une comédie, mais on y trouve aussi de l’action et de la romance, le tout sur fond de ville futuriste qui donne une couleur SF à l’ensemble. Brandon Graham s’en sort très bien sur tous les plans, mais si je dis que c’est avant tout une comédie, c’est que je me suis régalé des traits d’humour délivrés par l’auteur tout au long de l’histoire. Le chat est bien-sûr l’élément le plus poilant, au travers de ses transformations multiples et aussi au travers des manifestations de son caractère. Il faut dire qu’il est vraiment futé. D’ailleurs, c’est lui qui finit les mots croisés quand son maitre cale. Vraiment, on rêverait tous d’avoir un minou comme ça. Le dessin partage avec le scénario la qualité de donner un formidable sentiment de facilité et de décontraction. J’ai eu l’impression que Brandon Graham a écrit et dessiné tout ça sans se prendre la tête, en se fiant uniquement à son talent et à sa bonne humeur. En tout cas, ce mec est vraiment doué et j’attends avec impatience que sa nouvelle série, Multiple Warheads, soit achevée et sorte en TPB. Pour conclure, je dirais que King City est une belle découverte, moderne et originale, à recommander à tous les fans de Scott Pilgrim ou plus largement à tous ceux qui aiment qu’on leur chatouille les zygomatiques.

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